Venise – Une cité incontournable

Venise le canal

Venise est l’une des principales destinations touristiques mondiales. Cette ville italienne est célèbre pour ses canaux, ses églises, ses palais et son art. Il y a tellement de choses à voir à Venise qu’il vous faudra peut-être plusieurs voyages pour les découvrir toutes. La ville recèle de nombreux joyaux cachés et des lieux incontournables à visiter. D’ailleurs de nombreux artistes et photographes y ont élu domicile. Mais qu’est-ce qui rend cette cité unique ?

Une brève histoire de Venise,

Venise est une ville côtière du nord-est de l’Italie, sur les rives de la mer adriatique. Au confluent du Pô et du Piave, elle s’étend sur un ensemble de 121 îles séparées par un vaste réseau de canaux enjambés par 435 ponts. Venise est renommée pour cet emplacement exceptionnel mais aussi pour son architecture et son patrimoine culturel.

La situation particulière de Venise avec ses nombreuses îles et marais en a fait un refuge pour les populations qui fuyaient les invasions. Des réfugiés (les Vénètes) l’ont fondée en 568. Elle fut la capitale de la république de Venise pendant 11 siècles (de 697 à 1797). Elle sera une grande puissance maritime, une place commerciale de premier plan en Europe et un centre culturel majeur.

Venise Campanile

La république de Venise va coloniser la plupart des îles grecques et la Dalmatie mais également une grande partie du nord de l’Italie. Gênes, sa grande rivale, lui disputera régulièrement cette domination.

Au début du XVème siècle l’arsenal de Venise qui emploie 16 000 personnes sur 25 hectares est la plus grande entreprise du monde. La prospérité du commerce vénitien soutiendra grandement cette activité navale. La ville va armer 6 000 galères qui régneront sur la méditerranée.

Le déclin commença au XIVème siècle avec la progression des ottomans en méditerranée qui coupèrent les accès à l’orient, Une épidémie ravageuse de peste décima la cité qui ne participa pas aux convoitises de l’Europe vers le continent américain.

En 1797 Napoléon Bonaparte annexera Venise comme le reste de l’Italie du nord. L’Autriche-Hongrie l’occupera ensuite après la chute de l’empire. Ce n’est qu’en 1945 que Venise retrouvera la liberté à la fin de la deuxième guerre mondiale et rejoindra définitivement l’Italie réunifiée.

San Giorgio Maggiore

San Giogio Maggiore

Les sites à voir en priorité à Venise

Le Grand Canal

Le Grand Canal est l’axe le plus important de Venise. 177 canaux sillonnent la ville et constituent les axes de circulation. Le long du Grand canal se trouvent de nombreux sites intéressants : la place Saint-Marc, le pont du Rialto et Le palais des doges.

Un autre monument incontournable est la Basilique de Saint-Marc, qui abrite l’un des chefs-d’œuvre les plus précieux d’Europe : la « Donation de Constantin ». La basilique fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO pour son importance architecturale.

Une promenade en gondole sur les canaux de la ville est le meilleur moyen de découvrir Venise.

Diaporama…

Le grand canal

Le grand canal

Le grand canal

Le grand canal

Pont Rialto

Pont Rialto

Gondoles

Gondoles

Gondole

Gondole

Giudecca et Cannaregio

Giudecca et Cannaregio est le quartier des bâtiments et des monuments célèbres: Basilique Saint-Marc, Palais des Doges, Cathédrale et musées. Ce quartier regorge d’histoire et de culture. Il est devenu le lieu où les Vénitiens aiment se rassembler le soir après le travail. Il abrite de nombreux restaurants et cafés dans lesquels vous pourrez vous attarder pendant votre voyage.

Diaporama…

Place Saint Marc

Place Saint Marc

Basilique Saint-Marc

Basilique Saint-Marc

Dômes basilique

Dômes basilique

Place Saint-Marc et galerie de l’Accademia

La place Saint-Marc est le point central de Venise. On y découvre la Basilique Saint-Marc, son dôme monumental et les deux lions de marbre qui flanquent l’édifice. Vous verrez également ici le clocher de Giotto, un des points de repère de Venise. La galerie de l’Accademia abrite des œuvres de Raphaël, Le Titien et Caravaggio. Ce musée existe depuis 1750.

C’est une belle façon de passer un après-midi à contempler les peintures et sculptures des siècles passés.

La place compte également un grand nombre de boutiques, de restaurants et de cafés qui la rendent attractive pour les touristes.

Le palais des Doges et la lagune

Le palais des Doges date du XIIIème siècle. Il a servi de résidence aux doges, jusqu’à sa transformation en musée en 1923. Le palais présente des peintures, des sculptures et des meubles provenant des civilisations précolombienne et islamique.

Diaporama…

Palais des doges

Palais des doges

Palais des doges

Palais des doges

Burano et les îles de Torcello

Burano est une île célèbre pour ses maisons colorées aux toits de tuiles rouges. Bien qu’ayant plus de 600 ans, ces belles maisons sont toujours habitées. Si vous êtes à la recherche d’authenticité, de découvertes loin du tourisme de masse, visitez l’île de Burano. Plus de 200 maisons colorées, restaurées d’année en année, vous attendent au fil de l’eau.

Diaporama…

Pour accéder à cette île, vous pouvez prendre le ferry jusqu’à Torcello et sillonner la ville qui comporte de nombreuses églises et palais datant des jours prospères de la république de Venise.

Venise, des livres…

Voici une sélection de livres sur Venise. Cette rubrique contient des liens commerciaux. Vous pouvez consulter les offres en cliquant sur les photos des livres. Photo-passions perçoit une commission quand on achète à partir de ce site.

Venise déserte

Luc et Danielle Carton

Imaginez Venise déserte. C’est ce qui c’est passé pendant le confinement. Luc et Danielle Carton habitent à Venise depuis 2005. Ils ont photographié la sérénissime désertifiée.
Ces photos sont un témoignage hors du commun.

Relié, 191 pages, français. Éditeur Jonglez. Publication : novembre 2020. 29 cm x 23 cm.

Venise, la nuit: Night in Venice,

Stéphane Loeber-Bottero

Édition bilingue : franco-anglais.

Le photographe Loeber-Bottero a parcouru la ville pour construire sa vision d’une Venise poétique et insolite. Ses photographies, prises au cœur de la nuit, rendent ainsi compte d’une atmosphère silencieuse, rarement troublée par une présence humaine. La fin de l’ouvrage rassemble des textes de Goldoni, Boito, George Sand, Casanova, d’Annunzio, etc.

Relié, 270 pages. Français, anglais.  Éditeur Gourcuff Gradenigo. Publication : novembre 2009. 17 cm x 25 cm.

Venise : Sublimissime, sérénissime

Plisson – la Trinité

Des photographies spectaculaires sur Venise.

Le regard d’un amoureux de la mer sur la lagune.

Relié. 264 pages. Textes en français. Éditeur : La Martinière. Publication : octobre 2016, 31 cm x 33 cm.

Grand Canal

Laurent Dequick 

Un dépliant de 38 mètres de long avec une sélection de photographies prises le long du Grand Canal.Palais, édifices religieux, places, ponts.

Un index des monuments complète le livre

Relié. 120 pages. Textes en français. Éditeur Le Chêne. Publication : octobre 2019. 32 cm x 25 cm.

Venise, le pont des soupirs.
Venise, canal, gondole
Venise, Palais

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Venise, coucher de soleil

Conclusion

Le soir tombe sur la sérénissime.

Avec ses particularités géographiques, sa longue histoire et sa riche culture, Venise est incontestablement une ville à découvrir. J’espère que cette brève visite vous aura plu. Pour en savoir plus, pour organiser votre voyage, je vous joins le lien vers l’Office du tourisme.

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La sensibilité ISO

La sensibilité ISO, Le capteur

La sensibilité ISO complète mon article précédent : l’exposition. On a vu comment régler son appareil en utilisant les modes de prise de vue semi-automatiques : Programme, priorité à l’ouverture, priorité à la vitesse.

Il n’y a pas de priorité à la sensibilité, Elle est un recours d’ajustement par rapport aux deux autres facteurs. C’est pourquoi j’ai choisi d’y consacrer un article spécifique.

Le capteur

Quand on parle de sensibilité ISO, il s’agit de la sensibilité du capteur. Dans un appareil numérique, il remplace les pellicules utilisées en photo argentique. Les caractéristiques d’une pellicule sont le nombre de poses et la sensibilité (ISO ou ASA), la taille est toujours la même 24 x 36 mm . L’avantage du numérique est que le nombre de poses est illimité. Le capteur quant à lui, a des dimensions variables, selon les appareils. Sa sensibilité est réglable alors que celle d’une pellicule est fixe. Pour en savoir plus, je vous invite à lire mon article : le capteur.

La sensibilité ISO, photosites

Voici l’agrandissement d’un capteur. Il est composé de photosites, éléments qui produisent les pixels. Il y a plusieurs millions de photosites par capteur.

Comment régler la sensibilité ISO ?

L'exposition - triangle

Nous avons vu dans l’article précédent que trois facteurs influent sur l’exposition : la vitesse d’obturation, l’ouverture du diaphragme et la sensibilité du capteur. L’équilibre du triangle d’exposition  permet d’avoir une bonne luminosité pour nos prises de vue.

Les réglages semi-automatiques de nos appareils nous permettent de choisir la priorité à la vitesse ou la priorité à la lumière. La sensibilité ISO est un recours d’ajustement par rapport aux deux autres facteurs.

Pour avoir plus de luminosité, nous pouvons « monter dans les ISO ». Quand nous augmentons la sensibilité d’une valeur, le capteur a besoin de deux fois moins de lumière. Par exemple : à 400 Iso, le capteur a besoin de 2 fois moins de lumière qu’à 200.

Ceci permet :

  • Soit, d’augmenter la vitesse d’obturation, très utile pour photographier un sujet en mouvement
  • Soit de diminuer l’ouverture du diaphragme, très utile pour gérer la profondeur de champ

C’est pourquoi je dis que la sensibilité ISO est un facteur d’ajustement.

Les limites du réglage de la sensibilité ISO

Le bruit

En photographie, le bruit n’est pas synonyme de nuisance sonore. Il définit une nuisance picturale : des pixels parasites qui apparaissent quand on « monte trop dans les ISO ». C’est la contrepartie des hautes sensibilités. Le bruit apparaît plus particulièrement dans les zones les plus sombres de l’image. Les appareils permettent de monter la sensibilité dans des hautes valeurs, mais à partir d’une certaine limite le rendu de l’image devient mauvais.

Comment déterminer quelle est la sensibilité maximale acceptable? En faisant des essais comme dans l’illustration ci-dessous.

Sensibilité ISO 200

Priorité à l’ouverture f/5,vitesse 1,6. ISO 200.

On remarque le « joli » flou de bougé à cette lenteur, sans le trépied!

Zoom 200
Sensibilité ISO 1600

Priorité à l’ouverture f/5, vitesse 1/60ème ISO 1600

En zoomant, un peu de bruit apparaît mais dans la limite acceptable

Zoom 1600
Sensibilité ISO 6400

Priorité à l’ouverture f/5, vitesse 1/25ème ISO 6400

En zoomant on voit nettement le bruit dans les parties les plus sombres

Zoom 6400

Nous pouvons dire, dans les grandes lignes, que la sensibilité maximum affichée de l’appareil est d’une ou de deux valeurs plus élevée que la sensibilité acceptable.

Exemple : si votre appareil propose une sensibilité maximum de 6400 ISO, vous ne devriez pas régler au-delà de 1600 ou 3200 ISO. Avec l’appareil que j’ai utilisé pour les photos ci-dessus on voit qu’il faut vraiment grossir l’image pour que le bruit (pixels bleus) apparaisse avec la sensibilité maximum, soit 6400 ISO. Sur un écran, le bruit ne se verra pratiquement pas, mais si on veut imprimer l’image en grand format on distinguera les pixels parasites.

J’insiste sur le fait qu’il est important de connaître SON ou SES appareils en faisant ses propres expériences.

Bonne nouvelle pour ceux qui pratiquent la retouche d’images : le bruit se corrige facilement en post-traitement (s’il n’est pas excessif, bien sûr).

Nicefox

Les luminosités extrêmes

Comme nous l’avons vu, nos appareils en mode semi automatiques reviendront toujours à l’équilibre du triangle d’exposition en équilibrant les trois paramètres. Dans la plupart des situations, l’image rendue sera satisfaisante.

Pourtant, en cas de luminosité extrême : un paysage de neige très lumineux, à l’inverse un sujet très sombre ou une scène très contrastée les mesures de lumière effectuées par l’appareil ne seront pas justes. Nous devrons intervenir pour les corriger.

Dans mon prochain article : l’exposition, réglages avancés nous verrons la définition de la lumière, comment l’appareil la mesure et les outils qui nous permettront d’effectuer les réglages avancés.

À bientôt donc,

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L’exposition réglages avancés

L'exposition réglages avancés présentation

L’exposition réglages avancés fait suite aux articles : l’exposition et la sensibilité ISO. Nous avons vu comment régler nos appareils dans la plupart des situations. Mais, en cas de faible ou très forte lumière, en cas de luminosité contrastée, il nous faudra aller plus loin dans la connaissance des réglages.

Aujourd’hui, nous verrons la correction d’exposition, les mesures de la lumière et la mémorisation de la lumière. En préambule, étudions comment est définie la quantité de lumière.

Définition de la quantité de lumière

Pour compliquer, il existe 4 unités qui définissent la quantité de lumière, mais la bonne nouvelle est que ces 4 unités sont équivalentes.

  • Indice de lumination (IL)
  • Exposure Value (EV) même chose que le précédent mais en anglais,
  • Diaphragme (Daph) à éviter, peu utilisé et peut se confondre avec l’ouverture du diaphragme
  • Stop même chose que ci-dessus, en anglais

La quantité de lumière n’est pas absolue, elle est relative. La valeur de 0 est la base. Par rapport à cette base, si on baisse la luminosité de – 1IL, on divisera la quantité de lumière par 2. Si on augmente la luminosité de + 1IL, on multipliera la lumière par 2,

Maintenant, si on augmente la luminosité de + 3 IL, on multipliera la lumière par 8… Aïe! oui : 1er cran, lumière multipliée par 2 ; 2ème cran, encore x 2 (2 x 2 = 4) ; 3ème cran, toujours x 2 (2 x 4 = 8).

Exemples de variation de quantité de lumière, pour être concret.

  • Quand on passe d’une vitesse de 1/100ème  à 1/200ème de seconde on diminue la luminosité de 1IL.
  • Si on passe d’une sensibilité de 100 ISO à 200 ISO on augmente la luminosité de 1 IL.
  • Si on passe d’une ouverture de f/4 à f/8 on augmente la luminosité. Par contre les valeurs d’ouverture ne sont pas linéaires. Á chaque incrément d’ouverture on fait varier la quantité de lumière de + ou – √2

L’exposition réglages avancés

Comme nous l’avons vu dans les articles précédents, dans les modes de prises de vue semi-automatiques (programme / priorité à l’ouverture / priorité à la vitesse) c’est l’appareil qui ajuste les trois paramètres du triangle d’exposition pour toujours trouver sa luminosité idéale.

Les réglages avancés que nous allons étudier maintenant consistent à contrarier l’appareil dans ses choix. J’ai dit : «Il ajuste les trois paramètres du triangle d’exposition pour toujours trouver SA luminosité idéale». Mais en cas de luminosité extrême (excessive ou défaillante), de scène très contrastée SA luminosité idéale n’est pas toujours idéale !

Comment l’appareil mesure-t-il la lumière ?

  • Dans un premier temps l’appareil mesure la lumière de la scène à photographier.
  • Il ajuste ensuite les paramètres de l’exposition, en respectant notre choix de mode de prise de vue
  • Enfin, il produit une image dont la luminosité moyenne correspond au gris 18 %, ce qui signifie que la scène reflète un cinquième de la lumière qui l’éclaire.

La plupart du temps, cette luminosité convient. Mais si nous voulons photographier un sujet très clair (comme un paysage de neige). La luminosité est excessive. L’appareil va faire ses calculs, il va ajuster les paramètres et va nous produire une image avec une luminosité moyenne correspondant à un gris 18%. Notre belle neige blanche sera grise.

Inversement, si la scène présente des zones sombres, l’appareil présumera qu’il s’agit d’une scène à tonalité moyenne en basse lumière. Il ajustera ses paramètres (par exemple : augmentation de la vitesse de l’ouverture). Il produira, par conséquent une image surexposée.

Encore une bonne nouvelle : nous pourrons corriger ces mesures avec L’exposition réglages avancés.

Les outils de réglages avancés

Nous y voilà, enfin! avec la correction d’exposition nous pourrons augmenter ou diminuer l’intensité lumineuse d’une scène. Les mesures de la lumière nous permettront de choisir à quel endroit de la scène nous prendrons la mesure de la lumière et sur quel rayon.

La correction d’exposition

Parmi les trois outils la correction d’exposition est le plus simple. Nous intervenons pour corriger l’exposition, en l’augmentant ou en la diminuant manuellement. Nous y parvenons en activant une molette dédiée pour certains appareils, un bouton + la molette principale sur d’autres. En cas de doute, je vous invite à consulter la notice de votre appareil.

Molette réglage avancé
Correction d'exposition
L'exposition, réglages avancés écran

Base 0

+ 1 IL

+ 1 IL

- 1 IL

-1 IL

Dans la plupart des appareils un cran de molette correspond à 1/3 d’IL, comme dans les illustrations ci-dessus. Quand on déplace le curseur de + 1 Il, on double la quantité de lumière. De même, on la divise par 2 quand on déplace le curseur de – 1 Il.

L'exposition réglages avancés Correction exposition - 1IL
L'exposition réglages avancés Correction d'exposition base 0
L'exposition réglages avancés Correction exposition + 1IL

Pour cet exemple, j’ai choisi de sous-exposer l’image de gauche et de surexposer celle de droite en utilisant la correction d’exposition. Par rapport à la base 0, au centre, j’ai sélectionné – 1IL à gauche et + 1IL à droite.

C’est facile à retenir: les valeurs négatives permettent de diminuer la lumière, les valeurs positives l’augmentent.

Les corrections d’exposition, ainsi que les mesures de lumière que nous verrons plus loin, restent enregistrées après la prise de vue et même après l’extinction de l’appareil. Pensez bien à ramener la correction d’exposition au niveau 0 et le mode de mesure de lumière en mode mesure évaluative, après utilisation de ces outils.

L'exposition, lumière

Les mesures de la lumière

La correction d’exposition nous permet de modifier la quantité de lumière transmise au capteur au moment de la prise de vue. Les deux prochains outils de l’exposition réglages avancés, sont complémentaires à la correction d’exposition. Nous pourrons nous substituer à l’appareil pour faire la mesure de la lumière en fonction du sujet principal de notre composition.

L'exposition, réglages avancés Mesure évaluative
L'exposition, réglages avancés mesure sélective
L'exposition, réglages avancés, mesure spot
L'exposition, réglages avancés, mesure pondérée centrale

Écran appareil Canon du menu « mode mesure », 4 modes disponibles

La mesure évaluative (Canon) ou matricielle (Nikon)

Vous trouverez d’autres termes dans les autres marques, comme multizone ou multiple… je vous invite à consulter votre manuel pour connaître l’expression utilisée par votre marque d’appareil.

Dans un paragraphe précédent, nous avons vu comment l’appareil mesure la lumière. En mode mesure évaluative ou matricielle ou multiple… il partage la scène en plusieurs zones et à partir des informations recueillies dans chaque zone, il produit son image. Ce mode est celui de l’appareil « par défaut ».

La correction d’exposition est délicate avec la mesure évaluative, matricielle, etc.  Parce que nous ignorons les corrections que l’appareil fait lui-même automatiquement. Nous devrons vérifier les images obtenues sur l’écran en faisant nos corrections d’exposition manuelles.

La mesure pondérée centrale

Dans le mode de mesure pondérée centrale, l’appareil ne prend pas des échantillons de luminosité dans plusieurs parties de la scène. Il va prendre en compte la luminosité globale de l’image en privilégiant la partie centrale. L’appareil n’effectue aucune modification dans ce mode de mesure. Vous pouvez donc l’utiliser plus utilement  avec la correction d‘exposition que le mode de mesure évaluative.

L'exposition réglages avancés La mesure pondérée centrale

La mesure spot

La mesure spot évalue la lumière sur la partie centrale de l’image, dans un rayon qui couvre environ 5 % de sa surface. Il permet d’obtenir un éclairage correct du sujet si nous considérons que ce dernier est au centre et que nous faisons sur lui la mesure de lumière. Comme en mode de mesure pondérée centrale l’appareil ne fait aucune modification. Ce mode de mesure s’utilise très facilement avec la correction d’exposition.

L'exposition réglages avancés La mesure spot

La mesure sélective

Sur certains appareils, nous avons en plus une mesure sélective qui a les mêmes caractéristiques que la mesure spot mais avec un rayon deux fois plus large (environ 10 % de la surface de l’image). Comme ci-dessus, l’appareil ne fait aucune modification, facile à utiliser avec la correction d’expositio

L'exposition réglages avancés mesure sélective

La mémorisation de la lumière

Ce dernier paragraphe de L’exposition réglages avancés va de soi. Si vous vous souvenez de mon article La composition, j’ai détaillé ce qui fait ressortir un sujet. J’aurai pu ajouter la bonne luminosité. Comme nous faisons la mise au point sur le sujet pour qu’il soit net, nous ferons la mesure de luminosité sur ledit sujet.

Vous me voyez venir : dans l’article sur la composition, j’ai dit qu’il était bien de placer son sujet sur une ligne de tiers ou sur un point de force, donc décalé par rapport au centre et nous avons vu plus haut que l’appareil fait sa mesure de lumière au centre de l’image.

Comme pour la mémorisation de mise au point on pourra mémoriser la mesure de lumière. Selon les appareils, plusieurs cas s’offriront à nous :

  • Contrairement à ce que j’ai dit plus haut (pour généraliser), tous les appareils ne font pas la mesure de la lumière sur le centre de l’image. Certains la font sur le collimateur sélectionné.
  • D’autres appareils disposent d’un bouton de mémorisation de la lumière. Nous visons le sujet en pressant le déclencheur à mi-course. Nous pressons ensuite le bouton de mémorisation. Puis, nous cadrons comme nous le souhaitons et nous déclenchons.
bouton de mémorisation de la lumière Nikon
Bouton de mémorisation Canon

À noter

Les modes de mesure de lumière spot et sélective permettent de prendre la mesure de la lumière sur une zone à tonalité neutre (comme une zone herbeuse, par exemple). Dans ce cas aucune correction d’exposition n’est nécessaire. Nous procéderons comme indiqué au paragraphe précédent: mesure de la lumière sur la zone et pression sur le bouton de mémorisation de la lumière.

L'exposition réglages avancés Mémorisation de la lumière

Et voilà ! Ils broutent ma zone de mémorisation de la lumière.

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La première photographie

À l’occasion du bicentenaire de l’invention de la photographie, je réécris cet article précédemment intitulé « L’histoire de la première photographie »

La première photographie était en fait une héliographie, C’était le premier terme employé pour définir cette découverte. Il vient du grec « Hélios » : soleil et « graphie » : écriture. Ecriture par le soleil.

En 1839 que le terme de photographie apparait. Il vient également du grec « photos » : lumière. Ecriture par la lumière

Dès 1816 Nicéphore Niepce débutera ses recherches héliographiques. C’est en 1822, qu’il a réalisé la première héliographie qui a pu être conservée : une prise de vue, à partir de la fenêtre de sa maison de Saint Loup de Varennes, intitulée   « Point de vue du Gras« . En 1824, il écrira à son frère Claude « La réussite est complète ».

Point de vue du Gras

Niepce et la première photographie

Nicéphore Niepce était un scientifique. Il était exact, précis, et avait le souci de n’omettre aucun détail. Ainsi le point de vue qu’il avait de sa fenêtre devait être parfait.

Contrairement à ce que l’on voit aujourd’hui du cliché, il y est arrivé ! La première photographie était parfaitement nette. Niepce en était lui-même stupéfait. On y voyait tous les détails. Depuis, elle a bien sûr perdu en définition.

Le  problème des premières photographies était le temps de pose. Sur le point de vue du Gras,  la lumière semble venir de tous les côtés. Nièpce utilisait une plaque d’étain recouverte de bitume de Judée (composé chimique à base d’asphalte) et  il fallait plusieurs jours d’exposition pour sensibiliser la plaque.

L’appareil de la première photographie

La première photographie : l'appareil

La chambre de la découverte

L’appareil utilisé par Niépce est une camera obscura, en français chambre noire. Le terme de camera désigne encore un appareil photographique dans certaines langues.

Cet appareil est visible au Musée Nicéphore Niepce de Chalon-sur-Saône. Il trône au milieu de la pièce consacrée à l’histoire de la première photographie sous le nom de Chambre de la découverte.

Épilogue

La disparition prématurée de Nicéphore Niepce ne lui permettra pas de récolter de son vivant les honneurs de son invention. Son associé Louis Daguerre finalisera le procédé. François Arago l’a présenté sous le nom de Daguerréotype en 1837. La paternité de la première photographie sera restituée à Niepce après des démarches pressantes de sa famille.

La première photographie « Point de vue des Gras » avait été envoyée en Angleterre par Nicéphore Niepce pour faire connaître son invention. Plus tard, l’université d’Austin au Texas l’a acquise. Elle y est encore visible. Après le Point de vue du Gras Niepce a réalisé d’autres héliographies que l’on peut voir au Musée de Chalon.

La première photo de l’histoire par PhotoSynthèse

Je vous propose cette vidéo montée par « Photo Synthèse «  qui reprend toute l’histoire.

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Lisette Model

Lisette Model, portrait

Lisette Model, photographe américaine d’origine autrichienne va marquer de son empreinte le médium. Elle initiera, avec Berenice Abott entre autres, le premier mouvement féminin de la photographie américaine.

Lisette, naissance à Vienne

C’est sous le nom d’Élise Amélie Felicie Stern, que la future photographe Lisette Model a vu le jour, à Vienne, le 10 novembre 1901.

Son père d’origine italienne, est médecin, d’abord dans l’armée autrichienne puis à la Croix-Rouge. Sa mère est française et catholique. Lisette sera baptisée dans ce rite, bien que son père soit juif. D’ailleurs, devant la montée de l’antisémitisme (déjà !) la famille abandonnera le nom de Stern pour celui de Seybert en 1903.

La première vocation de Lisette Seybert sera la musique et le chant. Elle étudiera le piano avec le compositeur Arnold Schönberg, professeur qui a eu une grande influence dans sa vie. À la mort de son père, en 1924, elle quittera Vienne pour Paris.

Lisette à Paris

À Paris, Lisette va étudier le chant avec la soprano polonaise Maria Freund. Elle rencontre son futur mari, peintre français d’origine russe Evsa Model

Lisette Model et la photographie

À partir de 1933, Lisette abandonnera la musique pour se consacrer à l’étude des arts visuels. Elle suivra d’abord les cours de peinture d’André Lhote, puis sous l’influence de sa sœur, Olga Seybert, photographe professionnelle, elle s’intéressera à ce médium.

Lisette sera d’abord formée par Rogi André (épouse d’André Kertész) Dès 1934, le style Lisette Model prendra forme. Elle réalisera une série de photographies sur la promenade des anglais à Nice, lors d’une visite à sa mère, qui réside sur la Côte d’Azur. Ce sont des portraits de rue, bien cadrés, souvent captés clandestinement. Ils montrent la bourgeoisie sans concession, dans des attitudes peu flatteuses. Ils sont une rupture avec les poses longues des photographies du XIXème et début du XXème siècle.

Lisette Model Nice Riviera

À partir de 1937, c’est Florence Henri, peintre et photographe qui sera son mentor.

Les magazines Lilliput et Regards publieront les photographies de rue de Lisette.

En 1937, elle se marie avec Evsa. Devant la montée du nazisme, ils quitteront la France pour New-York en 1938.

Lisette Model aux États-Unis

Lisette et Evsa vont fréquenter le milieu de l’avant-garde new-yorkaise. Ils rencontreront Alexey Broovitch, qui permettra à Lisette de publier régulièrement ses photos dans Harper’s Bazaar.

Les années 1940

Lisette Model adhère à la New-York Photo League,  et côtoiera  Ralph Steiner, Berenice Abbott, Beaumont Newhall,  et Ansel Adams.

Ralph Steiner est éditorialiste au magazine PM’S Weekly. Les photos de Lisette prises en France y seront publiées, et elle est engagée comme photographe.

Le Muséum of Modern Art de New-York achètera des photos de Lisette qui seront exposées auprès de celles de Bill Brandt ou Harry Callahan.

Lisette Model Baigneuse

Ses œuvres intègrent le style de l’école de New-York partagée entre deux tendances contradictoires : le documentaire social de la Photo League et le style journalistique sophistiqué de certains magazines. Lisette Model sera à la fois reconnue par ses confrères et par les directeurs de magazine. Invitée sur la côte ouest des États-Unis, elle réalisera de nombreux portraits de célébrités.

Lisette Model enseignante

Après un passage à la California School of Fine Arts de San Francisco en 1949, 1950, Lisette Model sera professeur à la New School for Social Research de New York. Elle y enseigne la photographie de même que son amie Berenice Abott. Elle aura comme élève célèbre Diane Arbus en 1957, Larry Fink et Eva Rubinstein, fille du pianiste Arthur dans les années 1960.

Lisette Model enseignera jusqu’à sa mort qui surviendra le 30 mars 1983 à New York.

L’œuvre de Lisette Model  

Le style de Lisette Model est dynamique, moderne, réaliste. Il contraste avec les photographies du XIXème et début du XXème siècle et les techniques qui imposaient des poses longues. Lisette privilégie des cadrages serrés, les contrastes exagérés, l’utilisation récurrente du flash. Elle a parfois recours à la contre-plongée.

Les thèmes sont des documentaires sociaux. Elle produira des séries avec des photos de rue prises à Nice ou à Paris pendant sa période française. Aux États-Unis se sera Wall Street, Lower East Side, Coney Island ou l’Opéra de San Francisco.

C’est une photographe ironique, irrévérencieuse, capable de capturer dans ses clichés les aspects les plus grotesques de la société américaine d’après-guerre.

Lisette model Little Man

La série Reflections (1939 à 1945) montre les reflets des passants et des immeubles dans les vitrines. Les séries Running legs, jeux de jambes (1940 – 1941) et Pedestrians, sont des portraits de personnages anonymes extraits de la foule, (1945). Lisette réalise sa série Jazz en 1952.

Parmi les personnages célèbres dont Lisette a réalisé des portraits on retiendra Frank Sinatra, Georges Simenon, Ella Fitzgerald, Louis Armstrong

Exposition

Je vous rappelle l’exposition organisée par le Musée de la photographie de Charleroi jusqu’au 22 janvier 2023. Tous les détails dans mon article Expositions photographie automne 2022

Bibliographie

Voici trois ouvrages disponibles, consacré à Lisette Model. D’abord une réédition du premier livre écrit sur elle. Sam Stourdzé et Ann Thomas ont écrit le deuxième. Le troisième est l’œuvre de Monica Poggi

Lisette Model

Ouvrage réédité à l’occasion du 25ème anniversaire de la mort de Lisette Model. La première édition datant de 1979. Chronologie et biographie mises à jour. Design original de Marvin Israel

Textes en anglais – Éditeur : Aperture – 109 pages – Format : 31 x 39 cm – Relié

Lisette Model

Auteurs : Sam Stourdzé et Ann Thomas

Textes en anglais – Éditeur: Leo Scheer en 2002 – 187 pages – broché – Format 22 x 28 cm

Grande Mostra Lisette Model

Auteur : Monica Poggi

Publié à l’occasion de la première exposition italienne consacrée à Lisette. Ce livre retrace son œuvre.

Texte en anglais et en italien – Éditeur: Silvana en 2021 – 128 pages – broché.

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L’exposition

L’exposition en photographie c’est l’art de maîtriser la lumière.

Dans mon article précédent nous avons abordé La composition qui consiste à disposer divers éléments dans une image. Nous verrons ici comment obtenir une bonne exposition, c’est-à-dire une photo ni trop foncée (qui manque de lumière), ni trop claire (qui a reçu trop de lumière). Trois paramètres forment le triangle d’exposition. Comment allons-nous doser ces trois paramètres ? Quels modes de prises de vue allons-nous choisir pour chaque type de photographie ?

L'exposition trop foncée

Image sous exposée

L'exposition correcte

Exposition correcte

L'exposition - surexposée

Image sur exposée

Le triangle d’exposition

Prendre une photographie, c’est faire entrer une certaine quantité de lumière, pendant un certain temps dans un capteur plus ou moins sensible. D’où les trois paramètres qui constituent le triangle d’exposition : l’ouverture, la vitesse et la sensibilité. Ces paramètres sont interdépendants.

L'exposition - triangle
Triangle d'exposition 02
Le triangle d'exposition 03

Sur les schémas ci-dessus, la surface du triangle extérieur représente la lumière nécessaire pour obtenir une bonne exposition. À gauche, nous avons un équilibre entre les trois paramètres. Au centre nous avons diminué la vitesse, les deux autres paramètres augmentent à part égale. À droite enfin, nous avons bloqué la sensibilité ISO à sa valeur initiale, diminué la vitesse, par conséquent l’ouverture augmente. Nous notons que la taille du triangle extérieur est toujours maintenue donc la lumière nécessaire reste égale et l’exposition sera bonne

Dans la figure ci-contre j’ai voulu illustrer ce qui se passerait avec, par exemple, une vitesse trop rapide et une sensibilité trop faible. Le triangle n’est plus équilatéral, sa surface a diminué. Nous manquerons de lumière, la photo sera sous exposée.

En pointillé, j’ai tracé un deuxième triangle : Vitesse plus lente, Sensibilité ISO plus élevée. Le triangle est plus grand. Il représente plus de lumière donc la photo sera surexposée.

L'exposition triangles déformés

L’ouverture  du diaphragme

Plus l’ouverture du diaphragme sera grande, plus de lumière entrera. Plus l’ouverture du diaphragme sera petite, moins elle laissera passer de lumière. Attention ! Les chiffres qui définissent l’ouverture du diaphragme paraissent inversés

  • plus le chiffre est petit plus l’ouverture est grande, donc plus de lumière entrera
  • plus le chiffre est grand, plus l’ouverture est faible, moins de lumière entrera.

Il suffit de se souvenir qu’il s’agit d’une fraction par exemple f/2.8. Si vous avez ¼ du gâteau vous en aurez moins que celui qui en a pris ½.

L'exposition Ouverture du diaphragme

La vitesse d’obturation

C’est le temps de pose, temps pendant lequel le diaphragme laissera passer la lumière lors de la prise de vue…

La vitesse se mesure en fraction de seconde. Là encore

  • si la valeur sous la barre de fraction est importante, moins de lumière entrera
  • si la valeur sous la barre de fraction est faible, plus de lumière entrera

 1/30ème de seconde est beaucoup plus lent que 1/2000ème de seconde

exposition Vitesse d'obturation

La sensibilité 

La sensibilité du capteur se mesure en Iso. Plus on augmente la sensibilité (montée dans les Iso), moins il y aura besoin de lumière pour la prise de vue et inversement il faudra plus de lumière si on diminue la sensibilité. C’est un facteur d’ajustement très utile en photo numérique.

Cette fois, la sensibilité n’est pas une fraction :

  • moins la valeur est importante, moins le capteur sera sensible à la lumière.
  • plus la valeur est importante, plus le capteur sera sensible à la lumière.
exposition sensibilité

Cuisson du gâteau

Voici une métaphore pour illustrer nos paramètres photographiques. Nous allons faire un gâteau. Nous utiliserons de la farine complète, nous le cuirons 30 mn dans un four à 160°.

Si nous utilisons de la farine blanche, elle sera plus sensible, cuira plus facilement et le gâteau sera brûlé. De même, si nous augmentons le temps de cuisson ou la température du four, le gâteau brûlera. Par contre, si nous réduisons les paramètres (temps de cuisson et température) le gâteau ne sera pas assez cuit.

Non, ne partez pas ! Nous ne sommes pas dans un magazine culinaire. Pour l’exposition en photographie, c’est la même chose : trop de sensibilité/ trop de temps de pose/ trop d’ouverture = trop de lumière. Basse sensibilité/ temps de pose rapide/ petite ouverture = manque de lumière.

Nicefox bulle

Les spécificités des paramètres de l’exposition

Maîtriser l’exposition c’est savoir équilibrer les trois surfaces du triangle. Outre les observations de luminosité ambiante nous devons considérer que chaque paramètre a une spécificité propre qui influe sur le rendu de l’image. La vitesse fixera ou non le mouvement. L’ouverture déterminera la profondeur de champ. Enfin, la sensibilité nous aidera à réguler l’ensemble en évitant le bruit.

L’ouverture et la profondeur de champ

L’ouverture va gérer la profondeur de champ. C’est-à-dire la zone de netteté de l’image :

  • plus nous ouvrirons notre diaphragme (f/2.8, par exemple), plus la zone de netteté sera courte et l’arrière-plan sera flou
  • plus nous fermerons notre diaphragme (f/16, par exemple), plus la zone de netteté sera grande et l’arrière-plan sera de moins en moins flou

Nous avons vu dans l’article La composition : qu’est ce qui ressort dans une image ? Ce qui est net. C’est pourquoi nous préférerons faire ressortir notre sujet net sur un arrière-plan flou. Ci-dessous, la tasse est le sujet pour les deux photographies. À gauche, l’œil est distrait par le fond. À droite, on a augmenté la profondeur de champ, pour que la tasse ressorte mieux.

exposition, ouverture
exposition, flou d'arrière-plan

La vitesse et le mouvement

La vie est en mouvement alors qu’une image est statique. Pour figer un sujet qui se déplace ou pour privilégier un flou de mouvement, nous allons gérer la vitesse :

  • plus la vitesse sera élevée (1 /500ème de s. par exemple), plus l’image d’un sujet en mouvement sera nette
  • plus la vitesse sera lente (1/50ème de s. par exemple), plus nous aurons de flou de mouvement

Pour permettre au spectateur de percevoir le mouvement nous utiliserons parfois un flou de mouvement bien dosé. Le flou de mouvement dépend d’une part de la vitesse d’obturation que nous avons choisie et d’autre part de la vitesse de déplacement du sujet. Pour figer l’image d’une personne qui marche nous n’augmenterons pas autant la vitesse que pour figer l’image d’une voiture de course.

Dans l’exemple ci-dessous : nous voulons photographier un sujet en mouvement, la priorité sera à la vitesse. À gauche j’ai voulu éviter le flou de mouvement occasionné par le déplacement du véhicule. J’ai réglé ma vitesse sur 1/200ème de seconde. À droite, j’ai préféré saisir le mouvement en choisissant une vitesse lente : 1/30ème de seconde. On note que la luminosité est la même dans les 2 photos : l’appareil a compensé en ajustant l’ouverture et la sensibilité.

Exposition Priorité à la vitesse
Priorité à la vitesse

La sensibilité Iso et le bruit

Quand on parle de bruit en photographie, il ne s’agit pas de nuisance sonore. Dikofoto nous donne sa définition :

«Le bruit est le défaut d’une photo qui comporte des pixels parasites superposés à l’image ; leur présence apparaît avec plus ou moins d’intensité. Le bruit est le résultat de plusieurs facteurs (sensibilité ISO, luminosité, température, taille des photosites…)»

La sensibilité affectera la qualité de l’image dans les plus hautes valeurs. Le bruit numérique apparaîtra, en particulier dans les parties les plus sombres, quand la sensibilité sera trop élevée.

Je reviendrai plus longuement dans un article dédié sur la sensibilité ISO.

L’exposition, concrètement sur l’appareil

Nous avons vu précédemment que trois facteurs influaient sur l’exposition (vitesse, ouverture et sensibilité). Dans ce chapitre, nous allons voir comment régler nos appareils en fonction des photos que nous voulons faire. Nous déchiffrerons la molette et ses lettres (Auto -M – A – S- P ou Auto – Av – Tv – P). Nous verrons comment privilégier la vitesse ou l’ouverture.

Les réglages de la sensibilité, et d’autres encore, se font à partir de boutons dédiés ou à partir du menu de notre appareil. Nous aborderons ces réglages avancés dans un second article.

L'exposition, molette

Mode « Auto »

Ce mode tout automatique permet à l’opérateur de faire des photographies sans se poser de questions. Il cadre, appuie à mi-course sur le déclencheur pour que la mise au point se fasse. Puis : clic-clac, l’affaire est dans le sac ! C’est l’appareil qui fait les photos, solution de facilité mais manque de créativité.

Les photos ci-dessous illustrent la limite du mode « Auto ». Le sujet est la rose orange. À gauche, elle ressort ainsi que tous les éléments qui sont au même niveau (roses fanées en particulier). À droite, j’ai choisi le mode « priorité à l’ouverture » et j’ai fait la mise au point sur la seule rose orange. Elle ressort en faisant oublier l’environnement.

exposition, mode auto
exposition Priorité ouverture

Mode programme (P)

L’appareil choisit automatiquement le couple ouverture / vitesse en fonction de la luminosité.

Mais nous pouvons faire varier ces paramètres manuellement,

Exemple : à sensibilité égale, si nous diminuons la vitesse, l’appareil rectifiera  en augmentant l’ouverture et inversement.

Mode priorité à l’ouverture (A ou Av)

C’est un mode dit « semi-automatique »

Nous déterminons l’ouverture du diaphragme et elle restera fixe. L’appareil choisira la vitesse et la sensibilité automatiquement. Les valeurs s’afficheront dans le viseur (ou sur l’écran) quand nous appuierons à mi-course. À sensibilité égale, si nous changeons la valeur de l’ouverture, nous constatons que l’appareil modifie la vitesse pour garder une bonne exposition.

Exemple d’application : nous voulons faire un portrait (sujet net et arrière-plan flou), nous choisirons le mode «priorité à l’ouverture» (avec une grande ouverture).

Priorité à la vitesse (S ou Tv)

C’est le second mode dit « semi-automatique »

Nous choisirons la vitesse d’obturation qui restera fixe. L’appareil déterminera l’ouverture et la sensibilité automatiquement. Les valeurs s’afficheront dans le viseur (ou sur l’écran) quand nous appuyons à mi-course. À sensibilité égale, si nous changeons la valeur de la vitesse, nous constatons que l’appareil rectifie l’ouverture pour garder une bonne exposition.

Exemple d’application : nous voulons photographier un sujet en mouvement, la priorité sera à la vitesse pour éviter les flous de mouvement (vitesse plus ou moins importante en fonction de la rapidité du sujet).

Si lors d’une prise de vue une des valeurs clignote (ou s’affiche en rouge sur certains appareils), c’est que nous manquons de lumière. Il faudra modifier les valeurs. On révise : ouverture plus grande, vitesse plus lente ou montée dans les ISO.

L'exposition, lumière

Mode manuel (M)

L’opérateur choisit tous les paramètres sans laisser d’initiative à l’appareil. Il est difficile de déterminer instinctivement quels seront les bons réglages. Par conséquent, ce mode ne sera utilisé que dans des cas spécifiques.

L’exposition, conclusion

Je terminerai cet article par quelques conseils simples :

Prenez en main votre appareil. Lisez et relisez votre notice. Faites des expériences avec chacun des modes énumérés ci-dessus. Avec la pratique, tous ces réglages deviendront automatiques pour vous.

Dans les prochains articles, la sensibilité ISO et L’exposition, réglages avancés, nous approfondirons cette étude.

Vous pouvez trouver d’autres informations sur l’exposition en photographie sur d’autres sites ou blogs en consultant notre moteur de recherche : Latlas-photo

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Expositions photographie automne 2022

Voici les Expositions photographie automne 2022 promises dans un article précédent, La MEP ouvre la saison. Dans ce premier article je vous présentais les expos d’automne de la Maison Européenne de la Photographie. Voici la suite du programme. Les musées de la photographie de Charleroi, Nice, Chalon sur Saône, le musée des regards de Provence à Marseille ainsi que des galeries lyonnaises et parisiennes proposent des expositions de photos intéressantes.

Expositions photographie automne 2022 à Charleroi


Cette fois encore nous allons commencer notre tournée en Belgique, à Charleroi. Voici les quatre expositions que propose Le musée de la photographie de Charleroi, cet automne. Elles seront visibles jusqu’au 22 janvier 2023.

Lisette Model

Dans le cycle des présentations des grandes figures américaines de la photographie le Musée de Charleroi propose pour cette fin d’année Lisette Model.

L’exposition comporte 150 œuvres tirées des séries emblématiques de l’artiste : la promenade des Anglais, des clochards à Paris, des reflets dans des vitrines, des jeux de jambes pris à partir des bouches de métro de New-York, des prostituées, des travestis, des chanteuses de Jazz…

Cette exposition est présentée dans la salle 1 du musée.

Expositions photographie automne 2022 Lisette Model

Woman-with-veil-San-Francisco-1949-©-Lisette-Model

Sébastien Cuvelier. Paradise City

Dans les années 1970, l’oncle de Sébastien est parti en Iran.  Impressionné par les fastes de la célébration des 2500 ans de  l’empire perse, il a tenu un journal de son voyage et ramené de nombreuses photos. Sébastien ayant lu le manuscrit est allé en Iran plusieurs fois pour avoir sa propre image du pays. Son projet, qui associe des archives à sa vision personnelle, est une comparaison entre l’Iran de l’époque du Shah et celui d’aujourd’hui. C’est une quête insaisissable et onirique du paradis.

L’exposition est visible dans la salle 2.

Ivan Alechine. Mexico Solo

Ivan Acheline a séjourné régulièrement au Mexique en particulier dans la Sierra Madre occidentale, domaine des indiens Huichols. Écrivain, poète et photographe Ivan Alechine propose un véritable travail d’ethnologue.

Mexico Solo, c’est  40 photographies en noir et blanc qui nous montrent la ville de Mexico sans concession. Celle de la misère et de la prostitution.

À voir dans la salle 3

Expositions photographie automne 2022 Mexico Solo

De-la-série-Mexico-Solo-©-Ivan-Alechine

Joris Degas. En attendant Saïgon

En partenariat avec « le Soir», le musée présente à chaque nouvelle série d’exposition l’œuvre d’un jeune artiste. Pour cette saison, le choix s’est porté sur Joris Degas et sa série « En attendant Saïgon »

Inspiré par les origines vietnamiennes de sa mère et de sa grand-mère, Joris propose son travail émouvant sur la mémoire, la transmission et la perte de l’héritage culturel des immigrés. Il a réalisé ses images avec le Rolleiflex de son grand-père, photographe semi-professionnel.

Cette exposition est à voir dans la Galerie du Soir

www.museephoto.be

Expositions photographie automne 2022 à Nice

Nous voici une nouvelle fois dans le vieux Nice, au Musée de la photographie Charles Nègre. Il nous présente deux expositions cet automne. AUS Express Way d’Amandine Mohamed-Delaporte et Les Trois pôles de Vincent Munier.

Amandine Mohamed-Delaporte – AUS-Express Way

Exposition visible dans la galerie du Musée jusqu’au 6 novembre 2022.

Pour les non-initiés (ou non-iniçois !) L’AUS Express Way est l’autoroute voie express qui traverse la ville de Nice d’ouest en est (ou le contraire pour ceux qui viennent d’Italie). Ça y est, les non-iniçois la reconnaissent !

Amandine Mohamed-Delaporte qui habite dans la région lyonnaise est née à Nice. Après ses études artistiques, elle se spécialise, dans le bâti, les structures en béton qui constituent la morphologie des villes. Elle l’exprime avec la photographie, la sculpture et le film.

Elle réalise son travail sur l’AUS avec le concours de la DRAC Auvergne Rhône-Alpes

Amandine Mohamed-Delaporte entame en 2020 une enquête photographique. Elle arpente et parcourt l’AUS, dessus, dessous, dedans, à côté. Alternance de perspectives, de profondeurs et de plans de coupe, elle multiplie les points de vue de cet ouvrage inerte et pourtant tellement vivant !

Expositions photographie automne 2022

©-Amandine-Mohamed-Delaporte.

Vincent Munier – Les 3 pôles

Du 15 octobre 2022 au 15 janvier 2023

Nous connaissions l’Arctique et l’Antarctique, Vincent Munier identifie un troisième pôle : le Tibet.

Il est amoureux des grands espaces sauvages. Depuis plus de 20 ans il suit les pistes d’animaux mythiques comme le loup arctique, le manchot empereur, l’ours polaire, le renard du Tibet, le yack sauvage ou le bœuf musqué.

L’exposition « les 3 pôles » est une immersion au cœur de ces régions désertiques et glacées avec une cinquantaine de photographies prises au cours d’expéditions réalisées en solitaire et en autonomie.

Expositions Automne 2022 Munier

Furie-yack-sauvage-2011-©-Vincent-Munier

La panthère des neiges

Au Tibet, Vincent Munier est parti sur les traces de la fameuse panthère des neiges. De son expédition, il a tiré un film en collaboration avec Sylvain Tesson pour les textes en 2021. Ce film a obtenu le César du meilleur film documentaire. Il sera projeté au musée pendant toute la durée de l’exposition, à 10 h 30 et à 16 h.

Musée de la Photographie Charles Nègre – Ville de Nice

Expositions photographie automne 2022 à Chalon sur Saône

Chalon-sur-Saône, troisième musée consacré exclusivement à la photographie. Une belle exposition sera à voir cet automne: Madeleine de Sinéty – Un village, au Musée Nicéphore Niepce. Je profite de cette escale à Chalon pour vous signaler que l’exposition des œuvres de Roger Jourdain, Passionnément Nature est toujours visible au parc Georges Nouelle.

Madeleine de Sinéty, Un village

Un village Madeleine de Sinéty

@Madeleine-de-Sinety

Dans les années 1960 – 1970, Madeleine de Sinéty a photographié la campagne française, en pleine mutation : mécanisation, modernisation. L’artiste délivre une expérience émotionnelle, une réflexion, un message. C’est un témoignage sur le monde paysan et artisanal de l’époque, objectif, sans nostalgie. Madeleine de Sinéty l’a constitué sur une longue période, et en quantité. Ce sont plus de 56 000 images qui sont conservées dans les collections du Musée Nicéphore Niepce.

Madeleine de Sinéty était une photographe franco américaine, née le 13 septembre 1934, à Chançais en Indre et Loire et décédée le 22 décembre 2011 aux États-Unis, à Rangeley, dans le Maine. Un village porte sur la période où elle vivait à  Poilley en Île et Vilaine. L’exposition est riche de 300 clichés couleur. Elle est organisée conjointement par le Centre d’art contemporain GwinZegal de Guingamp, le musée de Bretagne de Rennes et le Musée Nicéphore Niepce de Chalon-sur-Saône.

Cette exposition est visible jusqu’au 22 janvier 2023 : www.museeniepce.com

Madeleine de Sinéty, Un village,  c’est aussi un livre

Il sera disponible au Musée lors de l’exposition. Si vous n’avez pas l’occasion de vous y rendre, je vous propose un lien commercial pour l’acquérir ci-contre.

180 pages, relié, publié le 25 août 2020 aux Éditions GwinZegal, textes en français, 24 cm x 21.5 cm

Expositions photographie automne 2022 à Marseille

Vues sur mer

Musée Regards de Provence Allée des regards de Provence 13002 Marseille

Vues sur mer

Cette exposition réunit les œuvres d’une vingtaine d’artistes (photographes, peintres, sculpteurs) de la région sud, relatives à la mer. Ses rivages, ses plages, les activités et l’art de vivre en bord de mer. (Anke Doberauer,  Alfons Alt, Astrid B,  Jean-pierre Blanche, Julien Boullay,  Eric Bourret, Benjamin Chasselon,   Marc Chostakoff, Philippe Ivanez, Yann Letestu,  Olivier Monge, Patrick Moquet,  Philippe Ordioni,  Bernard Plossu,  Christian Ramade,  Nicolas Rubinstein, Marie-laure Sasso-ladouce,   Jean Jacques Surian, Willbe).

Jusqu’au 12 mars 2023, du mardi au dimanche de 10 h à 18 h

Entrée entre 3 et 7.50 €

Musée Regards de Provence | Expositions du patrimoine artistique de la Provence et de la Méditerranée (museeregardsdeprovence.com)

Les galeries proposent

Voici trois expositions à voir dans des galeries, une à Lyon et deux à Paris

Le Japon en duo

Géraldine Lay, Quatre automnes, 2016-2019 et Marc Riboud, Tokyo, 1958

À la galerie le Réverbère, 38 rue Burdeau à Lyon, jusqu’au 31 décembre 2022.

Marc Riboud a voyagé au Japon en 1958, ses photos en noir et blanc sont à redécouvrir. Il aurait eu 100 ans en 2023
Géraldine Lay est allée 4 fois dans l’archipel nippon entre 2016 et 2019. Ses photographies sont présentées en couleur.

L’entrée est libre

Ouvert du mercredi au samedi, de 14h à 19h, et sur RDV en dehors de ces horaires

https://www.galerielereverbere.com

@Marc Riboud / Fonds Marc Riboud au MNAAG Construction de la tour de télévision de Tokyo, hauteur 325 mètres

Le Japon en duo

MAR, de Francesca Piqueras

À la galerie de l’Europe 55 rue de Seine 75006 Paris

Francesca Piqueras s’est spécialisée dans la photographie de friches industrielles, maritimes ou urbaines qu’elle photographie avec un réel talent. Elle nous fait sentir comment les réalisations humaines sont éphémères. Comment l’homme finit par abandonner ce qui ne sert plus, comme pour nous rappeler que la vie elle-même est éphémère.

La série MAR présentée dans cette exposition montre des photographies prises dans le Pacifique, au Pérou, à proximité de l’Équateur. Les surfeurs viennent ici se mesurer à l’océan. Au large, des plateformes ont été construites puis abandonnées par les hommes. L’artiste confronte la fragilité des réalisations humaines à la force des éléments.

25 octobre au 22 novembre 2022 du mardi au samedi de 11h à 13h et de 14h à 19h.

http://www.galerie-europe.com

MAR Francesca Piqueras

@Francesca Piqueras

De la mélancolie à la joie, de Marc Riboud

À la galerie Arcturus 65, rue de la Seine 75006 Paris

Expositions photographique automne 2022

De-la-mélancolie-…-@Marc-Riboud.jpg

Ces photographies de Marc Riboud présentées à la galerie Arcturus inaugure les manifestations qui marqueront le centenaire de sa naissance.

Marc Riboud capturait des images qui étaient le reflet de ses émotions. La mélancolie et la joie ont marqué sa vie, et son œuvre en est imprégnée. La galerie illustrera cette dualité en présentant des photographies « vintage » et des tirages modernes.

Entrée libre,

Les jeudis et vendredis de 14 h à 19 h. Les samedis de 11 h à 19 h. http://galeriearcturus.com

…à-la-joie-@Marc-Riboud.

Si vous avez connaissance d’autres expositions, n’hésitez pas à me le faire savoir pour que je communique …

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La composition

La composition en photographie c’est choisir les éléments qui vont constituer notre image. De quelle manière nous allons les disposer pour attirer l’œil du spectateur  vers ce que nous voulons lui montrer ou lui suggérer.

Dans cet article, je distingue :

  • Le cadrage (qu’est-ce que nous allons mettre dans notre tableau ?)
  • La composition (comment allons-nous disposer les différents éléments ?)
  • La profondeur (qui permet au spectateur de voir une scène en trois dimensions dans un tableau en deux dimensions)
  • Les contrastes (pour mettre en valeur les éléments que nous voulons montrer)

    Le cadrage

    La photographie est un rectangle horizontal ou vertical qui emprisonne une scène extraite d’un univers beaucoup plus vaste. Pour le spectateur qui verra l’image, ce qui ne sera pas dans le cadre n’existera pas. D’où l’importance de bien déterminer notre cadre. Montrons ce que nous avons choisi et laissons au spectateur la liberté d’imaginer ce qui est autour du cadre.

    L’œil du photographe

    Si pour certain la composition d’une image est innée, la pratique permettra aux plus nombreux  de s’habituer à faire des cadrages réussis. C’est un exercice de l’esprit : devant un paysage, une scène de rue, un spectacle,  nous pouvons toujours imaginer le tableau que nous pouvons en faire. En  regardant un film, nous pouvons nous amuser à observer le travail du cadreur, chaque plan étant un nouveau tableau.

    Cadrage en paysage

    Orientation horizontale dite « en paysage »

    L’heure des choix

    Quand nous faisons le choix de capturer une image, nous devons nous poser une série de questions :

    • Quel est le sujet principal que nous voulons présenter ?
    • Quel sera l’arrière-plan ?
    • Est-ce que nous aurons un premier plan différent du sujet ?
    • Où allons-nous nous placer par rapport au sujet ?
    • Est-ce que nous allons choisir un angle large ou est-ce que nous allons serrer notre cadrage ?
    • Est-ce que nous allons opter pour une orientation horizontale, dite en « paysage » ou pour une orientation verticale, dite en « portrait » ?

    Je ne vais pas apporter de réponses à ces questions qui seraient différentes d’une prise de vue à l’autre et d’un photographe à l’autre. Mais il y a quelques erreurs à ne pas commettre.

    Conseils

    • Respectez les lignes droites. La ligne d’horizon, en particulier doit toujours être parfaitement horizontale. Les murs des maisons doivent être verticaux.
    • Évitez  les éléments inutiles à la photo qui vont apparaître le plus souvent sur les bords (une branche, un panneau de signalisation, l’ombre d’un sujet qui n’est pas sur la photo…)  Zoomez ou déplacez-vous pour éliminer ces éléments parasites. Sinon, ils devront être supprimés en post-traitement.
    • Soyez mobiles, avancez, reculez, zoomez, dézoomez. Baissez-vous pour photographier un enfant ou un animal (mettez-vous à son niveau) Photographiez un arbre en contre-plongée pour qu’il se détache sur le ciel. Montez sur une chaise ou un escabeau pour prendre un élément en plongée.
    • Votre sujet principal doit occuper une place prépondérante dans l’image. Il ne doit pas être « mangé » par des objets secondaires.
    • Faites des choix francs. Votre sujet doit être placé à un endroit stratégique de l’image. C’est ce que vous voulez montrer au spectateur.
    • Si vous voulez couper un personnage dans une composition, faites-le au niveau de la ceinture ou au niveau du buste. Une coupure au niveau du cou est de goût douteux. Une coupure au niveau des chevilles ou du front est un défaut évident de cadrage.
    Cadrage vertical

    Orientation verticale dite « en portrait »

    La composition de l’image

    L’étude du cadrage nous a permis de définir quels sont les éléments qui vont entrer dans notre image. Maintenant voyons comment les organiser pour que notre composition soit harmonieuse et agréable à regarder. Il existe un certain nombre de règles (règle des tiers, équilibre des masses, contrastes…) qu’il convient de connaître sans en faire des dogmes. Ce n’est que quand nous maîtriserons ces règles que nous pourrons nous en affranchir pour libérer notre créativité.

    La règle des tiers

    C’est un principe très connu dans la composition des images. Il est hérité de la règle d’or, chère aux architectes de l’antiquité, aux constructeurs de cathédrales ou aux peintres de la Renaissance. Cette règle consiste à placer à des endroits stratégiques de l’image des éléments sur lesquels nous voulons attirer l’attention du spectateur. Ces endroits correspondent à des lignes ou à des points sur lesquels la vision se porte spontanément.

    Pour ce faire nous divisons l’image en neuf parties égales en traçant deux lignes verticales et deux lignes horizontales. Ce sont les lignes de tiers sur lesquelles nous positionnerons des éléments de l’image : l’horizon, un arbre, un clocher, un personnage…

    Les quatre intersections formées par ces lignes sont les points de force  sur lesquels nous positionnerons des éléments plus précis.

    Pour illustrer mon propos, observons l’image ci-dessous : l’horizon suit une ligne de tiers, ainsi que le pêcheur. La lune se situe sur un point de force (je l’ai un peu aidée en post-traitement !)

    La composition lignes de tiers

    L’espace visuel

    Nous voulons photographier un personnage et nous allons appliquer la règle des tiers. Par définition, nous avons deux lignes verticales pour placer notre sujet. Laquelle allons-nous choisir ? Celle qui laisse un espace visuel au personnage.

    C’est valable également pour le mouvement. Un sportif qui va s’élancer pour un 100 mètres aura devant lui la partie la plus large de l’image.

    Sur la photo ci-dessous, la personne a devant elle un espace visuel et un espace pour le déplacement. On n’envisage pas de la placer sur le tiers droit de l’image. Cette photo illustre également un conseil énoncé plus haut : on a coupé la personne franchement, au niveau de la ceinture.

    La composition espace visuel

    Les diagonales

    Si notre composition comporte des lignes diagonales, nous allons essayer de les faire partir de l’angle de l’image ou de l’angle formé par une ligne de tiers et le bord.

    Les lignes horizontales et verticales stabilisent l’image alors que les diagonales guident le regard. Nous pourrons placer les diagonales pour qu’elles conduisent l’œil du spectateur jusqu’au sujet.

    Dans la photo ci-dessous les bords de l’allée sont placés dans les angles inférieurs de l’image. Ils conduisent à la porte de l’orangerie, comme une invitation à y entrer. Notons la position des lignes de tiers.

    La composition, diagonales

    Qu’est-ce qui attire l’œil ?

    Le but de la composition est de transmettre un message ou une impression en guidant l’œil du spectateur vers un sujet. Alors, qu’est-ce qui attire l’œil ?

    Ce qui est net. Nous veillerons à faire la mise au point sur le sujet et nous favoriserons le flou dans l’environnement.

    Ce qui prend de la place : le sujet devra avoir un volume important dans l’image. Si le sujet est seul, nous n’hésiterons pas à faire un cadrage serré.

    Ce qui est vivant : l’œil sera attiré en priorité par l’être humain ou s’il n’apparaît pas, par un objet qui évoquera sa proximité. Ensuite viendront les animaux puis les végétaux.

    Les zones claires et les contrastes : les zones les plus claires attirent le regard. Nous éviterons par conséquent d’avoir des zones claires en arrière-plan qui peuvent troubler la perception de l’image. Par contre, les éléments contrastés (sombres sur fond clair) ressortiront dans la composition.

    Les couleurs : les couleurs saturées attirent plus le regard que les couleurs fades. Plus précisément les couleurs chaudes (rouge, jaune, orange) sont plus attractives que les couleurs froides (bleu ou vert).

    Le coquelicot ci-dessous ressort par rapport à son environnement. Il est net et de couleur chaude, le fond est flou et de couleur froide, plutôt dessaturé.

    ce qui attire l'œil

    Savoir ce qui attire l’œil a deux objectifs. D’une part mettre en valeur ce que nous voulons montrer au spectateur. D’autre part éliminer des éléments qui n’ont pas d’intérêt dans notre composition.

    La composition symétrique

    Maintenant que nous connaissons les règles de composition et en particulier la règle des tiers, je voudrais aborder une autre pratique relativement courante : la composition symétrique.

    Je ne répèterai jamais assez que chacun de nous doit faire les photos qu’il souhaite. Aucune règle de composition n’est dogmatique. Alors la symétrie, pourquoi pas ?

    • dans le portrait, elle va accentuer l’expression d’un visage.
    • dans un paysage elle peut être très opportune, à condition de le faire franchement. Ci-dessous. Il y a la terre et le ciel, peu contrastés, séparés par une ligne fine d’arbres et de maisons, d’un bout à l’autre de l’image. La présence de l’humain est insignifiante entre la lande aride et le ciel menaçant.
    La composition symétrique
    • en architecture, elle va souligner l’équilibre  et la force d’une construction. Le pont ci-dessous occupe toute la photo. Sa symétrie renforce la perspective. Nous distinguons l’autre bout de la route. Nous sommes invités à franchir le pont en toute sécurité.
    La composition symétrique

    La troisième dimension

    La bonne composition d’une image doit permettre de la voir en trois dimensions, pour donner une impression de profondeur. Pour nous y aider étudions dans les paragraphes suivants la perspective, l’équilibre des masses, la profondeur de champ et les contrastes .

    La perspective

    Des éléments de taille identique auront, avec la perspective des tailles relatives de dimensions différentes. Les plus lointains seront plus petits. Cette constatation est bien sûr banale mais placer un sujet en premier plan donne cette impression de profondeur.

    La perspective dépend de la distance que nous avons avec le sujet. Plus nous sommes proches du sujet, plus la perspective est forte. Si nous nous éloignons du sujet, la perspective s’atténue. C’est un des choix que nous aurons à faire au moment de la prise de vue.

    Sur la photo ci-dessous les deux tasses sont de dimensions identiques mais avec la perspective, la première paraît plus grande que la seconde. Au premier plan, nous avons le sujet (tasse bleue). La tasse rose devient un faire-valoir du sujet. Si nous comparons avec la photographie de l’orangerie dans un paragraphe précédent, les tasses sont plus éloignées de l’objectif. Par conséquent, elles ne participent pas à l’impression de perspective. Ce sont les diagonales qui produisent l’effet.

    La perspective

    L’équilibre des masses

    La règle de l’équilibre des masses consiste à rapprocher l’élément le plus lourd de la composition vers le  centre de l’image. C’est une règle qui est assez intuitive. Sur la photo ci-dessus, chaque tasse est placée sur une ligne de tiers. Mais comme celle du premier plan est de taille relative plus grosse, elle empiète sur la ligne médiane de l’image.

    La profondeur de champ

    Un bon réglage de la profondeur de champ donnera une impression tri dimensionnelle. Le sujet principal doit être plus net que les autres éléments de l’image. Nous ferons la mise au point sur le sujet tout en augmentant la profondeur de champ pour avoir un flou d’arrière-plan.

    Histoire d’une image

    Ne cherchons pas dans cette photographie une illustration des règles de composition. Distinguons en bas à droite le mur du barrage de Grangent qui forme un lac de 3.65 km² sur la Loire. Ce barrage marque une transition sur le fleuve. En amont la Loire est dite « sauvage ». Elle parcourt une centaine de kilomètres avec un dénivelé de plus de 1000 mètres. En aval le fleuve est tranquille : il lui reste 900 kilomètres à suivre pour rejoindre l’Atlantique avec un dénivelé de seulement 400 mètres.

    J’ai suivi le cours de la Loire sauvage de sa source, au Mont Gerbier de Joncs, jusqu’au barrage. Ce point d’arrivée que je connais est net sur l’image. La perspective de la plaine qui part à l’infini est une invitation à suivre le cours du fleuve. On le distingue jusqu’au premier méandre, puis c’est l’inconnu, l’espace devient de plus en plus flou.

    La composition, histoire d'une image

    Les contrastes

    Dans une image, un élément contrasté ressortira par rapport à son environnement. Nous veillerons à ce que celui-ci soit notre sujet.

    • Contrastes des luminosités : clair sur fond foncé ou foncé sur fond clair
    • Contrastes des couleurs : éléments colorés sur fond grisâtre ou pastel. Ça ne fonctionne pas dans l’autre sens, on ne fera pas ressortir un élément fade sur un fond coloré.
    • Contrastes des matières. Comme nous l’avons vu, le vivant attire l’œil. Dans l’illustration ci-dessous la rose est nette, sur fond plus flou. Elle est claire sur fond plus sombre. Elle est vivante sur fond minéral. Notons la présence de la tige qui part en diagonale de l’angle de la photo pour rejoindre la fleur qui occupe le centre.
    Contrastes

    Conclusion

    Nous avons vu les règles de La composition en photographie. Il est important de les connaître et de les pratiquer. Ensuite, voir des peintures et des photographies pour étudier de quelle manière elles sont composées, et ce qui attire l’œil. Finalement libérer sa propre créativité en s’affranchissant (ou non) des règles de composition.

    Comme je l’ai dit plus haut les règles de composition ne sont pas un dogme mais attention de ne pas tomber dans le piège inverse. La tendance actuelle (cancel culture) à rejeter des millénaires d’art et de traditions, touche également la photographie. L’abolition de toutes règles, la promotion du laid s’expriment à longueur d’expositions. Et là, il s’agit vraiment de dogme.

    Mon ami Roger Jourdain, seul photographe français à avoir obtenu le titre de meilleur photographe du monde en 2016 et 2017 (seul européen à l’avoir obtenu deux fois) refuse de s’affranchir des règles fondamentales de l’esthétique. Je vous invite, avec son autorisation, à visiter son site et à vous y attarder pour voir de très belles photographies:

    Dans mon prochain article de la rubrique « Nos belles photos », j’aborderai l’Exposition, alors à très bientôt.

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    La fresque des canuts

    La fresque des canuts date de 1987, dans sa première version. Elle a été réactualisée deux fois, en 1997 et en 2013 en tenant compte des transformations de son quartier: la Croix-Rousse.  Elle porte le nom des « canuts », ouvriers qui travaillaient la soie au XIXème siècle. Si La fresque des lyonnais représente les personnalités qui ont marqué l’histoire de Lyon, La fresque des canuts montre des gens ordinaires dans leur environnement quotidien.

    La fresque des canuts

    Cette fresque couvre un mur aveugle de 1200 m², ce  qui en fait la plus grande d’Europe.

    Histoire de la fresque des canuts

    Mur préalable (1986)

    1986

    La société Avenir publicité exploite cinq panneaux sur ce mur d’une laideur incontestable qui dévalorise les annonces. Elle décide de faire appel à la coopérative « Cité de la création » spécialiste des fresques murales pour décorer le mur. Cité de la Création va proposer de couvrir toute la surface avec des thèmes adaptés à l’identité du quartier.

    La fresque des canuts 1987

    1987

    Ainsi naîtra la plus grande fresque d’Europe avec ses 1200 m². Elle s’inscrira très vite au patrimoine vivant de la ville de Lyon. On remarque l’architecture Croix Roussienne avec ses immeubles très hauts. La hauteur sous plafond des appartements atteignait 4 mètres pour accueillir les métiers à tisser. Les escaliers, au centre, les immeubles en perspective donnent à la fresque cette impression de profondeur. Aux fenêtres, on notera la présence de personnages du Théâtre de Guignol.

    La fresque des canuts 1997

    1997

    Lyon est devenue capitale des murs peints. Les muralistes sont motivés pour moderniser La fresque des canuts. Les panneaux publicitaires ont disparus, remplacés par des boutiques. L’immeuble de droite est plus moderne avec sa véranda au sommet. Les couleurs sont plus conformes aux tons pastels de la Croix Rousse. Il y a plus de personnages et ceux qui étaient présents dans la première version ont vieillis de 10 ans. Le théâtre de Guignol se réduit à un petit kiosque, au rez-de-chaussée, plus réaliste.

    La fresque des canuts 2013

    2013

    La version actuelle date de 2013. Le théâtre de Guignol est à la même place. Un velo’V (vélo libre-service) est à proximité, changement d’époque oblige! Les  immeubles sont rafraichis et intègrent des végétaux. Les personnages sont plus nombreux, les familles se sont agrandies. Il est à noter que cette restauration de la fresque a été simultanée à une rénovation de l’immeuble qui était dans un état pitoyable.

    Un passage apparaît sous l’immeuble de gauche (bien réel, celui-là!)

    Si Avenir publicité n’apparaît plus, de nouveaux partenaires ont aidé à la restauration. Outre la ville de Lyon, la Banque populaire Auvergne Rhône-Alpes, EDF, l’OPAC du Rhône, Courteix Bâtiment, les peintures Zolpan, Intersoie.

    Étude de la fresque des canuts

    Le réalisme

    La photo ci-dessus, qui est prise avec un certain recul nous permet d’apprécier le réalisme de la fresque : on a du mal à distinguer quels sont les personnages réels et ceux intégrés dans la peinture. Dans cette version les peintres ont décoré le nouveau passage sous l’immeuble, l’intégrant ainsi dans le tableau. Dans le détail ci-contre, la barrière métallique à gauche fait partie de la vie réelle mais tout le reste est fictif.

    Rêve de soie

    La précision

    Les routes  de la Soie, est l’enseigne d’une boutique située dans une rue sur la colline. Les décors du mur, au-dessus de l’enseigne représentent des thèmes en rapport avec la route de la soie. On notera la précision des détails (caravane de chameaux, bâtiments et personnages exotiques…) Observons les fenêtres, avec leurs rideaux et leurs garde-corps métalliques. Non, il n’y a pas de métal : on arrive à oublier qu’il ne s’agit que d’un décor.  Cette partie du mur est une véritable fresque dans la fresque.

    Les routes de la soie

    La vie lyonnaise

    Il n’y a pas dans la fresque, de représentation des canuts qui serait anachronique. Mais la boutique « Les routes de la soie » que nous avons évoquée au paragraphe précédent et « Rêves de soie » au rez-de-chaussée font allusion à leur métier.

    Pour répondre à la remarque d’une lectrice, je rendrai hommage aux canuts à la fin de l’article avec une vidéo de la chanson des canuts écrite par Aristide Bruant en 1910

    Le théâtre de Guignol était présent dans la fresque avec des personnages démesurés dès la première version.

    Ensuite, un petit théâtre aux dimensions réalistes évoque ce mythe lyonnais dans les versions suivantes. À proximité on remarque un Vélo’V. Les lyonnais aiment rappeler que leur ville a été la première à adopter le vélo  libre-service en France. C’était en 2005, avec le concours de la société Decaux.

    Étude de la fresque la vie lyonnaise

    Détails

    Voici quelques photos supplémentaires des détails de La fresque des canuts, dans ce diaporama.

    La chanson des canuts

    Conclusion

    Pour une visite sur place, l’office du tourisme propose des découvertes guidées spéciales « murs peints »: visiterlyon.com, ou : blog-in-Lyon.fr.

    Cet article était le 7ème consacré aux murs peints lyonnais après le Musée urbain Tony Garnier, La cité idéale, Musée urbain , les murs peints des TCL, Hommage à Diégo Rivera, les fresques des hôpitaux lyonnais, la fresque des lyonnais. les deux prochains articles nous emmèneront au fil des rues pour découvrir d’autres fresques surprenantes.

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    La bibliographie de William Klein

    La bibliographie de William Klein prolonge mon article précédent William Klein.

    Artiste peintre, graphiste,  photographe, cinéaste, Klein a publié de nombreux ouvrages tout au long de sa carrière. Pour retenir les plus emblématiques…

    William Klein, des livres

    « Life is good and good for you in New York » Cette publication est faite dans le cadre de sa collaboration avec le magazine Vogue. Klein écrit un journal photographique qui montre la ville de New-York sous un angle peu flatteur.

    « New-York 1954-55 » Il a rassemblé dans ce livre des photographies qu’il a faites pour Vogue. Aucun éditeur américain n’a accepté de le publier. C’est Le Seuil à Paris qui éditera le premier cet ouvrage en 1956, suivi par un éditeur italien.

    D’autres livres sur les grandes villes suivront. Rome en 1958, Klein a profité de sa présence dans la capitale italienne lors du tournage d’un film avec Fellini. Il publiera ensuite Moscou et Tokyo en 1964.

    Ce n’est qu’en 2002 que paraîtra Paris + Klein. C’est vrai qu’il a mis la photo entre parenthèses de 1965 à 1980 pour se consacrer au cinéma.

    Les ouvrages présentés dans La bibliographie de William Klein sont classés par ordre de publication.

    Mon coup de cœur va au plus récent : Yes, William Klein qui n’est pas encore paru à l’instant où j’écris cette page. Le décès de l’artiste avant sa sortie en fait un livre posthume…

    En cliquant sur les images vous avez des liens commerciaux qui vous permettent d’acquérir ces livres par l’intermédiaire de ce site, ce qui nous permet de percevoir une commission.

    Paris + Klein

    Dans cet ouvrage William Klein rassemble des photographies qu’il a prises dans sa ville d’adoption. Noir et blanc ou couleur, les gens simples ou les personnalités, la vie de tous les jours : métro, shoping, manifs, matchs de foot… Des années 1960 au début des années 2000, Klein nous offre sa vision de la capitale à travers son regard à la fois ironique et nostalgique.

    Relié – 344 pages – Textes en français – Editions Marval, 2002 – 25 x 34 cm

    William Klein : rétrospective

    Ce livre est une étude de la photographie japonaise d’après-guerre. Il cherche à comprendre comment les tragédies d’Hiroshima et de Nagasaki ont marqué le médium nippon. Les photographes ont apporté leur témoignage sur les rescapés et sur les lieux touchés par ce drame. D’autres ont réagi différemment préférant sublimer le corps et la beauté pour exorciser le traumatisme

    192 pages – Textes en français – Editions Marval, 2003 – 25.5 x 35 cm

    Life Is Good & Good for You in New York

    Auteur : Max Kozloff

    Cet ouvrage n’est pas un livre original publié par William Klein. C’est une étude approfondie de son travail avec Vogue sur New-York. Chaque publication de la série Books on Books d’Erata éditions présente un livre de photographies épuisé. Il reproduit l’intégralité du contenu, des notes sur la création de l’édition originale et des informations sur l’artiste. Les textes sont en anglais.

    William Klein qualifiait New-York de capitale mondiale de l’angoisse. Il en fait une description sans concession en s’écartant des codes de la photographie traditionnelle (Grands-angles, gros plans, sous expositions…)  

    160 pages – Textes en anglais – Editions Erata, 2010 – 18 x 24 cm

    William Klein : ABC

    Klein a conçu ce livre qui offre un aperçu visuel de sa carrière longue et variée. Il présente ses images des rues de New York, Moscou, Rome, Tokyo et Paris. Puis ce sont ses photographies de mode, des affiches de ses films satiriques et mordants, ses « contacts peints » d’une forte intensité visuelle. Il s’agit du premier ouvrage complet sur son travail publié aux États-Unis depuis 20 ans. Textes en anglais

    Relié – 182 pages – Textes en anglais – Éditeur : Harry N. Abrams 2013 – 29 x 20 cm

    William + Klein

    Cet ouvrage monté par Caroline Magre est un condensé de l’œuvre de William Klein, qu’il commente lui-même. Il est riche d’une centaine d’images. En 2018, alors qu’il atteint l’âge de 90 ans, l’artiste a gardé toute sa verve et reste aussi provocateur qu’à ses débuts.

    Klein affirme que les « coups de poker » ont rythmé sa vie . C’est d’ailleurs un gain au poker qui lui a permis d’acheter son premier Rolleiflex alors qu’il était militaire.

    Relié, broché ou cartonné – 160 pages – Textes en français – Éditions Textuel – 2018 – 20 x 27 cm

    William Klein : Celebration

    William Klein a 90 ans quand il sélectionne ses œuvres préférées. Il les présente dans ce livre publié par l’éditeur espagnol « La Fabrica ». Celebration propose une visite en noir et blanc ou en couleur à travers New-York, Rome, Moscou, Madrid et Paris. Les textes sont en anglais.

    Relié – 112 pages – Textes en anglais –  Editeur : La Fabrica –  2019 –  18 x 25 cm

    Contacts

    Ce livre est une nouvelle édition d’un ouvrage que Klein et Delpire avaient déjà publié en 2009. Cette version plus étoffée d’un format plus courant (A4) présente des œuvres que Klein nommait « contacts peints ». Après une sélection de ses meilleures photographies, il les tirait en grand format et les entourerait d’une épaisse couche de peinture de couleur vive. Il choisissait pour chacune de ses réalisations une des trois couleurs primaires. Ce n’était pas d’une démarche décorative, mais la volonté de surprendre le spectateur.

    192 pages – relié ou broché – Textes en français – Éditions Delpire – 2020 – 21 x 29.5 cm.

    Yes William Klein

    Le coup de cœur de La bibliographie de William Klein

    Auteur David Campany, Photo : William Klein

    Le décès de William Klein le 10 septembre 2022 fera de ce livre un ouvrage posthume puisque sa parution est prévue pour le 27 octobre 2022. Il est publié à l’occasion de la rétrospective au Centre International de la Photographie de New-York : William Klein, Yes  L’ouvrage concerne l’ensemble  de l’œuvre de l’artiste (peintures abstraites, photographies de rue, livres photo, cinéma…) Les textes de David Campany sont clairs, chronologiques (et je précise, en anglais). Plus de 200 images sélectionnées par Klein lui-même illustrent cette publication « Grand format »

    384 pages – Textes en anglais – Editions : Thames & Hudson – octobre 2022

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