Le Calotype

William Henri Fox Talbot

C’est à William Henry Fox Talbot que l’on doit l’invention du calotype en 1841. Mais il avait entrepris des expériences « photographiques » dès 1833. Il avait mis au point le « dessin photogénique ». Ce procédé consistait à déposer des objets sur une feuille de papier sensibilisé par trempage dans une solution de chlorure de sodium puis dans une solution de nitrate d’argent. Après exposition à la lumière du soleil, les objets laissaient leur empreinte en négatif. Les parties protégées restaient blanches. Celles qui étaient exposées s’assombrissaient en prenant des teintes dégradées entre le sépia et le brun foncé.

Calotype-William-Talbot-dessin-photogénique

Le calotype

En 1839, le daguerréotype fut présenté comme le premier procédé photographique mais il avait un  inconvénient majeur : les images n’étaient pas reproductibles. C’est à William Henry Fox Talbot que l’on doit le procédé du négatif sur papier, et tirage de positifs multiples. Il déposa le brevet du « calotype » en 1841.

Calotype-William-Henry-Fox-Talbot-négatif-positif

Le négatif était constitué d’une simple feuille de papier sur laquelle était étalée une solution d’iodure d’argent puis. Après séchage, Talbot l’enduisait d’une autre solution qu’il nommait « gallo-nitrate d’argent ». Il introduisait la feuille ainsi préparée dans la chambre noire. Le temps de pose était de 1 à  2 minutes. Après la prise de vue, il développait la feuille avec la même solution (gallo-nitrate d’argent). Puis il la lavait et la fixait au bromure de potassium. (ce bromure de potassium sera plus tard remplacé par de l’hyposulfite de soude).

Le positif était également tiré sur une feuille de papier, mouillée dans une solution de sel de cuisine. Puis, après un séchage succinct elle était enduite d’une solution de nitrate d’argent. Le négatif papier était ensuite appliqué contre le support positif. L’ensemble était pressé dans un châssis et exposé à la lumière jusqu’à ce que l’image se révèle sur le positif. Celle-ci était enfin fixée avec de l’hyposulfite de soude.

Livre : the pencil of nature

Malgré cette faculté de reproduction multiple le calotype ne connut pas le succès du daguerréotype. Les images étaient de moins bonne qualité et William Talbot avait déposé des brevets qui ne permettaient pas de développer le procédé. Le brevet du daguerréotype avait été racheté par l’état français qui l’a « offert au monde » suivant la formule employée à l’époque. On dirait aujourd’hui qu’il est entré tout de suite dans le domaine public.

En 1844, Talbot publia le premier livre illustré de photographies, « The pencil of Nature » (Le crayon de la nature). Cet ouvrage traitait de ses découvertes et était illustré de vingt-quatre calotypes.

William-Talbot-the-pencil-of-nature-le-crayon-de-la-nature

Vous trouverez en cliquant ci-dessous une vidéo de « Photo – synthèse » qui explique brillamment le calotype.

le-calotype-lien-photo-synthèse

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