La galerie nadar

Avant d’être photographe, Gaspard-Félix Tournachon, dit Nadar, était journaliste, éditorialiste, caricaturiste.

A partir de 1850, il entreprend pour le Musée des gloires contemporaines, la réalisation d’ une série de portraits des personnalités de son époque. Le projet était de réaliser 4 planches lithographiées pour 1 000 portraits. Une seule planche aboutira en 1854 avec 259 portraits. Il s’agit de caricatures des personnages accompagnées de biographies amusantes. Cette planche sera baptisée « le Panthéon Nadar » 

Si ce projet ne connait pas un grand succès commercial, il permet à Nadar de rencontrer des personnages illustres et de se faire un nom dans le tout-Paris de l’époque. De plus, il saisit les portraits de ses modèles en les  photographiant ce qui fait naître en lui l’intérêt pour cette nouvelle pratique.

La galerie Nadar : Félix Tournachon, dit Nadar

Les portraits de Félix Nadar et de son fils Paul

La composition des portraits de Nadar s’inspirait de la peinture : pose de trois quart, cadrage à mi-corps absence de décorum; seulement  le personnage et la lumière qui éclaire son visage et le met en valeur. Nadar recevait son hôte, la discussion s’entamait, amicale, enjouée pendant que les collaborateurs mettaient en place le matériel. Quand le modèle était à l’aise, Nadar l’installait. Il lui donnait quelques conseils, rectifiait un drapé, une attitude, ajustait le vêtement, puis opérait…

« La théorie photographique s’apprend en une heure ; les premières notions de pratique, en une journée… Ce qui ne s’apprend pas, je vais vous le dire. C’est le sentiment de la lumière, c’est l’appréciation artistique des effets produits par les jours divers et combinés. Ce qui s’apprend encore moins c’est l’intelligence morale de votre sujet. C’est ce tact rapide qui vous met en communication avec le modèle, et vous permet de donner, non pas… une indifférente reproduction plastique à la portée du dernier servant de laboratoire, mais la ressemblance la plus familière, la plus favorable, la ressemblance intime. C’est le côté psychologique de la photographie, le mot ne me semble pas trop ambitieux » Félix Nadar

Le livre des portraits « Nadar »

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