Bloc-notes été 2023

Bloc-notes, été 2023

Voici le bloc-notes été 2023, saison riche en évènements pour les amateurs de photographie. J’ai évoqué dans Bloc-notes juin 2023, le festival de la Gacilly, et cette exposition éphémère à Saint Maximin la Sainte Baume : La montagne Sainte Victoire, de l’ombre à la lumière, du 16 au 29 juin.

Dans ce nouvel article il sera question des rencontres d’Arles 2023, des programmes estivaux de la Maison Européenne de la Photographie, des musées de Charleroi, de Nice, de Chalon-sur-Saône…

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Les rencontres d’Arles 2023

Bloc-notes été 2023 Rencontres d'Arles

Je ne développerai pas dans cet article le programme des Rencontres d’Arles, comme je l’ai fait en 2021 et 2022. Leur site est suffisamment détaillé. D’autre part les programmations sont conformes à l’entre-soi à la mode : Arles 2023 se qualifie « festival engagé, solidaire et responsable ». Notre site s’appelle Photo-passions. Il informe sur la photographie, pas sur la politique.

Ceci étant dit, Les rencontres se dérouleront du 3 juillet au 24 septembre avec 40 expositions. Outre « la prise de conscience climatique » des expositions seront consacrées au cinéma. La semaine d’ouverture se déroulera du 3 au 9 juillet avec son point d’orgue : la nuit de l’année le 8 juillet. Le prix Women in motion sera décerné à la photographe brésilienne Rosângela Rennó le 4 juillet au théâtre antique.

Pour tout savoir sur l’évènement : expositions, conférences, stages et informations pratiques voici le lien :

Autour des rencontres d’Arles

Les rencontres d’Arles « off » Le programme off, (comme officiel) est en ligne avec 8 expositions, encadré par les rencontres. Si, comme l’année dernière j’ai des informations sur un « vrai » off organisé par Arles-exposition, je vous les communiquerai.

Les Baux de Provence

Robert Doisneau

À proximité d’Arles, vous pouvez visiter le village classé des Baux de Provence. En arrivant au château vous aurez une vue exceptionnelle sur la Camargue et sur les Alpilles. Outre le musée des santons, deux sites ont retenu mon attention pour cet été :

Le musée Yves Brayer expose Robert Doisneau jusqu’au 12 novembre. Ce sont 50 images célèbres du photographe humaniste qui sont présentées. C’est aussi, bien sûr l’occasion de découvrir l’œuvre d’Yves Brayer, qui a beaucoup peint la Camargue.

Les carrières des lumières. Rien à voir avec la photo, mais c’est tellement beau! Des projections majestueuses sont organisées chaque année dans d’anciennes carrières de calcaire. Le spectateur a l’impression de se déplacer au milieu des tableaux des artistes sélectionnés, accompagné par un fond musical adapté. Cette année le spectacle est consacré aux maîtres hollandais de la peinture : de Vermeer à Van Gogh suivi d’une projection inspirée de l’œuvre de Mondrian. Pour les amateurs de Tintin, trois après midi par semaine les carrières projettent Tintin, l’aventure immersive.

Bloc-notes été 2023 à Nice

Le Musée de la photographie Charles Nègre de Nice présente Jeffrey Conley, « Une Ode à la nature » du 10 juin au 24 septembre. cette expo se tiendra dans le musée même. L’exposition Alexandre Dufaye dans la galerie est visible jusqu’au 18 juin, il n’y a pas d’annonce pour la suite, à ce jour.

Jeffrey Conley – Une ode à la nature

Jeffrey Conley est un photographe américain diplômé en études photographiques de l’Institut de technologie de Rochester. Il a enseigné à la Galerie Ansel Adams dans le parc de Yosemite, en Californie. Cette région, propice à l’immersion dans la nature est devenue pour lui une source d’inspiration.

Jeffrey Conley rejoint son précurseur Ansel Adams dans son approche contemplative de la nature. En Amérique, en Islande,  en Nouvelle Zélande ou en Suisse il sublime la beauté de la nature et révèle sa dimension spirituelle.

Cette exposition comprend 52 tirages réalisés par l’artiste lui-même. Elle constitue une réflexion sur l’évolution de ses photographies au cours des 30 dernières années. Jeffrey Conley maîtrise parfaitement les techniques de tirage, à la gélatine d’argent comme au platine ou aux pigmentaires. Toutes ses œuvres sont tirées à la main avec un soin méticuleux.

Bloc-notes été 2023, Jeffrey Conley

Waterfall, Southern Alps, NZ, 2011 ©Jeffrey Conley

Bloc-notes été 2023 à Charleroi

Le Musée de la photographie de Charleroi présente cet été quatre expositions et un film qui sont visibles jusqu’au 24 septembre 2023. Je consacrerai prochainement un article complet sur ce musée, l’un des plus important d’Europe consacré à la photographie.

Gaël Turine. Mémoire de rivières

Bloc-notes été 2023 Gaël Turine

Dans la salle n°1

Pendant l’été 2021, d’importantes inondations ont frappé l’Allemagne et le sud de la Belgique, provoquant des dégâts humains et matériels considérables. Après la décrue, Gaël Turine est allé photographier les dégâts causés par les inondations dans les vallées des rivières : La Vesdre, La Lesse, La Lhomme, la Wamme, la Hoëgne et l’Ourthe.

Mémoire des rivières présente une partie des photographies de ces paysages dévastés.

Gaël Turine est un photographe belge né à Nieuport en 1972. Il a étudié la photographie documentaire à Bruxelles, à l’École Supérieure des Arts Plastiques. Pendant ses études il a collaboré avec Médecins sans frontières et Médecins du monde, ce qui lui a permis de photographier l’Afghanistan, l’Angola ou l’Erythrée. Son diplôme obtenu il a voyagé dans de nombreux pays, publiant chaque fois des ouvrages humanistes. Il collabore avec de nombreux titres de la presse internationale  et il enseigne dans des ateliers dans le monde entier et à l’Université Libre de Bruxelles.

Jacquie Maria Wessels. Garage Stills & Fringe Nature

Jacquie-Maria-Wessels

Garage Still #10/2014 Amsterdam  ©Jacquie Maria Wessels

Dans la salle n°2

Nous avons tous constaté que les véhicules contemporains sont bourrés de technologie et d’informatique. Les plus anciens d’entre nous ont la nostalgie de ces anciens garages qui sentaient l’essence et le cambouis. Jacquie Maria Wessels a parcouru le monde (Turquie, Cambodge, Russie, Pologne, Maroc, Italie, Cuba, Sri Lanka, Afrique du Sud et Japon) pour photographier l’intérieur de ces garages traditionnels.

Moteurs, carcasses, établis, outillage, témoignages du travail de ces artisans mécaniciens ingénieux et patients. Un dernier regard sur ces temps révolus nous est offert par la photographe.

 

Jacquie Maria Wessels est une photographe néerlandaise, née en 1959 à Amsterdam. Elle a étudié dans sa ville natale la photographie à l’Académie Gerrit Rietveld et la psychologie sociale à l’Université Libre. Elle a également étudié la peinture à Londres à l’Université Middlesex.

Après un début de carrière à Bruxelles, elle s’est installée à Amsterdam.

Sarah Lowie. SIXMILLE

Dans la galerie du soir.

Sarah Lowie est une photographe belge née à Charleroi. Elle a étudié la photographie à Bruxelles à l’Ecole Supérieure des Arts Plastiques. Puis, elle a complété sa formation avec une spécialisation « Images plurielles » : Sérigraphie, gravure, mise en page de livres. Sarah réalise son premier projet SIX MILLE, exposé à plusieurs reprises en Belgique. Elle recevra le prix de lauréate de la ville de Bruxelles. En France, aux Boutographies. Au Maroc, aux Nuits Photographiques d’Essaouira elle recevra la mention spéciale du jury.

SIX MILLE cette année est la continuité du premier projet. Ce nom est simplement le code postal de la ville de Charleroi. C’est une ancienne ville minière autrefois nommée « la ville noire ». Elle y a rencontré un groupe d’africains qui l’ont acceptée avec son matériel photographique. Elle a fini par devenir une des leurs et par rencontrer l’amour avec Django. Dans son expo elle présente en photos ce groupe de rappeurs Madil City Gang.

Bloc-notes été 2023 Sarah Lowie

Black Para et Nova-D au studio © Sarah Lowie

Randa Maroufi. BAB SEBTA

Dans la boîte noire (film)

Randa Maroufi est née en 1987 à Casablanca. Elle est diplômée de l’Institut National des Beaux-Arts de Tétouan, (Maroc) en 2010, de l’École Supérieure des Beaux- Arts d’Angers en 2013, et du Studio National des Arts Contemporains de Tourcoing en 2015.  

Sebta est une ville espagnole enclavée sur le sol marocain. C’est le lieu d’un trafic de produits manufacturés, vendus au rabais. Des milliers de personne y travaillent. Randa Maroufi met en scène dans son film en trois volets, Bab Sebta la chorégraphie de ce monde entre l’Espagne et le Maroc, terrain de jeu de toutes les contrebandes.

Toutes les informations sur le Musée de Charleroi et ces différentes manifestations :

Bloc-notes été 2023, Maison européenne de la photographie

La maison européenne de la photographie à Paris propose cet été deux expositions, visibles jusqu’au 21 août 2022 dans les galeries et présente au studio, successivement, deux artistes émergeantes.

Rineke Dijkstra, I see you

Du 7 juin au 1er octobre

Rineke Dijkstra est née en 1959 à Sittard aux Pays-Bas. Elle a étudié à la Gerrit Rietveld Académie d’Amsterdam. Jusqu’en 1990 elle sera photographe portraitiste. Ensuite elle entrera dans une démarche artistique en créant son propre style de photographies et de vidéos. Elle propose une vision contemporaine du portrait : personnages sensibles (souvent jeunes) au milieu d’un espace épuré. Rineke Dijkstra a été exposée de nombreuses fois et elle a reporté plusieurs prix.

L’exposition occupe un étage entier de la MEP. Elle montre quatre des œuvres photo-vidéo les plus importantes de l’artiste. Son titre comme les œuvres sont une incitation à porter un regard bienveillant sur autrui. Pour la première fois, une institution parisienne présente l’ensemble de ses réalisations.

Rineke Dijkstra

Anna, The Gymschool, 2014, 15’16 » © Rineke Dijkstra 

Maya Rochat,  Poetry of the earth

Bloc-notes été 2023, Maya Rochat

© Maya Rochat Give Me Space

Dans les galeries du 7 juin au 1er octobre

Maya Rochat est une photographe et plasticienne suisse née en 1985, diplômée de l’ École Cantonale d’Art de Lausanne et de la Haute École d’Art et de Design de Genève. Des institutions culturelles de premier plan ont présenté son travail dans toute l’Europe. Elle a été lauréate de nombreux prix et a publié plusieurs ouvrages.

Maya Rochat réalise des montages visuels aux couleurs très saturées. Ses photographies de végétaux, de roches ou de rivières sont la base de son expérimentation. Elle superpose les images, les altère numériquement ou physiquement et en modifie le sens en jouant sur la transparence, les textures et les couleurs. Maya Rochat engage une réflexion sur la beauté du monde, sa matière et sa transformation. L’artiste cherche à ré-enchanter le monde en crise et elle invite le spectateur à pénétrer dans son univers onirique.

Cette exposition est la première de Maya Rochat organisée en France par une grande institution.

La MEP, le studio

Voyons maintenant le programme du studio de la MEP. Là, la saison comporte deux périodes :

Du 7 juin au 16 juillet, vous pourrez voir un court-métrage Auf dem Zahnfleisch  de Rosa Joly.

Auf dem Zahnfleisch  signifie « sur les gencives », ce n’est pas, comme on pourrait le croire, une étude sur les implants dentaires. C’est une succession de tableaux réunissant des personnalités de la scène californienne de l’après-guerre. Je reste bref sur cette expo qui est plus cinématographique que photographique.  

Rachel Fleminger Hudson

Rachel-Fleminger-Hudson

© Rachel Fleminger Hudson

Du 21 juillet au 1er octobre

C’est la première exposition personnelle de cette artiste née à Londres en 1997. Rachel Fleminger Hudson  est diplômée du Camberwell College of Arts et du Central Saint Martin, écoles londoniennes. Elle a été lauréate du prix Dior en 2022 qui récompense les jeunes talents de la photographie et des arts visuels.

Rachel affectionne les années 1970 pour leur côté transitionnel. Ses photographies sont des montages qui exploitent l’imaginaire de ces années là. Comme des mises en scène théâtrales, elle reprend avec rigueur les costumes, les décors, les accessoires.

Un coup de cœur pour cette exposition. elle donne de vraies photographies, composées avec soin, pleines d’humour et de nostalgie à la fois. On y décèle l’espièglerie de la jeune artiste. Enfin de la bonne humeur dans le monde anxiogène de la photographie contemporaine.

Maison Européenne de la Photographie 5 et 7 rue de Fourcy 75004 Paris, pour tout savoir :

Bloc-notes été 2023 : Musée Niepce de Chalon

Le musée de la photographie Nicéphore Niepce expose Bertrand Meunier, Erased  du 17 juin au 17 septembre.

© Bertrand Meunier

Bertrand Meunier est membre du collectif Tendance floue. Photographe documentaire, il a collaboré avec les magazines Newsweek, Libération et l’Agence VU. Il ne cherche pas à faire des scoops à l’occasion de grands évènements. Meunier va à la rencontre des gens et il réalise des photos de la vie, simplement. Il veut nous aider à comprendre le monde. Quand il choisit de photographier un pays, il va réaliser un travail sur du long terme. Plusieurs années pendant lesquelles il effectuera dans ce pays des séjours répétés.

Erased propose 80 tirages argentiques, procédé que Bertrand Meunier affectionne, Ces images concernent le travail que le photographe a réalisé en Chine de 1999 à 2019. Des vidéos, des installations et des coupures de presse accompagnent les photographies. On réalise ainsi les mutations de la société chinoise pendant les 20 dernières années : disparition du monde paysan, développement de l’industrie, puis de l’économie tertiaire et des nouvelles technologies, contrôle de plus en plus marqué de la population.

Pour en savoir plus sur cette exposition :

Conclusion

Cet article reste ouvert, je le complèterai si j’ai de nouvelles informations au cours de l’été. Si vous avez connaissance d’autres activités concernant la photo, elles sont les bienvenues, je ne manquerai pas de les publier.

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