La cité idéale, Musée urbain

La cité idéale complète le Musée urbain Tony Garnier. Elle comprend 6 murs peints par des artistes étrangers qui représentent, sous le patronage de l’Unesco, leur vision de la cité idéale.

Nous nous sommes promenés ensemble dans le quartier des Etats Unis à Lyon, lors d’un précédent article : Musée urbain Tony Garnier que vous pouvez revoir ou découvrir en cliquant sur le titre…

Je vous ai présentés 13 murs peints, réalisés par la Cité de la création d’après les planches de Tony Garnier. Dans ce nouvel article, je vous montre les 3 derniers murs inspirés par l’architecte et les 6 fresques de la Cité idéale patronnée par l’Unesco.

Tony Garnier et le patrimoine lyonnais.

Abattoirs de la Mouche

Abattoirs de la Mouche
Abattoirs de la Mouche
Abattoirs de la Mouche détail
Détail

Cette fresque permet de réaliser la prouesse architecturale de ce bâtiment gigantesque (120 m x 80) sans appui intérieur).

Le marché aux bestiaux représenté indique la destination initiale du lieu mais qui aura servi de Hall pour l’exposition universelle de 1914, puis de fabrique de munition pendant la guerre. Il sert de marché aux bestiaux de 1920 à 1967. C’est aujourd’hui une salle de spectacle.

Au premier plan des personnalités de l’époque, les frères lumières, Laurent Bonnevay et Jules Courmont entourent Edouard Herriot et Tony Garnier qui se serrent la main. 

Hôpital Grange Blanche

Hôpital Grange Blanche
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L’évolution de la médecine du début du XXème siècle poussera la municipalité à construire un nouvel hôpital pour remplacer l’Hôtel Dieu.

Tony Garnier sera l’architecte en chef et supervisera la construction de l’hôpital Grange Blanche.

Sur la fresque, on distingue le plan de l’hôpital constitué de pavillons pour séparer les pathologies, les espaces sont aérés et entourés de végétation.

Stade d’athlétisme

Stade d’athlétisme
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La troisième fresque évoque le troisième grand projet confié à Tony Garnier par la ville de Lyon. Il s’agit du stade de Gerland inauguré en 1926.

Par son architecture, le stade de Gerland rappelle celui d’Olympie. Les entrées, matérialisées par les quatre arches en plein-cintre monumentales et accentuées par la coursive – galerie à arcades – qui fait le tour et ceinture les gradins à ciel ouvert, suggèrent l’Antiquité, chère à Tony Garnier.

La cité idéale.

La cité idéale de Côte d’Ivoire

Cité idéale, Côte d'Ivoire
Cité idéale de Côte d’Ivoire.
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Inspirée des peintures traditionnelles africaines en peinture sur écorce, ce mur peint évoque les relations étroites entre l’homme et les forces naturelles et surnaturelles. Observez par exemple la case africaine, symbole de protection. Les colonnes totem chargées de symboles animistes rappellent la création du monde, le bien et le mal. Youssouf Bath a réalisé le dessin original de cette peinture.

La cité idéale de l’Inde.

Cité idéale, Inde
Cité idéale de l’Inde
Détail

La tribu des Warlis (NO de Bombay) ne connait pas l’écriture, la religion, les coutumes. Ils se transmettent oralement et par des peintures collectives (pâte de riz) sur les murs des maisons. Ici sont évoqués l’agriculture et l’élevage. Le carré central (« Cauk ») contient les symboles de la vie.

Et puis les rites du mariage, les danseurs, les musiciens…

Cette peinture a été réalisée selon le dessin original de Shantaram Tumbda.

La cité idéale de Russie.

Cité idéale, Russie
Cité idéale de Russie
Détail

En réaction contre l’architecture officielle soviétique, rigoureuse et austère, cette peinture murale est remplie de maisons colorées et biscornues, de ruelles sinueuses sans ciel ni horizon. Les isbas côtoient les parcs, les fontaines, les rivières et les jardins. Les clochers orthodoxes ponctuent l’espace que l’auteur a composé comme une tapisserie, sans début ni fin.

Le dessin original est de Grégory Chestakov.

La cité idéale du Mexique

Cité idéale, Mexique
Cité idéale du Mexique
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Jeux d’équilibre entre le jour et la nuit (soleil et lune), l’intérieur et l’extérieur, le quotidien et le mystique, la femme et l’homme…Dualité et contrastes qui engendrent la vie et créent la ville en mouvement.

Parmi les nombreux symboles représentés ici, vous avez certainement repéré Quetzacoalt, le serpent à plumes.

Cette peinture a été réalisée selon le dessin original de Marisa Lara et Arturo Guerrero

La cité idéale des USA

Cité idéale, Russie
Cité idéale des USA

Cette peinture murale, composée de seize panneaux, se lit de bas en haut. Ici, un langage unique, reconnaissable par tous : le pictogramme. Chaque couleur symbolise un élément constitutif de cette cité. Le spirituel en rouge, les arts en jaune, la nature en vert, la machine en bleu, le langage en noir. Les 4 premières couleurs réunies représentent l’homme et la ville.

Le dessin original est de Matt Mullican.

La cité idéale du Québec

Cité idéale, Québec
Cité idéale du Québec
Détail

Cette fresque de 150 m² est située sur un mur du Lycée Louis Lumière à proximité du Musée urbain. Elle a été inaugurée en septembre 2008, pour souligner le 400e anniversaire de Québec.

On y voit la ville de Québec dans un univers à la fois maritime et aérien. Le pont devient une passerelle entre des édifices du Vieux-Québec d’où sortent les canons de Frontenac et entre lesquels circule le bateau de Champlain.

Le dessin de cette fresque a été réalisé par Jean-Paul Eid, dessinateur de BD et illustrateur.

Conclusion

Voici ce que je pouvais vous montrer dans ce deuxième volet consacré au Musée Urbain Tony Garnier. Pour une visite sur place, l’office du tourisme propose des découvertes guidées spéciales « murs peints » : visiterlyon.com, ou : blog-in-Lyon.fr.

Je vous proposerai bientôt un nouveau parcours lyonnais en photos et la présentation de deux fresques consacrées à Diego Rivera, célèbre peintre muraliste mexicain.

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