Paris expose Henri Cartier Bresson

Paris expose Henri cartier Bresson sur deux sites dès ce printemps. Quel clin d’œil, après ces longues périodes de confinement : rendre hommage à celui pour qui la photographie était une respiration !

La Bibliothèque Nationale de France sort « Le Grand Jeu ». Alors que le Musée Carnavalet ouvre un album de souvenirs : « Henri Cartier Bresson, revoir Paris ».

Pour en savoir plus sur Henri Cartier-Bresson, je vous propose la lecture de l’article que je lui ai consacré.

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Henri Cartier-Bresson

La Bibliothèque Nationale de France

En 1972 Henri Cartier Bresson va faire une sélection, parmi toutes ses œuvres pour honorer une commande de John et Dominique de Ménil, collectionneurs avisés. 385 tirages seront sélectionnés, parmi 20 000 épreuves. Au delà de la commande de la famille de Ménil, elles seront la base de la future fondation Cartier Bresson. Le photographe nommera cette master classe « le grand jeu « , en relation à ses attaches surréalistes. Ce sera là son testament visuel puisque 2 ans plus tard il abandonnera son « Leica » pour s’adonner au dessin d’observation.(voilà pourquoi je parlais plus haut de « collectionneurs avisés »).

C’est ce « Grand jeu » que La BnF dévoile au public. L’exposition est le fruit d’une collaboration exceptionnelle entre la Bibliothèque nationale de France et Pinault collection, avec le concours de la fondation Henri Cartier-Bresson.

Le livre « Le Grand Jeu » édité par la BNF en avril 2021, propose pour la première fois l’ensemble des photos retenues par Henri Cartier Bresson pour sa « Master Classe ». Relié, format 24 x 33 cm, 352 pages.

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L’exposition en 5 actes.

Cinq commissaires ont dû sélectionner une cinquantaine d’images dans la master collection de l’artiste. Outre Matthieu Humery,  conseiller en photographie pour la « Pinault collection », on retrouve la photographe américaine Annie Leibovitz,  l’écrivain espagnol Javier Cercas, le réalisateur allemand Wim Wenders et la conservatrice française Sylvie Aubenas. Aucun commissaire ne connaissait le choix des autres. La scénographie, l’encadrement, la couleur des cimaises, tous ces éléments de l’exposition ont été laissés à la discrétion totale de chacun.

Dimanche sur les bords de Seine, 1938

Ainsi, chaque espace est une exposition en tant que telle et indépendante des autres. Les cinq commissaires livrent, en toute liberté, leur histoire, leur sentiment et la place que ces images ont pu prendre au sein de leur travail et de leur vie. Chacun de ces accrochages transporte dans un champ particulier de l’univers du photographe et de son commissaire le temps d’une exposition.

La bibliothèque nationale et la photographie

Dès les années 1950. Jean Adhémar, directeur du cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale, s’est attaché à développer les fonds photographiques de l’institution. Il avait ainsi acquis de belles épreuves de nombreux photographes, (entre autres Brassaï et Man Ray). En outre, une petite exposition avait été organisée en 1959 à la BN à partir d’un reportage d’Henri Cartier-Bresson sur les Américains. Mais l’acquisition la plus considérable a eu lieu en 1976 avec l’entrée dans les collections de l’un des rares exemplaires de la Master Collection. En 2003, cet ensemble déjà très important a été complété par la cession de tirages modernes présents dans l’exposition. La BnF conserve ainsi aujourd’hui l’une des plus importantes collections de photographies d’Henri Cartier-Bresson.

Colette, Henri Cartier-Bresson 1952
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Derrière la Gare Saint-Lazare 1932

Le musée Carnavalet

Le musée Carnavalet rouvre ses portes le 29 mai 2021 après 4 ans de travaux.

C’est le musée municipal parisien consacré à l’histoire de Paris des origines à nos jours .Il est situé 23 rue de Sévigné,  dans le Quartier du Marais.

Le musée regroupe deux bâtiments : l’hôtel de Carnavalet proprement dit, et l’Hôtel Le Pelletier de Saint Fargeau. Ils sont reliés par une galerie située au premier étage.

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Musée Carnavalet Paris

Carnavalet présente de riches collections sur des thématiques variées. On y découvre, par exemple des souvenirs de la Révolution française, des peintures historiques, des sculptures, du mobilier et décors des XVIIème et XVIIIème siècle…  En outre, des photographies, manuscrits et autographes, des affiches, estampes et dessins, monnaies et médailles, petits objets d’histoire et de mémoire…

Henri Cartier Bresson, « Revoir Paris »

L’œuvre d’Henri Cartier Bresson a souvent Paris en toile de fond. « Les images parisiennes représentent un sixième de sa production », évalue Anne de Mondemard, conservatrice du musée.

Ainsi l’exposition revisite les liens tissés par l’artiste avec une ville où il a toujours habité  et qui l’a nourri artistiquement. Cartier Bresson voyagera beaucoup, mais Paris restera son port d’attache. Dans cette ville, qu’il ne cesse de redécouvrir, c’est avant tout l’être humain qui l’intéresse. Il le saisit dans la rue ou lors de rencontres. Il est également témoin de grands évènements comme la Libération en 1944. En mai 1968, il rejoint, dès qu’il le peut, le lieu des manifestations.

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Etudiants en Mai 1968 Henri Cartier Bresson

Son appareil photo ne le quitte jamais. Il considère que : « Photographier est une respiration, une affirmation, une protestation parfois ». Ses clichés parisiens sont pris au gré de ses flâneries dans la ville. Mais il  photographiera aussi pour des reportages et des commandes pour la presse internationale.

L’exposition présente des tirages originaux, des publications ainsi que des enregistrements audiovisuels de Cartier Bresson. Les photographies sont issues pour majorité des collections du musée Carnavalet et de la Fondation Henri Cartier-Bresson. Conçu conjointement par les deux institutions, ce projet résonne avec l’exposition Eugène Atget – Voir Paris

Le livre « Henri Cartier-Bresson, Revoir Paris » a été édité en 2021, à l’occasion de cette exposition. Les textes sont écrits par Anne de Mondenard et par Agnès Sire.

L’ouvrage, relié d’un format 24,5 cm x 29,5 cm comprend 256 pages.

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