Le monde de Steve Mc Curry

Le monde de Steve Mc Curry

Le monde de Steve Mc Curry, est une exposition que le musée Maillol de Paris nous propose jusqu’au 29 mai 2022. Dans cet article on découvre Steve Mc Curry, quelques mots à propos du musée Maillol avant la présentation de l’exposition. Enfin, je vous donnerai les liens utiles pour vous y rendre…

Steve Mc Curry

Photographe américain, Steve Mc Curry est né à Philadelphie le 24 février 1950. Il est membre de l’agence Magnum depuis 1986.

Steve a fait ses études au Collège d’Art et d’Architecture de l’Université de Pennsylvanie. Il en est sorti diplômé avec félicitations.  Dès l’âge de 19 ans, il a voulu voyager à la rencontre de nouvelles cultures : l’Europe, l’Amérique du sud, l’Afrique, puis l’Asie.

Steve Mc Curry a donc orienté sa carrière professionnelle pour satisfaire son envie de voyages et de rencontres. En 1978, il est parti en Inde, comme photojournaliste pigiste.

Puis il s’est aventuré en Afghanistan dans les territoires contrôlés par les Moudjahidines avant l’intervention soviétique. À son retour en occident, les images qu’il a ramenées ont été publiées dans le monde entier. Elles furent parmi les premières à témoigner sur les débuts des conflits afghans. Il a obtenu pour ce reportage Le prix Robert Capa, médaille d’or en 1980.

Steve Mc Curry
Steve Mc Curry

Le 11 septembre 2001, Steve Mc Curry était à New York, lors des attentats. Il a photographié les tours en feu puis le chaos qui a suivi. Il dira : « J’ai essayé de traduire sur la pellicule ce que je ressentais, l’horreur et la perte. C’était totalement un autre niveau du mal »

Expositions

En avril 2016, lors d’une exposition à Turin il est victime de polémistes qui remarquent des retouches sur ses photos. Il est question de la modification d’un poteau de signalisation dans un arrière plan. Puis on lui reproche d’autres petites retouches dans deux autres photos. Il est contraint de se justifier lors d’une interview au Time Magazine en redéfinissant son statut de photographe : « Je suis un conteur visuel, pas un photojournaliste ».

Si je relate ses évènements, ce n’est pas pour me faire l’écho de ces basses tracasseries. Je voudrais seulement soulever une question, ouvrir un débat : en photographie retouche ou pas retouche ? (Retouching, or not retouching, that is the question !)

Ces polémiques ne l’ont pas empêché de remporter de nombreux prix et distinctions. Ses œuvres font l’objet de multiples expositions, dans le monde entier.

Comme celle qui nous intéresse : « Le monde de Steve Mc Curry », au Musée Maillol.

Le musée Maillol 

Musée Maillol
Musée Maillol

Il est situé dans un ancien Hôtel particulier (Bouchardon) du 7éme arrondissement de Paris. Le poète Alfred de Musset y a vécu, puis le peintre Paul Baudry y a installé son atelier. À partir de 1951, les sous sols de l’hôtel étaient occupés par un cabaret « La fontaine des 4 saisons » (création des Frères Jacques et de Jacques Prévert).

En 1964, Dina Vierny fait don à l’état français des statues monumentales du sculpteur Aristide Maillol. Elle monte la même année la fondation Dina Vierny, destinée à faire connaître l’œuvre de Maillol, dont elle était le modèle.

En 1995, après 15 ans de travaux, la fondation s’installe dans l’Hôtel Bouchardon qui devient le Musée Maillol. Le sous sol est un restaurant. Le musée offre 4250 m² de surface d’exposition. La fondation et le musée sont reconnus d’utilité publique. Il est aujourd’hui géré par les héritiers de Dina Vierny avec le soutien de l’opérateur culturel belge : Tempora.

Le musée présente les œuvres d’Aristide Maillol (1861 – 1944) : sculptures, peintures, dessins, terres cuites et tapisseries. Il organise en outre deux grandes expositions chaque année accueillant des courants artistiques variés du XXème et du XXIème siècle.

L’exposition : le monde de Steve Mc Curry

L’exposition « Le monde de Steve Mc Curry » a été conçue par Biba Giacchetti, commissaire. Vous pouvez y voir plus de 150 photos imprimées en grand format. L’exposition est la rétrospective la plus complète dédiée au photographe américain. Ses photographies les plus célèbres, réalisées pendant ses 40 ans de carrière, côtoient des clichés récents et de nombreuses images inédites.

En visitant cette exposition, nous effectuons un long voyage avec Steve Mc Curry. Inde, Vietnam, Afghanistan, Jordanie, Yémen, Afrique, Brésil, Cuba, Etats Unis…  

  • Inde Uttar Pradesh
  • Le Monde de Steve Mc Curry , Jordanie Petra
  • Le Monde de Steve Mc Curry Yemen
  • Le Monde de Steve Mc Curry Koweit Champs de pétrole

Portraits de Steve Mc Curry

À la recherche d’un ailleurs de Steve Mc Curry. En français, Éditions de la Martinière. 208 pages. Format 28 x 39 cm

Mc Curry voyage à la rencontre des gens. L’humain est le principal protagoniste dans son œuvre. Il ne va pas sur les terres de conflit pour photographier la guerre. Il veut être le témoin des conséquences humaines des conflits.

« Je ne me suis jamais considéré comme un photographe de guerre. Ce qui m’intéresse est la vie des gens ordinaires, à la périphérie des conflits. Comment la guerre influe-t-elle sur leur vie ? »

À travers les portraits qu’il présente, Mc Curry veut raconter l’histoire des personnes photographiées. Ses images sont là pour faire prendre conscience de la réalité aux opinions publiques.

Dans l’exposition, il n’y a pas de légende sous les photographies. Steve Mc Curry et Biba Giacchetti ont fait le choix de laisser le spectateur développer son imaginaire pour se raconter sa propre histoire.

L’afghane aux yeux verts : Sharbat Gula

Portraits NED, de Steve Mc Curry. En français. Éditions Phaidon France. 480 pages. Format 13 x 19 cm.

La photographie la plus célèbre de Steve Mc Curry est celle d’une jeune afghane prise en 1984. C’était au Pakistan, dans un camp de réfugiés. Il avait eu l’autorisation de photographier les élèves d’une école de fille. Sharbat Gula était dans le coin d’une classe. 

Mc Curry nous dit : « J’ai vu ce visage extraordinaire, ce regard d’une puissance exceptionnelle. Il évoque le courage face à l’adversité, la dignité du peuple afghan sans cesse harcelé mais qui ne se laisse jamais abattre ». 

Le National Geographic magazine a fait de ce portrait la couverture de son numéro de juin 1985. Il est également la couverture du livre « National Geographic 100 best pictures », paru en 2002. On remarque qu’il illustre l’affiche de l’exposition au musée Maillol.  

 

Informations pratiques

Musée Maillol, 59-61 rue de Grenelle, Paris 75007

Métro : Rue du Bac, Saint-Sulpice, Sèvres-Babylone.

RER : Musée d’Orsay

Ouvert tous les jours de 10h30 à 18h30, nocturnes les mercredis jusqu’à 22 heures.
Réservation recommandée, passe sanitaire exigé à l’entrée.

  • Tarif : 15.00 €
  • Seniors (+65 ans) : 14.00 €
  • Famille (2 adultes + 2 enfants) : 44.00 €
  • Enfants moins de 6 ans : 0.00 €
  • Enfants 6 à 18 ans : 10.00 €
  • Étudiants ou 19 à 25 ans : 13.00 €

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