Les rencontres d’Arles 2022

Les rencontres d’Arles 2022 auront lieu du 4 juillet au 25 septembre

« Visible ou invisible, un été révélé » est le titre de cette 53ème édition.

Les évènements de la semaine d’ouverture, du 4 au 10 juillet, les expositions, le Prix Louis Roederer, les conseils pratiques… Voici les thèmes que je vous propose dans cet article.

Rencontres Arles 2022 Affiche
Affiche

Rencontres d’Arles 2022 : la semaine d’ouverture

La soirée d’ouverture

La semaine débutera par une grande fête sur les bords du Rhône, le 4 juillet, au Collège Mistral. Ce sera une rencontre avec le continent indien.

  • Disco et funk (1970 à 1990) indien, sri-lankais et pakistanais présentation de Victor Kiswell
  • OHM Duo, artistes tamoul interviendront avec des rythmes envoûtants, au son du mridangam.
  • Loya, proposera une immersion dans les sonorités de l’Océan Indien,
  • Enfin, les arlésiens Puta ! Puta ! clôtureront la soirée aux platines avec un mix éclectique.

L’entrée pour cette soirée sera libre, bar, restauration, concours de pétanque au programme.

Soirée ouverture
Pochette disque Sawan Rhadon

La nuit d’inauguration 

Le 5 juillet à partir de 22 h le festival présentera la nuit du théâtre antique :

  • Elle débutera par un hommage à Olivier Etcheverry, disparu le 3 mars dernier et qui a été pendant 22 ans le scénariste des rencontres d’Arles.
  • Présentation des lauréats du prix du livre qui récompensent les meilleurs ouvrages photographiques publiés dans l’année.
  • Prix « Women in motion » décerné cette année à Babette Mangolte, née en France à Montmorot et installée à New York depuis les années 1970. Elle est cinéaste et photographe et a écrit des études sur les pratiques cinématographiques
  • Présentation de l’école de photographie ukrainienne de Kharkiv,
  • Quinzequinze (la nuit des esprits vagabonds). En Polynésie, il est une nuit où les esprits qui n’ont pas pu rejoindre « l’autre rive » sortent et vagabondent. Le groupe Quinzequinze s’en inspire pour présenter à leur façon et en musique la programmation du festival.

Tarifs pour ce spectacle : 15 €, 10 € pour les 12 / 18 ans, gratuit pour les plus jeunes.

Rencontres Arles 2022 - Groupe Quinzequinze
Le groupe Quinzequinze

Arte, 30 ans

Et oui, Arte a 30 ans. Partenaire traditionnel des rencontres d’Arles, la chaine organise à cette occasion une soirée le 6 juillet à Croisière à partir de 22 h. Deux documentaires sont au programme :

  • Hommage à Lee Miller, mannequin et photographe de guerre, film de Teresa Griffiths,
  • Guy Bourdin, créateur d’images, film de Sean Brandt qui présente celui qui est considéré comme un des plus grands créateurs d’images.

Pour cette soirée, l’entrée est libre, mais attention ! Dans la limite des places disponibles !

Photo de Guy Bourdin

Photo Slam, une nouvelle génération

Au théâtre antique, le 7 juillet à partir de 22 h,

À l’occasion des quarante ans de l’École Nationale Supérieure de la Photographie, le festival propose un spectacle photographique. Il montre la diversité des profils issus de l’école à travers les réalisations des jeunes diplômés.

Avant ce spectacle, le prix de la meilleure maquette de livre sera décerné avec le concours de la Fondation LUMA.

Sally Mann, prix Pictet pour sa série Blackwater, présentera sa conception de la pratique photographique de paysage. 

Tarifs pour cette soirée : 15 €, 10 € pour les 12 / 18 ans, gratuit pour les plus jeunes.

Le live magazine des rencontres

Rencontres Arles 2022 - Live magazine
Live magazine des Rencontres

Soirée au Théâtre antique, le 8 juillet à partir de 22 h qui se déroulera en 4 volets :

  • Présentation de quelques photographies de James Barnor. Derrière chacune d’elles se cache une histoire ancrée dans la mémoire de l’artiste, riche de 40 années de photographies à travers le monde.
  • Prix de la photo Madame Figaro qui récompense le travail d’une artiste de la programmation des rencontres.
  • Prix découverte Louis Roederer. Cette année le prix Roederer n’est pas lié à un thème mais à une attitude du photographe face à la création d’images.
  • Live magazine est le clou de la soirée. Conçu sur une idée originale, ce spectacle est unique et éphémère. Il s’agit d’un journal vivant : sur la scène les photographes,  journalistes et artistes créent des histoires dans lesquelles ils embarquent le public. 

Tarifs pour cette soirée : 15 €, 10 € pour les 12 / 18 ans, gratuit pour les plus jeunes.

Nuit de l’année

Après deux ans d’absence, l’évènement festif des Nuits des Rencontres d’Arles est de retour. Il se déroulera dans la friche industrielle des papeteries Etienne, le 9 juillet, à partir de 22 h

C’est une promenade visuelle à travers une quarantaine de propositions photographiques, projetées sur de grands écrans (l’un est dédié à l’Ukraine). Cette grande fête de la photographie propose également des performances, concerts, restauration et bars. 

L’entrée est libre, le spectacle est prévu jusqu’à 3 h du matin !

Rencontres d’Arles 2022 : les expositions

Avec le slogan « Visible ou invisible, un été révélé », les rencontres d’Arles ont la prétention de montrer au public ce qu’il ne peut ou ne veut pas voir. Les expos sont classées par thème, sous des titres infinitifs,

Chacun de ces thèmes regroupe plusieurs expositions.

Performer

  • Une avant-garde féministe, à la Mécanique Générale, du 4 juillet au 25 septembre. Exposition sous le commissariat de Gabriele Schor , qui réunit les œuvres de 71 femmes photographes. Ces œuvres réalisées pendant 18 ans, à partir des années 1970 appartiennent à la collection Verbund, de Vienne
  • Babette Mangolte, s’expose à l’Église Sainte Anne du 4 juillet au 25 septembre. Lauréate du prix « Women in motion » 2022. L’exposition, sous la direction de la commissaire Maria Inès Rodriguez est un hommage à la carrière de Babette Mangolte qui a su capter les mouvements des corps dans l’espace. 
  • Susan Meiselas et Marta Gentilucci à l’Église Saint Blaise, du 4 juillet au 25 septembre, exposition coproduite par l’Académie de France à Rome – Villa Médicis et les Rencontres d’Arles. Cartographies du corps , c’est le titre de l’expo, trace une carte de la peau et des gestes de femmes âgées, qui évoquent des vies engagées, encore pleines d’énergie et de beauté.
Performer
Exposition Babette Mangolte

Expérimenter

  • Noemie Goudal à l’Église des trinitaires, du 4 juillet au 28 août, Commissaire Alano Pardo. L’exposition se nomme « Phoenix » et elle montre des images extraites de films réalisés par Noémie Goudal
  • Bettina Grossman à la Salle Henri Comte, du 4 juillet au 28 août, Commissaires Yto Barrada et Gregor Huber. « Bettina, poème du renouvellement permanent ». C’est la première exposition monographique de cette photographe newyorkaise.
  • Frida Orupabo à la Mécanique générale du 4 juillet au 25 septembre, cette exposition titrée « À quelle vitesse chanterons-nous ? » Présente des œuvres de l’artiste norvégienne-nigériane réalisées à partir de collages.
  • Sandra Brewster à la Mécanique Générale, du 4 juillet au 25 septembre, commissaire : Gaëlle Morel. L’exposition s’appelle « Flou », elle rassemble des portraits transférés à l’aide de gel sur différents supports. L’artiste demande à ses sujets de bouger lors des prises de vue pour accentuer la tendance floue (mode apparue en 2017)
  • Lukas Hoffmann à Monoprix du 4 juillet au 25 septembre. Exposition « Evergreen » : l’artiste suisse expose une centaine de clichés pris dans la rue, à  la chambre photographique, à main levée (sans trépied) et très près du sujet.
  • Chants du ciel à Monoprix du 4 juillet au 25 septembre, commissaire Kathrin Schönegg. Avec son sous titre : « La photographie, le nuage et le cloud » l’exposition nous fait prendre conscience des infrastructures qui organisent le stockage des données (en particulier de la photographie). Mise en parallèle du cloud (stockage de données) et des photos de nuages anciennes et contemporaines.
Expérimenter Chants du ciel
Chants du ciel : nuages

Émerger

  • Wang Yimo à l’Abbaye de Montmajour du 4 juillet au 25 septembre, commissaire He Guiyan. Vidéo d’animation expérimentale et d’installations lumineuses, avec en toile de fond une centrale électrique désaffectée. Présentation du festival d’Arles en Chine, dans le district de Jimei
  • Sathish Kumar au Cloître Saint Trophime du 4 juillet au 25 septembre, « Un garçon du village » est une collection de moments ordinaires saisis au fil du temps, reflétant les lents mouvements de la vie quotidienne en Inde du Sud. Satish Kumar a reçu en 2020 le prix Serenditipy Arles Grant.
  • Arash Hanaei et Morad Montazami  au Cloître Saint Trophime du 4 juillet au 25 septembre, « Une hantologie suburbaine »  Cette e,xposition produite par BMW Art Makers,  propose de repenser notre rapport aux architectures utopiques des années 1960-1970 et à l’écosystème périphérique de la banlieue qui les accueille.
  • Cassandre Colas et Gaëlle Lefort au Ground Control du 4 juillet au 25 septembre, « Une attention particulière », exposition coproduite par l’École Nationale Supérieure de la Photographie et les Rencontres.  Elle met en avant les travaux de deux diplômées qui s’interrogent sur la relation des corps à leur environnement.
  • Pierfrancesco Celada à Croisière du 4 juillet au 25 septembre, « Quand je suis triste, je prends le train pour le bonheur », c’est le message délivré par l’artiste, lauréat du prix Port Folio 2021. Il dresse un portrait de Hong Kong où il s’est installé en 2014. « Happy Valley » est le nom du terminus de la ligne de tram, d’où : le train pour le bonheur !
Rncontres Arles 2022 Photo de Wang Yimo
Photo de Wang Yimo

Explorer et témoigner

  • Bruno Serralongue au Jardin d’Été du 4 juillet au 25 septembre « les gardiens de l’eau » Le photographe témoigne des mouvements contestataires des populations (en particulier les sioux de la réserve de Standing Rock). Ils protestent contre la construction d’oléoducs susceptibles de polluer l’eau des lacs et des rivières.
Explorer et témoigner les gardiens de l'eau
Les gardiens de l’eau
  • Ritual Hinabitual à La Chapelle Saint Martin du Méjan du 4 juillet au 25 septembre, commissaire de l’exposition Sergio Valenzuela Escobedo « Forêts géométriques, luttes en territoire Mapuche » Lutte des tribus « Mapuche, peuples de la terre » contre l’exploitation intensive des forêts pour la production de la pâte à papier. Et pour la sauvegarde de la biodiversité et de la culture de plantes médicinales.
  • Documents imaginés au Ground Control du 4 juillet au 25 septembre, commissaire Ravi Agarwal, Exposition des œuvres de 10 photographes contemporains d’Asie du Sud-est. Il n’y a pas vraiment de fil conducteur entre ces travaux, mises en scène théâtrales, décors de cinéma, notre imagination peut faire le reste.
  • Et pourtant elle tourne au Musée départemental Arles antique de 4 juillet au 28 août, commissaire : Paul Graham. Présentation collective des travaux de 9 photographes qui apportent leur témoignage sur l’Amérique contemporaine, en collaboration avec le Centre International de Photographie de New York
  • Estefania Pañafiel Loaiza à l’École Nationale Supérieure de la Photographie du 4 juillet au 28 août. « Carmen (répétitions) » l’exposition regroupe une série d’éléments de différentes natures qui retrace le voyage que la photographe a effectué entre l’Équateur et l’Italie en suivant les pas du fantôme de Carmen, femme disparue en Équateur au début des années 1980, alors qu’elle venait de rejoindre un mouvement révolutionnaire.

Enfin, toujours Dans le thème « Explorer et témoigner », du 4 juillet au 25 septembre 3 expositions à Croisière

  • Si un arbre tombe dans une forêt du 4 juillet au 25 septembre. Cette exposition présente les travaux de plusieurs photographes orientés vers l’observation des vides et des silences. Je cite un passage du programme : « Elle invite le spectateur à observer attentivement les frontières du visible et des tropismes qui le sous-entendent »
  • Julien Lombardi du 4 juillet au 25 septembre. « La terre où est né le soleil » est le titre de cette exposition qui nous emmène dans une vallée désertique du Mexique Wirikuta. C’est la terre des croyances fondatrices et des divinités pour les Indiens Huichols. Chaque année, ils s’y rendent en pèlerinage pour honorer la naissance du soleil et du feu.
  • Léa Habourdin du 4 juillet au 25 septembre. « Images-forêts, des mondes en extension »,  reportage réalisé dans les forêts françaises pendant deux ans. Les tirages sont originaux : ce sont des anthotypes réalisés avec des piments  artisanaux fabriqués avec des plantes. Ils ont la particularité de ne pas résister à la lumière du jour  je suppose que celui qui visitera l’exposition fin septembre ne verra que des feuilles blanches !

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  • Lee Miller à l’espace Van Gogh du 4 juillet au 25 septembre, commissaire : Gaëlle Morel « Photographe professionnelle (1932 – 1945) » L’exposition présente l’œuvre de la photographe américaine Lee Miller entre 1932 et 1945. Elle est à la fois portraitiste, à la tête de son propre studio à New York, photographe de mode et de publicité pour des marques de parfums et de cosmétiques, et photoreporter de guerre, notamment reconnue pour ses images des camps de concentration allemands de Dachau et Buchenwald.
Revisiter : Lee Miller
Lee Miller
  • Un monde à guérir au Palais de l’archevêché du 4 juillet au 25 septembre, commissaires : Nathalie Herschdorfer et Pascal Hufschmid.  160 années de photographie à travers les collections de la Croix Rouge et du Croissant Rouge. Plus de 600 images datant de 1850 à nos jours sont présentées dans cette exposition.
  • Romain Urhausen à l’espace Van Gogh du 4 juillet au 25 septembre, commissaire : Paul Di Felice. L’œuvre du photographe luxembourgeois se distingue par son style singulier entre l’école humaniste française et l’école subjective allemande des années 1950 et 1960. Ses sujets sont prétextes à une exploration formelle et poétique, teintée d’humour.  
  • Mitch Epstein à l’Abbaye de Montmajour du 4 juillet au 25 septembre, Entre 1978 et 1989, Mitch Epstein a effectué huit voyages en Inde et pris des milliers de photographies. L’exposition à l’Abbaye de Montmajour présente des tirages récents de ce travail, ainsi que deux films sur lesquels Epstein a collaboré, avec Mira Nair, à l’époque son épouse : India Cabaret (1985) et Salaam Bombay! (1988)
Revisiter - Mick Epstein
Photo de Mick Epstein

Rencontres d’Arles 2022 : Prix découverte Louis Roederer

Depuis leur création, les Rencontres d’Arles associent le prix découverte Louis Roederer à tous les lieux de présentations. Les expositions ci-dessous sont visibles à l’Église des Frères Prêcheurs du 4 juillet au 28 août

Prix découverte Louis Roederer
Photo de Celeste Leeuwenburg

  • Debmalya Roy Choudhuri : « Une autobiographie sans faits »
  • Rahim Fortune : « Je ne supporte pas de te voir pleurer »
  • Olga Grotova : « Les jardins de nos grand-mères »
  • Daniel Jack Lyons : « Comme une rivière »
  • Seif Kousmate : « Waha, oasis »
  • Celeste Leuuwenburg : « À partir de ce qu’elle m’a dit, et ce que je ressens »
  • Gal Cipreste Marinelli et Rodrigo Masina Pinheiro : « G.H.Gal et Hiroshima »
  • Akeem Smith : « Altarpiece »
  • Mika Sperling : « Je n’ai rien fait de mal »
  • Maya Inès Touam : « Replica »

Rencontres d’Arles 2022 : informations pratiques

Le catalogue « rencontres d’Arles 2022 »

La boutique des Rencontres vous permet de réserver en ligne, vous pouvez également acheter le catalogue pour la modeste somme de 48 € ! Accès en cliquant sur l’image…

Rencontres Arles 2022 catalogue

L’APPLICATION « Rencontres d’Arles 2022 »

L’intégralité des expositions et des événements des Rencontres d’Arles 2022, dans votre poche, cliquez sur l’image.

Rencontres Arles 2022- application
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LES RENCONTRES D’ARLES
34 rue du docteur Fanton
13200 Arles
Tél : +33 (0)4 90 96 76 06
info@rencontres-arles.com

Je vous présenterai des expositions à voir cet été dans mon prochain article : Les expositions de l’été 2022

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