La sensibilité ISO

La sensibilité ISO, Le capteur

La sensibilité ISO complète mon article précédent : l’exposition. On a vu comment régler son appareil en utilisant les modes de prise de vue semi-automatiques : Programme, priorité à l’ouverture, priorité à la vitesse.

Il n’y a pas de priorité à la sensibilité, Elle est un recours d’ajustement par rapport aux deux autres facteurs. C’est pourquoi j’ai choisi d’y consacrer un article spécifique.

Le capteur

Quand on parle de sensibilité ISO, il s’agit de la sensibilité du capteur. Dans un appareil numérique, il remplace les pellicules utilisées en photo argentique. Les caractéristiques d’une pellicule sont le nombre de poses et la sensibilité (ISO ou ASA), la taille est toujours la même 24 x 36 mm . L’avantage du numérique est que le nombre de poses est illimité. Le capteur quant à lui, a des dimensions variables, selon les appareils. Sa sensibilité est réglable alors que celle d’une pellicule est fixe. Pour en savoir plus, je vous invite à lire mon article : le capteur.

La sensibilité ISO, photosites

Voici l’agrandissement d’un capteur. Il est composé de photosites, éléments qui produisent les pixels. Il y a plusieurs millions de photosites par capteur.

Comment régler la sensibilité ISO ?

L'exposition - triangle

Nous avons vu dans l’article précédent que trois facteurs influent sur l’exposition : la vitesse d’obturation, l’ouverture du diaphragme et la sensibilité du capteur. L’équilibre du triangle d’exposition  permet d’avoir une bonne luminosité pour nos prises de vue.

Les réglages semi-automatiques de nos appareils nous permettent de choisir la priorité à la vitesse ou la priorité à la lumière. La sensibilité ISO est un recours d’ajustement par rapport aux deux autres facteurs.

Pour avoir plus de luminosité, nous pouvons « monter dans les ISO ». Quand nous augmentons la sensibilité d’une valeur, le capteur a besoin de deux fois moins de lumière. Par exemple : à 400 Iso, le capteur a besoin de 2 fois moins de lumière qu’à 200.

Ceci permet :

  • Soit, d’augmenter la vitesse d’obturation, très utile pour photographier un sujet en mouvement
  • Soit de diminuer l’ouverture du diaphragme, très utile pour gérer la profondeur de champ

C’est pourquoi je dis que la sensibilité ISO est un facteur d’ajustement.

Les limites du réglage de la sensibilité ISO

Le bruit

En photographie, le bruit n’est pas synonyme de nuisance sonore. Il définit une nuisance picturale : des pixels parasites qui apparaissent quand on « monte trop dans les ISO ». C’est la contrepartie des hautes sensibilités. Le bruit apparaît plus particulièrement dans les zones les plus sombres de l’image. Les appareils permettent de monter la sensibilité dans des hautes valeurs, mais à partir d’une certaine limite le rendu de l’image devient mauvais.

Comment déterminer quelle est la sensibilité maximale acceptable? En faisant des essais comme dans l’illustration ci-dessous.

Sensibilité ISO 200

Priorité à l’ouverture f/5,vitesse 1,6. ISO 200.

On remarque le « joli » flou de bougé à cette lenteur, sans le trépied!

Zoom 200
Sensibilité ISO 1600

Priorité à l’ouverture f/5, vitesse 1/60ème ISO 1600

En zoomant, un peu de bruit apparaît mais dans la limite acceptable

Zoom 1600
Sensibilité ISO 6400

Priorité à l’ouverture f/5, vitesse 1/25ème ISO 6400

En zoomant on voit nettement le bruit dans les parties les plus sombres

Zoom 6400

Nous pouvons dire, dans les grandes lignes, que la sensibilité maximum affichée de l’appareil est d’une ou de deux valeurs plus élevée que la sensibilité acceptable.

Exemple : si votre appareil propose une sensibilité maximum de 6400 ISO, vous ne devriez pas régler au-delà de 1600 ou 3200 ISO. Avec l’appareil que j’ai utilisé pour les photos ci-dessus on voit qu’il faut vraiment grossir l’image pour que le bruit (pixels bleus) apparaisse avec la sensibilité maximum, soit 6400 ISO. Sur un écran, le bruit ne se verra pratiquement pas, mais si on veut imprimer l’image en grand format on distinguera les pixels parasites.

J’insiste sur le fait qu’il est important de connaître SON ou SES appareils en faisant ses propres expériences.

Bonne nouvelle pour ceux qui pratiquent la retouche d’images : le bruit se corrige facilement en post-traitement (s’il n’est pas excessif, bien sûr).

Nicefox

Les luminosités extrêmes

Comme nous l’avons vu, nos appareils en mode semi automatiques reviendront toujours à l’équilibre du triangle d’exposition en équilibrant les trois paramètres. Dans la plupart des situations, l’image rendue sera satisfaisante.

Pourtant, en cas de luminosité extrême : un paysage de neige très lumineux, à l’inverse un sujet très sombre ou une scène très contrastée les mesures de lumière effectuées par l’appareil ne seront pas justes. Nous devrons intervenir pour les corriger.

Dans mon prochain article : l’exposition, réglages avancés nous verrons la définition de la lumière, comment l’appareil la mesure et les outils qui nous permettront d’effectuer les réglages avancés.

À bientôt donc,

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3 thoughts on “La sensibilité ISO

  1. Bonjour,
    Bon article !
    Oui, il est important de faire des essais avec ses propres boîtiers photos. Dès que j’ai un nouveau boîtier, c’est le premier test que je fais ; car bien que je lise en entier le manuel d’utilisation, je peux peaufiner mes propres réglages.
    Le bruit sur les photos est, effet, une nuisance réelle pour tout photographe ; mais il peut être très bien corrigé (heu… jusqu’à une certaine valeur d’ISO tout de même) par post-traitement si SURTOUT on enregistre ses fichiers photos au format RAW. Le logiciel que j’utilise est ultra-performant pour ce faire. Je ne donne pas le nom de ce logiciel ; car je ne sais pas si je peux le faire dans ce blog.

    Note : Il serait intéressant de pouvoir « zoomer » sur les 3 photos montrées pour illustrer le bruit ; car les photos sont trop petites pour s’en apercevoir réellement.
    Amitiés.
    Roger

    1. Bonjour Roger,
      Je te remercie pour tes observations pertinentes. Oui tu peux communiquer sur le logiciel que tu utilises.
      Pour les photos marquées par le bruit, je les ai changées mais sur le site, je mets des photos allégées
      pour que l’on puisse le charger rapidement. C’est pour cela qu’on ne distingue pas trop les détails.
      Amitiés.
      Jean-Michel

      1. Bonjour Jean-Michel,
        Le logiciel que j’utilise surtout et qui représente > 85% du post-traitement sur mes photographies est DXO PhotoLab en version « Elite », combiné avec ses plugins de la Nik Collection. Et dès qu’il y a une mise à jour, je l’achète. Je me sers de ce logiciel depuis plus de 10 ans et je le connais par coeur. Il est à noter, que pour utiliser un logiciel de post-traitement on doit tout d’abord passer beaucoup de temps pour se former. C’est ce que j’ai fait, soit au niveau des clubs photos, au début que j’en faisais partie, soit se payer des formations adéquates pour ce faire. Je parle de formations en présentiel ; pas de formation via Internet, car cela c’est du « pipo ».
        Maintenant, il m’arrive de partager mon savoir avec des photographes qui veulent bien se former. Je le fais GRATUITEMENT et par PASSION. J’ai déjà formé des photographes, même dits « pro », pour ces post-traitements. La seule chose que je demande, c’est la passion et… un p’tit casse-croûte derrière, pour entretenir l’amitié. Ceci dit, pendant le repas, nous parlons aussi photo 😉

        Oui, je viens de voir pour les photos marquées par le bruit ; mais ce n’est encore pas trop évident à remarquer. Cependant, je te comprends.
        C’est pourquoi, j’ai écrit plus haut qu’une formation en présentiel est plus qu’indispensable. Là étant un bon exemple 😉

        Amitiés.
        Roger

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