La fresque des lyonnais

La fresque des lyonnais est certainement la plus célèbre de tous les murs peints de Lyon. D’une part son emplacement, dans la presqu’ile, la rend facilement visible aux lyonnais et aux touristes. D’autre part ses dimensions sont impressionnantes (800 m²) sur deux faces d’immeuble. Enfin, la représentation de plus de 30 personnages célèbres répartis sur 6 étages éveille la curiosité.  

La fresque des lyonnais est le chef d’œuvre de la « Cité de la Création », entreprise locale. Elle a été réalisée entre 1994 et 1995. Elle se situe à l’angle de la rue de la Martinière et du Quai Saint Vincent.

Fresque des lyonnais vue générale Martinière
Vue générale, rue de la Martinière

La fresque des Lyonnais

Vue générale rue de la Martinière

Fresque des lyonnais vue générale quai saint vincent
Vue générale Quai Saint Vincent

La fresque des Lyonnais

Vue générale Quai Saint Vincent

Le rez-de-chaussée

La fresque des lyonnais est comme un théâtre, avec ses personnages très réalistes qui occupent les porches, les devantures de boutiques, les fenêtres, les balcons.

Au rez-de-chaussée, de gauche à droite, Bernard Pivot sort d’une boutique (librairie, bien sûr) à l’enseigne, « Gibert Joseph ». Puis une façade de magasin « La fresque des lyonnais » présente le plan de l’œuvre, un miroir permet au passant de prendre sa place, parmi ces lyonnais célèbres.

Ensuite, l’abbé Pierre sort d’un immeuble, alors que Bernard Lacombe, vêtu d’un sweat-shirt aux couleurs de l’OL, avance d’un pas décidé. Devant un « bouchon » à l’enseigne « le pot beaujolais » Monsieur Paul (alias Paul Bocuse) est campé dans son costume de maître cuisinier. Derrière la vitrine, Frédéric Dard (alias San Antonio) déguste un verre de vin blanc. La boutique nommée « Vachon » vend des peintures, hommage au sponsor de la réalisation !

La dernière boutique est nommée « le bistrot des cuisiniers ». Au dessus, Bertrand Tavernier filme la rue, un genou à terre.

  • Fresque des Lyonnais Bernard Pivot
  • Fresque des Lyonnais sommaire
  • Fresque des Lyonnais Bocuse Frédéric Dard
  • Fresque des Lyonnais Bertrand Tavernier

1er étage

Au 1er étage, on remonte le temps. Sur le balcon de gauche, Antoine de Jussieu (1686 – 1758), professeur de botanique au jardin du roi, observe une plante à la loupe. Marcel Meyrieux (1870 – 1937), fondateur de l’institut qui porte son nom,, occupe le milieu. Son petit fils est près de lui, le futur Docteur Meyrieux (1930 – 1994). Le quatrième personnage est le Docteur Claude Bernard (1813 – 1878), qui fut le fondateur de la physiologie moderne.

Deux personnages que nous avons découvert dans un précédent article, (Musée urbain Tony Garnier), occupent le balcon du milieu. Il s’agit d’Edouard Herriot (1872 – 1957), maire de Lyon pendant près de 50 ans, et ancien président du conseil, et de Tony Garnier (1869 – 1948), son architecte préféré.

À droite, Auguste Lumière (1862 – 1954), et son frère Louis (1864 – 1948), admirent le cinématographe, une de leurs inventions

Sur la façade du Quai Saint Vincent, hommage à la soierie lyonnaise. Joseph-Marie Jacquard (1752 – 1834), inventeur du métier à tisser, montre une œuvre à Philippe de la Salle (1723 – 1804), dessinateur sur soie.

  • Fresque des Lyonnais Edouard Hérriot Tony Garnier
  • Fresque des Lyonnais Frères Lumière

Deuxième étage

Au 2ème étage, sur le balcon de gauche, le Major Général Martin (1735 – 1800), géographe et ingénieur. Il a financé l’école de la Martinière, (proche de la fresque). À ses côtés, Jean Baptiste Say (1767 – 1832), semble songeur. Il est journaliste, professeur et économiste.

André-Marie Ampère (1775 – 1836), Mathématicien, physicien, inventeur est seul sur son balcon. À la fenêtre voisine, Laurent Mourguet (1769 – 1844), présente Guignol, dont il a créé le théâtre.  Antoine de Saint Exupéry (1900 – 1944), en costume d’aviateur en compagnie de son célèbre « Petit Prince ».

Sur le côté du quai Saint Vincent, Pierre Puvis de Chavannes (1824 – 1898), vient de finir un portrait. À ses côtés, Jean de Verrazane (fin 15ème siècle – 1528), songe à de nouvelles aventures. C’est un navigateur qui a découvert l’emplacement de l’actuelle ville de New-York.

  • Fresque des Lyonnais Antoine de Saint Exupéry

Troisième étage

Sur le balcon de gauche, on assiste à une conversation entre gens de lettres. Louise Labé (1516 – 1566), poète connue sous le nom de la « belle cordière », échange avec Maurice Scève (1500 – 1560), poète de la Renaissance lyonnaise. Au milieu, Juliette Récamier (1777 – 1849), figure emblématique des salons de la Restauration

Trois personnages occupent le balcon de droite. Deux femmes d’église accompagnent Claude Bourgelat (1712 – 1779), qui a fondé à Lyon, la première école vétérinaire du monde. Pauline Jaricot (1799 – 1862) a créé le « Rosaire vivant » et « l’œuvre des ouvriers ». Quant à Claudine Thévenot (1775 – 1837), elle devait être très sage puisqu’elle a été béatifiée en 1981 et canonisée en 1993.

Sur le retour du 3ème  étage, quai Saint Antoine, l’empereur Claude 14 av JC – 54 ap JC) est dominateur. Il est accompagné par un aigle symbolique.

Quatrième étage

Seulement 2 fenêtres sont occupées, mais comme nous sommes plus proches du ciel, il s’agit de 2 saints : Saint Irénée (fin du 2ème siècle), évêque de Lyon, et Blandine (env. 160 – 177), martyre et sainte. Petite suggestion personnelle : puisqu’il y a des fenêtres libres au 4ème, étage on pourrait rajouter, parmi les saints, Jean-Baptiste Vianney, (curé d’Ars), né dans la banlieue lyonnaise, et canonisé en 1925.

Ci-dessous le dernier diaporama d’images des 3ème et 4ème étages.

  • Fresque des Lyonnais Louise Labe-Maurice Sceve
  • Fresque des Lyonnais Juliette Récamier
  • Fresque des Lyonnais Empereur Claude

Conclusion :

Voici ce que je pouvais vous dire et vous montrer sur la fresque des lyonnais.

Pour une visite sur place, l’office du tourisme propose des découvertes guidées spéciales « murs peints »: visiterlyon.com, ou : blog-in-Lyon.fr.

La prochaine étape de nos découvertes de peintures murales nous conduira vers la plus vaste : « La fresque des canuts », à bientôt, donc.

Vous pouvez laisser un commentaire dans le cadre ci-dessous, vous abonner à notre bulletin d’informations ou nous suivre sur les réseaux sociaux (liens dans le cadre suivant).

Les boutons carrés (en bas de l’écran) permettent de partager l’article dans les réseaux sociaux.

Fresques des hôpitaux lyonnais

Cette nouvelle promenade nous emmène à la découverte des fresques des hôpitaux lyonnais

Rue Lacassagne, la Croix Rouge rend hommage aux grands noms de la médecine lyonnaise, sur une surface de 500 m²

Rue Seignemartin, une fresque représentant un renard coiffé d’un chapeau décore un bâtiment du Centre Léon Bérard.

Route de Vienne, on va suivre un cheminement de 600 mètres décoré de peintures murales le long de l’enceinte de l’Hôpital Saint Jean de Dieu.

A la Croix Rousse enfin, l’artiste sud-africaine Faith47 a décoré le mur du bâtiment F de l’hôpital avec la fresque « Mon cœur »

Lyon, grand centre de la santé et de la recherche médicale.

Il se dit (légende, réalité ou mélange des deux) que « Notre Dame de Lyon » fut le premier hôpital français installé dès le VIème siècle par le roi Childebert 1er et son épouse la reine Ultrogoth. Il y aura 12 hôpitaux à Lyon au VIIIème siècle.

hotel-dieu-lyon
L’Hôtel-Dieu de Lyon aujourd’hui

C’est à partir de la Renaissance que Lyon occupera une place importante dans la médecine mondiale.  La qualité de ses écoles et hôpitaux sera reconnue et attirera de nombreux médecins étrangers (italiens en particulier). Les éditions médicales lyonnaises du XVème siècle seront célèbres au XVème siècle. Au XVIème siècle, François Rabelais exercera à l’Hôtel-Dieu et publiera ses ouvrages de médecine chez Sébastien Gryphe.

Cette contribution s’accroîtra nettement avec l’essor de la biomédecine. Puis récemment avec les opérations très médiatisées du professeur Dubernard.

Je n’ai pas les compétences pour écrire une thèse sur l’histoire lyonnaise de la médecine. Aussi je vous renvoie à cette étude chronologique très détaillée, écrite par Millénaire 3.

Fresque « Humanisons la vie »

fresque-croix-rouge
Croix Rouge française

L’ensemble des peintures murales qui ornent les locaux de la Croix-Rouge à Lyon est visible 115 rue Lacassagne, dans le 3ème arrondissement.

La première version a été réalisée en 1993 par la Cité de la Création avec une dominante de couleur bleue. Son titre était « Lyon, la santé, la vie ». Elle représentait 30 personnages célèbres liés à l’histoire de la médecine lyonnaise.

En 2012, la Croix Rouge a décidé de restaurer et d’actualiser cette œuvre. La nouvelle version « Humanisons la vie » rend toujours hommage aux personnages célèbres de la médecine. À gauche, de haut en bas : Henri Dunant, Léopold Ollier, François Rabelais, Antoine Lacassagne, Gabriel Pravaz et Matthieu Jaboulay. Elle présente en outre les bénévoles, volontaires, étudiants et salariés de la Croix-Rouge.

Fresque Croix Rouge Lyon Humanisons la vie
Humanisons la vie
croix-rouge-sabine-zlatin-fresques-hôpitaux-lyon
Sabine Zlatin

À droite Sabine Zlatin occupe le centre de ce panneau. Juive polonaise réfugiée en France, elle prendra des cours d’infirmière militaire à la Croix-Rouge de Lille. En 1941, à Montpellier, elle s’engage pour sortir les enfants juifs des camps du Sud de la France. En mai 1943 elle fonde à Izieu, avec son époux Miron, un abri pour des enfants juifs persécutés.

Sur le bas du panneau on voit Pierre Wertheimer et René Leriche.

fresque-croix-rouge-hommes-celebres-

De haut en bas, Claude Bernard, Victor Grignard, Albert Policard, Auguste Lumière, Sébastien des Guidi et Marcel Meyrieux.

À droite, on est encore dans la version originale, d’ailleurs titrée « Lyon, la santé, la vie, On y distingue en haut Tony Garnier, Jean-Baptiste Augustin Chauveau, Jacques-Germain Soufflot et Raphaël Lépine.

croix-rouge-lyon-la-sante-la-vie-fresques-hôpitaux-lyon

Les fresques de l’Hôpital Saint Jean de Dieu de Lyon

Cet ensemble s’étend le long du mur d’enceinte de l’Hôpital Saint Jean de Dieu, route de Vienne. Il a été inauguré en juillet 1998 à l’occasion du 500° anniversaire de la naissance de Jean Cidade. Saint Jean de Dieu était un  religieux portugais (1495-1550), qui a fondé  l’Ordre des Frères Hospitaliers.

Les fresques, sur 300 m², ont été réalisées par l’association du demi-millénaire et « les éléphants heureux ». Trois artistes ont collaboré : Georges Faure (France), Ana Rosal (Espagne) et Viuva Lamego (Portugal).

Partie nord

fresque-hopital-saint-jean-de-dieu-batiment
Saint Jean de Dieu

La partie nord représente des bâtiments, des arcades et un parc boisé. A une fenêtre, au premier étage on voit Paul de Magallon fondateur de l’hôpital en 1824.
Au rez-de-chaussée un tableau, « La Leçon de Psychiatrie », représente 8 grands psychiatres et psychanalystes : Jean-Martin Charcot (1825-1893), Philippe Pinel (1745-1826), Jacques Lacan (1901-1981), Mélanie Klein (1882-1960), Sigmund Freud (1856-1939), Jean Etienne Esquirol (1772-1840), Carl Gustav Jung (1875-1961), Gaëtan Gatian de Clerambault (1872-1934).

hopital-saint-jean-de-dieu-parc-boise-portail
hopital-saint-jean-de-dieu-parc-boise-

Partie sud

Quatre fresques sont réparties sur la partie sud de l’enceinte, chronologiquement, du sud au nord  (si vous n’avez pas de boussole, le nord va dans la direction de Lyon centre, le sud va vers Vénissieux)

1495, naissance de Saint Jean de Dieu à Montemor-o-Novo au Portugal

naissance-saint-jean-de-dieu-portugal-fresques-hôpitaux-lyon
Montemor-o-Novo au Portugal

1539, fondation à Grenade de l’ordre Hospitalier de Saint Jean de Dieu

hôpital-saint-jean-de-dieu-grenade-fresques-hôpitaux-lyon
Grenade en Espagne

1824, construction de l’hôpital Saint Jean de Dieu à Lyon.

lyon-construction-hôpital-saint-jean-de-dieu-fresques-hôpitaux-lyon
Saint Jean de Dieu à Lyon

Pour finir, une fresque plus contemporaine qui représente Lyon, ville inscrite au patrimoine de l’Unesco.

lyon-patrimoine mondial-hôpital-saint-jean-de-dieu-fresques-hôpitaux-lyon
Lyon , patrimoine de l’humanité


banc-abribus-freud-hopital-saint-jean-de-dieu-lyon
Abribus Freud

En attendant le bus, (devant l’hôpital Saint Jean de Dieu de Lyon), Vous pouvez vous allonger sur le divan de Sigmond Freud pour une petite analyse !

« Le Renard » au centre Léon Bérard

fresque-renard-centre-leon-berard-fresques-hôpitaux-lyon
Centre Léon Bérard

Le centre Léon Bérard à Lyon est spécialisé dans la lutte contre le cancer. Sa direction a voulu refléter, par la réalisation de cette fresque de 250 m² l’image d’un hôpital dynamique, innovant, avec de fortes valeurs humaines.

L’artiste Kalouf (du collectif Blast)  a représenté un renard.  C’est un clin d’œil au renard du Petit Prince de Saint Exupéry qui enseigne à l’enfant la valeur de l’amitié.

Cette fresque est visible sur le bâtiment 3 du Centre Léon Bérard, à l’angle des rues Seignemartin et Nungesser-Coli. Fresques hôpitaux Lyon

« Mon cœur » à l’hôpital de la Croix Rousse de Lyon

fresque-mon-cœur-hôpital-croix-rousse-fresques-hôpitaux-lyon
Mon cœur

L’hôpital de la Croix Rousse est un site référent pour la prise en charge des maladies infectieuses et tropicales. Il a été retenu pour accueillir une œuvre de street art dans le cadre de la campagne « Paint (RED), save lives ». Cette campagne a pour but de sensibiliser le public à la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

L’artiste sud-africaine Faith 47 a réalisé cette fresque. Elle représente l’amour d’une mère pour son enfant, métaphore du soin  et de l’attention que les services hospitaliers accordent à leurs patients.

Conclusion

Ainsi se termine cette promenade autour des hôpitaux lyonnais.

Pour une visite sur place, l’office du tourisme propose des découvertes guidées spéciales « murs peints » : visiterlyon.com, ou : blog-in-Lyon.fr.

La prochaine étape de nos découvertes de peintures murales nous conduira vers la plus célèbre d’entre elles : « La fresque des lyonnais », à bientôt, donc.

Vous pouvez laisser un commentaire dans le cadre ci-dessous, vous abonner à notre bulletin d’informations ou nous suivre sur les réseaux sociaux (liens dans le cadre suivant).

Les boutons carrés (en bas de l’écran) permettent de partager l’article dans les réseaux sociaux.

Hommage à Diego Rivera

Les fresques visibles dans le 7ème arrondissement à Lyon, 19, rue Georges Gouy ont été voulue par la Fondation Diego Rivera et par sa fille Guadalupe pour le 50° anniversaire de la mort de l’artiste. Celui-ci considérait sa peinture comme « quelque chose qui appartient au peuple et à qui elle est destinée ».
La Cité de la Création a réalisé ces fresques inaugurées le 4 décembre 2007.

Diego Rivera

Diego Rivera est né le 8 décembre 1886 à Guanajuato au Mexique et décédé le 24 novembre 1957 à Mexico. Son diplôme obtenu en 1905 à l’école des Beaux-Arts de San Carlos, une bourse d’état lui permet de partir en Europe : Madrid, Paris, Londres, Bruxelles… Il reviendra plus tard à Paris (1911), pour fuir les menaces de révolution mexicaine . Diego vivra et travaillera avec les artistes de Montparnasse. Puis, au début des années 1920, une fois la révolution terminée, il retournera au Mexique. Il commencera à s’essayer aux fresques sur des grands murs.

Diego Rivera et Frida Kahlo, son épouse.
Diego Rivera et Frida Kahlo, son épouse

Diego a rencontré sa deuxième épouse Frida Kahlo en 1928, célèbre artiste peintre, membre comme lui du parti communiste mexicain. Ils vivront des relations tumultueuses : séparations, divorce, remariage. C’est finalement le décès de Frida qui les séparera en 1954. Rivera lui survivra 3 ans seulement.

Diego Rivera et ses oeuvres murales

Rivera a réalisé au Mexique et aux Etats-Unis, la plupart de ses œuvres murales. La plus célèbre se trouve à l’Institut des Arts à Détroit.

Fresque réalisée par Diego Rivera à Détroit
Fresque réalisée par Diego Rivera à Détroit

Dans la vidéo ci-dessous, éditée par l’Atelier des Archives, nous voyons Diego Rivera en pleine action : il réalise, entre juillet 1932 et mars 1933, des fresques murales sur le thème de l’industrie à l’Institut des arts de Détroit. Edsel Ford, fils d’Henry Ford et William Valentiner, directeur de l’institut des arts étaient les commanditaires de ce travail.

Diego Rivera au travail

Livre : Diego Rivera, toutes les œuvres murales

Pour en connaitre plus sur les œuvres murales de Diego Rivera, je vous propose ce livre magnifique. Il est édité chez Taschen en décembre 2017, et écrit par Luis-Martin Lozano et Juan Rafael Coronel Rivera.

668 pages, format 25,7 cm x 38,2 cm

Edition française.

Hommage lyonnais à Diego Rivera

Hommage à Diego Rivera influence préhispanique
Influence pré-hispanique

Cette fresque est d’inspiration préhispanique. Sa forme rappelle le musée « Anahuacalli », un bâtiment en forme de pyramide créé par Diego Rivera près de Mexico.

Au sommet d’abord, des représentations du Popol-Vuh, évoquant la création du monde. C’est le sujet central de la mythologie des civilisations Maya et Aztèque.

Au niveau médian, des scènes de la vie préhispanique sont représentées : tissage, teinture, commerce, culture du maïs, élaboration des tortillas.

Des représentations de statuettes séparent le niveau médian et le niveau bas.

Les tableaux du bas, enfin, illustrent l’invasion espagnole : conversions forcées, arrivée de Cortès à Veracruz , culture de la canne à sucre sous le fouet.

Le diaporama ci-dessous vous permettra de découvrir les détails de cette fresque.

  • Hommage Diego Rivera Popol-Vuh
  • Hommage Diego Rivera Civilisation Tarasca
  • Hommage Diego Rivera Civilisation totonaque
  • Hommage Diego Rivera civilisation Hualesca

Hommage Diego Rivera

Cette deuxième réalisation est inspirée du style mexicain du début du XXème siècle.

Les 3 tableaux du centre

En haut, d’abord, la représentation du révolutionnaire Emiliano Zapata domine l’ensemble.

Au milieu, ensuite, le portrait de Lénine (le même valut à Rivera un refus puis une destruction de sa fresque au Rockfeller Center).

En bas, enfin, est figuré un banquet à Wall Street, regroupant entre autres : Henri Ford, JP Morgan et John D Rockfeller.

Les 2 tableaux à gauche

en haut, Frida Kahlo à l’arsenal distribue des armes aux ouvriers. Au dessous est représentée la production des moteurs V8 à l’usine Ford de Détroit.

Les 2 tableaux à droite

sont des représentations plus festives de la vie mexicaine . La journée de la mort, en haut, (fête joyeuse au Mexique) et Carnaval en bas.

Le diaporama ci-dessous vous présente les détails de cette fresque.

Conclusion :

Cette réalisation de la Cité de la Création est un bel hommage à l’oeuvre et à l’esprit de Diego Rivera. Parenthèse mexicaine légitime à Lyon, qui compte 150 fresques murales.

Prochainement, dans la série « Lyon-fresques » nous vous proposerons une promenade autour des fresques des hôpitaux lyonnais (Saint Jean de Dieu, la Croix Rouge, Léon Bérard…). A bientôt donc…

Vous pouvez laisser un commentaire dans le cadre ci-dessous, vous abonner à notre bulletin d’informations ou nous suivre sur les réseaux sociaux (liens dans le cadre suivant).

Les boutons carrés (en bas de l’écran) permettent de partager l’article dans les réseaux sociaux.

La cité idéale, Musée urbain

La cité idéale complète le Musée urbain Tony Garnier. Elle comprend 6 murs peints par des artistes étrangers qui représentent, sous le patronage de l’Unesco, leur vision de la cité idéale.

Nous nous sommes promenés ensemble dans le quartier des Etats Unis à Lyon, lors d’un précédent article : Musée urbain Tony Garnier que vous pouvez revoir ou découvrir en cliquant sur le titre…

Je vous ai présentés 13 murs peints, réalisés par la Cité de la création d’après les planches de Tony Garnier. Dans ce nouvel article, je vous montre les 3 derniers murs inspirés par l’architecte et les 6 fresques de la Cité idéale patronnée par l’Unesco.

Tony Garnier et le patrimoine lyonnais.

Abattoirs de la Mouche

Abattoirs de la Mouche
Abattoirs de la Mouche
Abattoirs de la Mouche détail
Détail

Cette fresque permet de réaliser la prouesse architecturale de ce bâtiment gigantesque (120 m x 80) sans appui intérieur).

Le marché aux bestiaux représenté indique la destination initiale du lieu mais qui aura servi de Hall pour l’exposition universelle de 1914, puis de fabrique de munition pendant la guerre. Il sert de marché aux bestiaux de 1920 à 1967. C’est aujourd’hui une salle de spectacle.

Au premier plan des personnalités de l’époque, les frères lumières, Laurent Bonnevay et Jules Courmont entourent Edouard Herriot et Tony Garnier qui se serrent la main. 

Hôpital Grange Blanche

Hôpital Grange Blanche
Détail

L’évolution de la médecine du début du XXème siècle poussera la municipalité à construire un nouvel hôpital pour remplacer l’Hôtel Dieu.

Tony Garnier sera l’architecte en chef et supervisera la construction de l’hôpital Grange Blanche.

Sur la fresque, on distingue le plan de l’hôpital constitué de pavillons pour séparer les pathologies, les espaces sont aérés et entourés de végétation.

Stade d’athlétisme

Stade d’athlétisme
Détail

La troisième fresque évoque le troisième grand projet confié à Tony Garnier par la ville de Lyon. Il s’agit du stade de Gerland inauguré en 1926.

Par son architecture, le stade de Gerland rappelle celui d’Olympie. Les entrées, matérialisées par les quatre arches en plein-cintre monumentales et accentuées par la coursive – galerie à arcades – qui fait le tour et ceinture les gradins à ciel ouvert, suggèrent l’Antiquité, chère à Tony Garnier.

La cité idéale.

La cité idéale de Côte d’Ivoire

Cité idéale, Côte d'Ivoire
Cité idéale de Côte d’Ivoire.
Détail

Inspirée des peintures traditionnelles africaines en peinture sur écorce, ce mur peint évoque les relations étroites entre l’homme et les forces naturelles et surnaturelles. Observez par exemple la case africaine, symbole de protection. Les colonnes totem chargées de symboles animistes rappellent la création du monde, le bien et le mal. Youssouf Bath a réalisé le dessin original de cette peinture.

La cité idéale de l’Inde.

Cité idéale, Inde
Cité idéale de l’Inde
Détail

La tribu des Warlis (NO de Bombay) ne connait pas l’écriture, la religion, les coutumes. Ils se transmettent oralement et par des peintures collectives (pâte de riz) sur les murs des maisons. Ici sont évoqués l’agriculture et l’élevage. Le carré central (« Cauk ») contient les symboles de la vie.

Et puis les rites du mariage, les danseurs, les musiciens…

Cette peinture a été réalisée selon le dessin original de Shantaram Tumbda.

La cité idéale de Russie.

Cité idéale, Russie
Cité idéale de Russie
Détail

En réaction contre l’architecture officielle soviétique, rigoureuse et austère, cette peinture murale est remplie de maisons colorées et biscornues, de ruelles sinueuses sans ciel ni horizon. Les isbas côtoient les parcs, les fontaines, les rivières et les jardins. Les clochers orthodoxes ponctuent l’espace que l’auteur a composé comme une tapisserie, sans début ni fin.

Le dessin original est de Grégory Chestakov.

La cité idéale du Mexique

Cité idéale, Mexique
Cité idéale du Mexique
Détail

Jeux d’équilibre entre le jour et la nuit (soleil et lune), l’intérieur et l’extérieur, le quotidien et le mystique, la femme et l’homme…Dualité et contrastes qui engendrent la vie et créent la ville en mouvement.

Parmi les nombreux symboles représentés ici, vous avez certainement repéré Quetzacoalt, le serpent à plumes.

Cette peinture a été réalisée selon le dessin original de Marisa Lara et Arturo Guerrero

La cité idéale des USA

Cité idéale, Russie
Cité idéale des USA

Cette peinture murale, composée de seize panneaux, se lit de bas en haut. Ici, un langage unique, reconnaissable par tous : le pictogramme. Chaque couleur symbolise un élément constitutif de cette cité. Le spirituel en rouge, les arts en jaune, la nature en vert, la machine en bleu, le langage en noir. Les 4 premières couleurs réunies représentent l’homme et la ville.

Le dessin original est de Matt Mullican.

La cité idéale du Québec

Cité idéale, Québec
Cité idéale du Québec
Détail

Cette fresque de 150 m² est située sur un mur du Lycée Louis Lumière à proximité du Musée urbain. Elle a été inaugurée en septembre 2008, pour souligner le 400e anniversaire de Québec.

On y voit la ville de Québec dans un univers à la fois maritime et aérien. Le pont devient une passerelle entre des édifices du Vieux-Québec d’où sortent les canons de Frontenac et entre lesquels circule le bateau de Champlain.

Le dessin de cette fresque a été réalisé par Jean-Paul Eid, dessinateur de BD et illustrateur.

Conclusion

Voici ce que je pouvais vous montrer dans ce deuxième volet consacré au Musée Urbain Tony Garnier. Pour une visite sur place, l’office du tourisme propose des découvertes guidées spéciales « murs peints » : visiterlyon.com, ou : blog-in-Lyon.fr.

Je vous proposerai bientôt un nouveau parcours lyonnais en photos et la présentation de deux fresques consacrées à Diego Rivera, célèbre peintre muraliste mexicain.

Vous pouvez laisser un commentaire dans le cadre ci-dessous, vous abonner à notre bulletin d’informations ou nous suivre sur les réseaux sociaux (liens dans le cadre suivant).

Les boutons carrés (en bas de l’écran) permettent de partager l’article dans les réseaux sociaux.

Musée Urbain Tony Garnier

« Musée urbain Tony Garnier » est une nouvelle promenade lyonnaise que je vous propose à la découverte des fresques murales de la cité des « gones » nous amène dans le 8ème arrondissement. Entre l’avenue Berthelot et Vénissieux, l’avenue des Etats Unis a donné son nom à ce quartier, initié par Edouard Herriot, maire de Lyon, pour loger les ouvriers dans des « HBM : habitations bon marché » ancêtres des HLM et de l’OPAC. La municipalité a pris la décision en 1917, les travaux débutèrent en 1920 et les premiers occupants s’installèrent en 1933.

La Ville de Lyon a confié la conception et la supervision des travaux à son architecte de prédilection : Tony Garnier.

A la fin des années 1980, le Grand Lyon entreprit la réhabilitation de ses logements sociaux. Ainsi, entre 1985 et 1997, on a restauré le quartier des Etats Unis (45 bâtiments, 1 500 logements, 4 000 habitants) qui devint « la cité Tony Garnier ».

Une initiative originale et culturelle accompagnera cette réhabilitation. On demanda à la Cité de la Création la mise en œuvre de fresques monumentales sur les pignons des immeubles : ainsi naquit le Musée Urbain Tony Garnier.

Un ensemble de 25 murs peints (220 m² chacun) verra le jour. 19 s’inspirent de l’œuvre de Tony Garnier, 6 autres, parrainés par l’UNESCO furent conçus par des artistes étrangers, représentant leur vision de la cité idéale.

Dans cet article, nous parcourrons les fresques inspirées par les planches de Tony Garnier. Les œuvres réalisées sous le patronage de l’UNESCO ainsi que des réalisations voisines feront l’objet d’un autre article.

Murs peints à Lyon : la cité Tony Garnier

Le maire et l’architecte.

Edouard Herriot confia à l’architecte Tony Garnier les grands projets urbanistes du début du 20ème siècle à Lyon. On les retrouve ensemble sur une des fresques du musée urbain (détail ci-contre)

Tony Garnier, brève biographie…

Avant tout, ne pas confondre avec l’architecte parisien Charles Garnier (1825-1898) à qui l’on doit, entre autre, l’opéra qui porte son nom. Notre Garnier, Tony, est un pur lyonnais, né à la Croix Rousse en 1869. Outre le nom de famille et le métier, ils ont un autre point commun : ils ont tous les deux obtenu le grand prix de Rome en architecture. Pendant son séjour à la Villa Médicis, Tony Garnier travaille sur un projet utopique de ville moderne qu’il baptise « la cité industrielle ».

Dès son retour à Lyon en 1904, il se voit confier des travaux d’urbanisation d’abord par Victor Augagneur puis par Edouard Herriot qui accède à la mairie de Lyon en 1905, (Herriot sera maire de cette ville pendant près de 50 ans). Les projets grandioses seront très vite mis en chantier :

Grands travaux

  • 1905 : La vacherie du Parc, (laiterie située au sein du Parc de la Tête d’or destinée à produire du lait pour les orphelins),
  • 1906 : Abattoirs de la Mouche,
  • 1909 : Hôpital Grange Blanche (aujourd’hui Hôpital Edouard Herriot),
  • 1914 : Exposition universelle de Lyon (dont il reste aujourd’hui la Halle Tony Garnier)
  • 1914 : Stade de Gerland
  • 1917 : Cité urbaine du quartier des Etats Unis (aujourd’hui nommée la « Cité Tony Garnier »)

La guerre de 1914-1918 a beaucoup marqué Tony Garnier. Dans les années 1920, il organisera l’édification de plusieurs monuments aux morts en particulier celui qui est à l’entrée du Parc de la Tête d’or. Dans les années 1930, il finira les grands travaux entrepris avant la guerre. Il a également réalisé des constructions techniques (central téléphonique de Moncey, Usine Mercier), et pour les particuliers des villas inspirées des villas romaines avec de grands patios végétalisés qui agrémentent les lignes strictes du béton de circonstance.

Il était également professeur à l’école régionale d’architecture de Lyon fondée en 1906. En 1914, il succédera à Eugène Huguet à la direction de l’atelier de construction et y restera jusqu’à sa retraite en 1937.

Tony Garnier s’éteindra en janvier 1948, à Roquefort la Bédoule dans les Bouches du Rhône.

Le parcours…

La fresque d’accueil

Le temps de la cité

Musée urbain Tony Garnier -Accueil

La fresque d’accueil porte le titre « Musée urbain Tony Garnier », On découvre le plan du quartier avec des repères de couleur, qui permettent aux visiteurs de se reporter aux textes du bas.

(fresque réactualisée en 2016). marque en quatre tableaux la réalisation des constructions, En haut, on reconnait les portraits d’Edouard Herriot et de Tony Garnier, le tableau du bas montre la vie de la cité contemporaine.

Musée urbain Tony Garnier - Le temps de la cité

La cité industrielle en 1900

La cité industrielle imaginée par Tony Garnier.

Musée urbain Tony Garnier - la cité industrielle en

Cette fresque partagée en deux, montre en haut, la vie difficile des classes modestes, en particulier pour les ouvriers. En bas, les affiches publicitaires illustrent les avancées technologiques de l’époque.

Sur cette planche, Tony Garnier a imaginé la séparation des différentes zones pour qu’elles ne se gênent pas entre elles. Les habitations d’un côté, les usines éloignées des espaces habités, les établissements sanitaires sur les collines.

Musée urbain Tony Garnier - La cité industrielle imaginée par Tony Garnier

Ecole Primaire

Intérieur d’une habitation

Musée urbain Tony Garnier - Ecole primaire

Tony Garnier intégrait dans ses projets une école dans chaque quartier. Il a imaginé des classes mixtes, ce qui était inconcevable à cette époque. La classe représentée en bas, est la reproduction d’une photo réelle datant de 1938.

Les formes sont simples, strictes, mais les espaces, largement aérés, s’ouvrent sur l’extérieur. On reconnait l’influence de son séjour à Rome.

Musée urbain Tony Garnier - intérieur d'une habittion

La tour de l’horloge

Les hauts fourneaux

Devant les bâtiments administratifs, l’horloge a la particularité de compter 24 h, c’est le symbole du service au public 24h / 24. A côté de l’entrée, l’extrait d’un texte de Zola que T. Garnier admirait.

Cette fresque s’inspire d’une planche de Tony Garnier datant de 1904. On appréciera la finesse des détails, l’exactitude des perspectives. derrière les hauts fourneaux, les lignes de chemin de fer et un barrage en haut.

Services publics

Etablissements sanitaires

La vue aérienne de la cité, avec ses ilôts, les uns destinés aux habitations, les autres aux services publics (salle de réunion, bibliothèque, espaces sportifs). On reconnait en bonne place la tour de l’horloge.

Les bâtiments sanitaires sont conçus en pavillons, ils sont éloignés du centre ville. Ce qui évite la prolifération des maladies vers les habitations et entre les pavillons. C’est ce principe qui sera adopté pour le futur hôpital Grange Blanche.

La gare des voyageurs

Les usines

Les voyageurs arrivent dans la cité industrielle par la gare. Elle est dominée par une grande tour. Les auvents couvrent le cheminement des piétons. Le béton permet la finesse de la structure.

On retrouve ici l’organisation en ilots des différentes activités qui permet une circulation aisée entre les bâtiments. Au premier plan, l’accès au port et les abris qui rappellent la structure de la Halle Tony Garnier.

Habitations en commun

Habitations individuelles

Les maisons collectives sont ici organisées en ilots avec des immeubles de 3 ou 4 étages maximum avec des balcons, des baies vitrées, de la végétation. C’est l’architecture qui est aujourd’hui d’actualité dans la métropole lyonnaise (un siècle plus tard !)

Les maisons individuelles sont construites en béton et en série pour diminuer les coûts et ainsi permettre au plus grand nombre d’accéder à la maison individuelle.

Conclusion

J’espère que cette promenade vous a plu. La suite de cette excursion est visible sous le lien :  » La cité idéale, Musée urbain ». Nous y verrez 3 autres réalisations inspirées par l’œuvre de Tony Garnier, et 6 fresques patronnées par l’UNESCO.

Bien sûr, rien ne remplace une visite sur place. L’office du tourisme propose des visites guidées spéciales « murs peints » : visiterlyon.com, ou consulter le blog : blog-in-Lyon.fr.

Vous pouvez laisser un commentaire dans le cadre ci-dessous, vous abonner à notre bulletin d’informations ou nous suivre sur les réseaux sociaux (liens dans le cadre suivant).

Les boutons carrés (en bas de l’écran) permettent de partager l’article dans les réseaux sociaux.

Les murs peints des TCL

L’ ensemble de murs peints sur les dépôts des TCL (transports en commun lyonnais) introduit ma galerie « Fresques murales à Lyon ».

Réussir à allier deux de mes passions : la photographie et les fresques murales, c’est le défi que je me suis lancé et que je voudrais vous faire partager dans les articles que je vais publier dans le blog « Photo-Passions ».

Si je n’apprécie pas les graffitis, actes d’incivilités qui enlaidissent nos villes et détériorent le travail de bons artisans, j’admire les fresques murales, trompe-l’œil, murs peints (quelque soit le nom qu’on leur donne !).

C’est une découverte des murs peints lyonnais que je vous propose. Lyon est en effet une ville qui affiche un nombre impressionnant de fresques murales. La Ville Arlequin, ainsi nommée par Pierre Gras dans son ouvrage paru en 1989, comptait à cette époque, avec l’agglomération, 120 fresques, il y en a aujourd’hui 150 environ.

L’histoire des transports en commun, la ville idéale imaginée par l’architecte lyonnais Tony Garnier, l’hommage aux personnalités lyonnaises qui ont fait évoluer la médecine, les célébrités lyonnaises en 2 000 ans d’histoire figées sur les murs d’une seule maison, la bibliothèque des humanistes lyonnais, l’hommage aux canuts (travailleurs de la soie), l’hommage à Diego Rivera, célèbre muraliste mexicain …

Les murs peints à Lyon : les TCL

Sur 720 m², 7 tableaux réalisés par la Cité de la Création en 1989, ornent les murs du dépôt des Pins, (TCL, transports en commun lyonnais). avenue Lacassagne, dans le troisième arrondissement.

Astucieusement dessinés, ils retracent 100 ans d’histoire des transports en commun à Lyon. Les personnages (au nombre de 200) évoluent dans leur vie quotidienne en côtoyant les modes de transport de leur époque dans des décors spécifiquement lyonnais.

1ère période : le funiculaire.

Murs peints TCL : le funiculaire
Le funiculaire de la Croix Rousse.

Le funiculaire de la Croix Rousse occupe le centre de ce tableau. On l’appelle communément appelé « La ficelle ». Sur la plateforme, des hommes et un cheval sont embarqués. Une affiche publicitaire sur le mur de droite montrent le tramway tiré par des chevaux. Une autre affiche présente le théâtre de Guignol. Sur la droite, on reconnait le quartier de Saint Georges, de l’autre côté de la Saône. Les deux hommes, à l’avant, lisent le Progrès (déjà), journal lyonnais.

Lyon, fresque "Histoire des transports en commun", période 1, détail 01, au pied du funiculaire.
Lyon, fresque "Histoire des transports en commun" période 1, Détail 2, Quartier Saint Georges.

On note le réalisme des personnages, à droite une diligence devant la Saône et en arrière plan, le quartier Saint Georges.

2ème période : le tramway de la place Bellecour.

Murs peints TCL : le tramway de la place Bellecour
Le tramway de la place Bellecour.

L’objet de ce tableau : le tramway à chevaux de la Place Bellecour se situe sur la droite. Il comporte une publicité : savon Bouton d’Or. Au centre apparaît le célèbre théâtre lyonnais de Guignol. Le décor de cette fresque est une belle perspective de la Place Bellecour, surmontée par la colline de Fourvière. La construction de la tour métallique date de 1894. La fin de la construction de la basilique date de 1897. On frise l’anachronisme avec le tramway hippomobile ! Sur la gauche, un pont enjambe le Rhône. Ici, apparaissent un véhicule automobile, deux cycles et plusieurs « aéronefs » dans le ciel.

Le théâtre de Guignol, surmonté par un aéronef présente une machine à vapeur. Le tramway à chevaux de la Place Bellecour.

3ème période : le tramway électrique

Murs peints TCL - Le tramway électrique
Le tramway électrique

Le tramway électrique occupe le centre de ce tableau, avec en évidence les rails et les caténaires, l’ensemble traverse la fresque de haut en bas. Un deuxième tramway, à étage celui-là occupe une grande place à droite. Le premier tramway électrique français fut mis en service à Clermont Ferrand en 1890. Très rapidement cette invention remplaça à Lyon les tramways hippomobiles. Pour en revenir à notre fresque, les inventions récentes à l’époque apparaissent : l’avion, l’automobile… le cinématographe (qui vit le jour à Lyon) fait sa « pub » sur le fronton du tramway central. Pour le décor, on reconnait la gare de Perrache en arrière plan. On note le petit clin d’œil à la boule lyonnaise, avec un groupe de joueurs sur la gauche.

Lyon, fresque "Histoire des transports en commun", période 3, le tramway électrique
Lyon, fresque "Histoire des transports en commun", période 3. Gare de Perrache

Le tramway électrique surmonté par la publicité pour le cinématographe Lumière, les véhicules devant la Gare de Perrache. Tout évolue très vite à cette époque, pourtant les personnages semblent baigner dans la quiétude. Femmes qui conversent, hommes qui jouent aux boules …

4éme période : le premier autobus à pneus gonflables.

Murs peints TCL Autobus à pneus gonflables
Autobus à pneus gonflables

Un bel autobus rouge, à pneumatiques gonflables, trône fièrement au centre de cette fresque, flanqué d’un portique datant la scène en 1914, année de l’exposition universelle de Lyon. La halle « Tony Garnier », du nom de l’architecte en chef de l’exposition, garnit le fond de ce tableau. Sur la gauche un tramway, rouge, lui aussi, devant un bar-restaurant intitulé « Le Gerland ».

Lyon, fresque "Histoire des transports en commun", période 4, autobus à pneus gonflables, exposition universelle 1914.
Lyon, fresque "Histoire des transports en commun", période 4, marchande de fleus.
Lyon, fresque "Histoire des transports en commun", période 4, publicité Chocolat Menier

Dans ces détails, on revoit l’autobus et le portique annonçant l’exposition universelle de 1914. Les dames élégantes, autour de la charrette de mimosa semblent insouciantes, loin d’imaginer le cataclysme qui menace l’Europe.Les publicités (ici le chocolat Menier) ont toujours une place de choix dans ce parcours pédagogique.

5ème période : la seconde guerre mondiale.

Murs peints TCL - 2ème guerre mondiale
Scène sous l’occupation devant l’Hôtel de Ville.

Les transports en commun, dans cette fresque, sont représentés par des trolley-bus sur la gauche et au fond de la place; par un autobus à gazogène à droite, (ce mode d’énergie sera fréquemment utilisé pendant la deuxième guerre mondiale pour palier à la pénurie de pétrole). Nous remarquons les automobiles : la célèbre traction avant sur la gauche et un véhicule allemand à droite. Nous sommes sur la place des Terreaux (fontaine Bartholdi et Hôtel de Ville). Mais ce qui marque le plus cette scène sont les personnages identifiables : Jean Moulin accompagné par deux hommes au centre et au premier plan; Jean Gabin appuyé contre le mur à gauche.

Lyon, fresque "Histoire des transports en commun", période 5, Seconde guerre mondiale, Jean Moulin.

Les personnages connus de cette scène : Jean Moulin, accompagné par 2 hommes vraisemblablement des compagnons de résistance.

Quant à Jean Gabin, on pourrait l’entendre dire à sa compagne « T’as de beaux yeux, tu sais ! »

Lyon, fresque "Histoire des transports en commun", période 5, seconde guerre mondiale, Jean Gabin.

6ème période : les années 60.

Murs peints TCL - La Duchère
La Duchère

Les transports en commun sont représentés par deux bus à moteur diésel, on distingue clairement le soufflet du bus de gauche (dispositif qui facilite la prise des virages pour un véhicule relativement long). Les années 60 voient l’essor des moyens de transports individuels ici 2 CV, 4 CV, cabriolet rose, scooter, mobylette et bicyclette. Cette fresque est riche en illustration de cette période: BD, cinéma, littérature, mode (j’y reviendrai dans les détails ci-dessous). L’époque est également marquée par le développement immobilier. Nous sommes ici dans le quartier de la Duchère, avec sa tour et ses immeubles gigantesques.

Lyon, fresque "Histoire des transports en commun", période 6, Les années 60. James Dean.

Le scooter et la robe dessinée par Yves Saint Laurent, d’inspiration Mondrian. A gauche la mobylette et un couple (on reconnait James Dean)

Lyon, fresque "Histoire des transports en commun", période 6, les années 60. Ricky de Margerin.

La mythique 2 CV et le cabriolet rose dans lequel le passager est Ricky, personnage des bandes dessinées de Margerin.

A droite, l’affiche présente Marylin Monroe dans le film « 7 ans de réflexion ». L’arrière du bus est illustré par la BD d’Hergé : « On a marché sur la Lune », tandis que Frédéric Dard, alias San Antonio traverse la rue, les mains derrière le dos.

Lyon, fresque "Histoire des transports en commun", période 6, les années 60.  ans de réflexion, On a marché sur la Lune, Frédéric Dard

7ème période : le métro.

Murs peints TCL - Le métro
Le métro, la Part Dieu

Cette dernière fresque se veut résolument moderne. Je vous rappelle qu’elle a été dessinée en 1989, (il y a plus de 30 ans). Sur l’esplanade les bus se croisent, le métro circule en sous-sol, sur la gauche les voies du train figurent le TGV. Les formes géométriques marquent cette composition d’où sont exclus tous les modes de transports individuels. Nous sommes à La Part Dieu (la tour, le centre commercial, la gare). C’est le quartier moderne de Lyon de la fin du 20ème siècle. Si la longueur des murs du dépôt des Pins le permettait, une 8ème fresque pourrait présenter le tramway moderne dans le quartier à la mode : Confluence, avec le musée du même nom en arrière plan (et des vélos dans tous les sens!).

Comme nous le verrons dans des articles suivants, le réalisme des réalisations nous amène parfois à confondre les objets ou les personnages réels, avec ceux de la fresque. Sur cette dernière photo les caténaires qui se détachent sur le ciel font bien sûr partie de la vie réelle!

Vos commentaires après cette visite seront les bienvenus. Notre prochaine promenade se fera dans un autre quartier lyonnais (avenue des Etats Unis) à la découverte du Musée Urbain Tony Garnier.

Vous pouvez laisser un commentaire dans le cadre ci-dessous, vous abonner à notre bulletin d’informations ou nous suivre sur les réseaux sociaux (liens dans le cadre suivant).

Les boutons carrés (en bas de l’écran) permettent de partager l’article dans les réseaux sociaux.

Les fresques murales de Ghislain Viktor

La passion pour les « fresques murales » de Ghislain Viktor l’a amené à capturer de nombreuses images sur les plus belles réalisations. Nous lui ouvrons notre espace galerie pour qu’il puisse y présenter ses collections par lieu et par thème. Partagerez-vous son intérêt pour ces fresques impressionnantes ? Avez-vous, vous mêmes, des images de murs peints à nous montrer? Elles seront les bienvenues…

Dans cet article, je vais vous dresser le programme de la présentation des fresques murales lyonnaises. Oui, la ville de Lyon présente un grand nombre de murs peints, répartis dans tous les arrondissements parmi lesquels une des plus grandes fresques d’Europe à la Croix Rousse, la fresque des Lyonnais dans le quartier de la Martinière (sur 800 m², dans laquelle on découvre 25 lyonnais célèbres en 2 000 ans d’histoire et 6 personnages contemporains).

Fresques murales Lyon, Musée urbain

Dans le quartier des Etats Unis à Lyon, ce ne sont pas moins de 25 fresques gigantesques qui vous attendent. Ghislain Viktor vous les présentent en deux parties :

Musée Urbain Tony Garnier

Musée Urbain, la cité idéale

Fresques murales Cité idéale, Musée urbain

Hommage à Diego Rivera

(peintre muraliste mexicain)

Fresques murales Lyon, Hommage à Diego Rivera

La fresque des canuts

en hommage aux ouvriers de la soie

Fresques murales Lyon, Croix Rousse, fresque des Canuts.

Ballades lyonnaises (partie 1)

Croix Rousse, quais de Saône

Lyon, Ballades fresques, la bibliothèque.

Ballades lyonnaises (partie 2)

Gerland, Etats-Unis

Lyon, mur peint, Gerland, stade, coupe du monde.

Vous avez sans doute remarqué que la photo de la fresque des Lyonnais célèbres a été remplacée par celle d’une maquette. C’est un clin d’œil que je souhaitais faire à un site extraordinaire : le Mini World qui expose au Carré de la Soie de grandes maquettes très détaillées, animées, avec des éclairages qui soulignent les différentes périodes de la journée. Des thèmes sur la montagne, la ville, la campagne, l’industrie et une salle complète consacrée aux maquettes reproduisant les espaces typiques de la ville de Lyon.

J’aurai certainement l’occasion de vous présenter bientôt une galerie des photos que j’ai réalisées dans ce site.

Vous pouvez laisser un commentaire dans le cadre ci-dessous, vous abonner à notre bulletin d’informations ou nous suivre sur les réseaux sociaux (liens dans le cadre suivant).

Les boutons carrés (en bas de l’écran) permettent de partager l’article dans les réseaux sociaux.

La galerie nadar

La galerie Nadar vous présente 23 portraits réalisés par les photographes Nadar père et fils. Nous avons déjà eu l’occasion de rencontrer ces deux personnages dans nos articles Nadar, le premier photographe et Paul Nadar

Avant d’être photographe, Gaspard-Félix Tournachon, dit Nadar, était journaliste, éditorialiste, caricaturiste.

A partir de 1850, il entreprend pour le Musée des gloires contemporaines, la réalisation d’ une série de portraits des personnalités de son époque. Le projet était de réaliser 4 planches lithographiées pour 1 000 portraits. Une seule planche aboutira en 1854 avec 259 portraits. Il s’agit de caricatures des personnages accompagnées de biographies amusantes. Cette planche sera baptisée « le Panthéon Nadar » 

Si ce projet ne connait pas un grand succès commercial, il permet à Nadar de rencontrer des personnages illustres et de se faire un nom dans le tout-Paris de l’époque. De plus, il saisit les portraits de ses modèles en les  photographiant ce qui fait naître en lui l’intérêt pour cette nouvelle pratique.

La galerie Nadar : Félix Tournachon, dit Nadar

Les portraits de Félix Nadar et de son fils Paul

La composition des portraits de Nadar s’inspirait de la peinture : pose de trois quart, cadrage à mi-corps absence de décorum; seulement  le personnage et la lumière qui éclaire son visage et le met en valeur. Nadar recevait son hôte, la discussion s’entamait, amicale, enjouée pendant que les collaborateurs mettaient en place le matériel. Quand le modèle était à l’aise, Nadar l’installait. Il lui donnait quelques conseils, rectifiait un drapé, une attitude, ajustait le vêtement, puis opérait…

« La théorie photographique s’apprend en une heure ; les premières notions de pratique, en une journée… Ce qui ne s’apprend pas, je vais vous le dire. C’est le sentiment de la lumière, c’est l’appréciation artistique des effets produits par les jours divers et combinés. Ce qui s’apprend encore moins c’est l’intelligence morale de votre sujet. C’est ce tact rapide qui vous met en communication avec le modèle, et vous permet de donner, non pas… une indifférente reproduction plastique à la portée du dernier servant de laboratoire, mais la ressemblance la plus familière, la plus favorable, la ressemblance intime. C’est le côté psychologique de la photographie, le mot ne me semble pas trop ambitieux » Félix Nadar

La galerie Nadar

  • Galerie Nadar : Maryse Bastié
  • Galerie Nadar Marcel Proust
  • Galerie Nadar Joséphine Baker
  • Galerie Nadar Emile Zola
  • Galerie Nadar Alphonse Daudet
  • Galerie Nadar Clémenceau
  • Jules Verne
  • Eugène Delacroix
  • George Sand
  • Gustave Doré
  • Théophile Gautier
  • Galerie Nadar Victor Hugo
  • Galerie Nadar Alexandre Dumas

Galerie Nadar, les livres

Dans la Librairie de Photo-passions, on retrouve trois livres qui permettent d’en connaître plus pour les photographes Nadar. Le premier concerne Félix, les deux autres sont consacrés à Paul. Je les reprends ci-dessous:

Nadar de Stéphanie de Saint Marc

Vous pouvez cliquer sur l’image pour aller sur la page commerciale.

Nous avons consacré un article à Félix Nadar, considéré comme le premier des photographes. Pour en savoir plus sur Félix Nadar, je vous propose la lecture de ce livre , de Stéphanie de Saint Marc, publié en septembre 2010 aux éditions Gallimard.

384 pages, format 15,7 x 22,5 cm.

L’odyssée de Paul Nadar au Turkestan

Vous pouvez cliquer sur l’image pour aller sur la page commerciale.

Nous présentons cet ouvrage d’Anne-Marie Bernard et de Claude Malecot dans notre article consacré à Paul Nadar. Ils racontent le périple du photographe au Turkestan. Les quantités de photos de qualité qu’il a ramenées attestent qu’il a réussi les tests avec ses deux appareils : le premier Kodak à film à rouleaux et l’Express Détective.

Ouvrage relié de 274 pages, paru aux Éditions du Patrimoine en 2007, format 24 x 18 cm.

Le monde de Proust vu par Paul Nadar

Vous pouvez cliquer sur l’image pour aller sur la page commerciale.

Anne-Marie Bernard et Pierre-Jean Rémy nous proposent une promenade à travers la galerie des portraits des personnages qui ont inspiré Marcel Proust pour « À la recherche du temps perdu ». Aristocrates, bourgeois, artistes, actrices, sont tous des familiers de l’écrivain. On retrouve dans cet ouvrage, 120 portraits dont 40 totalement inédits reproduits à partir des plaques tirées des archives de Paul Nadar. Les textes apportent un éclairage nouveau sur l’œuvre de l’écrivain,  du photographe et de leurs modèles.

Ouvrage relié de 158 pages, édité aux Éditions du Patrimoine en 1999, format 24 x 18 cm.

Ainsi se termine la Galerie Nadar. Dans le cadre ci-dessous, vous pouvez vous inscrire à notre bulletin d’informations et consulter nos publications sur les réseaux sociaux.

Vous pouvez laisser un commentaire dans le cadre ci-dessous, vous abonner à notre bulletin d’informations ou nous suivre sur les réseaux sociaux (liens dans le cadre suivant).

Les boutons carrés (en bas de l’écran) permettent de partager l’article dans les réseaux sociaux.