Le monde de Steve Mc Curry

Le monde de Steve Mc Curry

Le monde de Steve Mc Curry, est une exposition que le musée Maillol de Paris nous propose jusqu’au 29 mai 2022. Dans cet article on découvre Steve Mc Curry, quelques mots à propos du musée Maillol avant la présentation de l’exposition. Enfin, je vous donnerai les liens utiles pour vous y rendre…

Steve Mc Curry

Photographe américain, Steve Mc Curry est né à Philadelphie le 24 février 1950. Il est membre de l’agence Magnum depuis 1986.

Steve a fait ses études au Collège d’Art et d’Architecture de l’Université de Pennsylvanie. Il en est sorti diplômé avec félicitations.  Dès l’âge de 19 ans, il a voulu voyager à la rencontre de nouvelles cultures : l’Europe, l’Amérique du sud, l’Afrique, puis l’Asie.

Steve Mc Curry a donc orienté sa carrière professionnelle pour satisfaire son envie de voyages et de rencontres. En 1978, il est parti en Inde, comme photojournaliste pigiste.

Puis il s’est aventuré en Afghanistan dans les territoires contrôlés par les Moudjahidines avant l’intervention soviétique. À son retour en occident, les images qu’il a ramenées ont été publiées dans le monde entier. Elles furent parmi les premières à témoigner sur les débuts des conflits afghans. Il a obtenu pour ce reportage Le prix Robert Capa, médaille d’or en 1980.

Steve Mc Curry
Steve Mc Curry

Le 11 septembre 2001, Steve Mc Curry était à New York, lors des attentats. Il a photographié les tours en feu puis le chaos qui a suivi. Il dira : « J’ai essayé de traduire sur la pellicule ce que je ressentais, l’horreur et la perte. C’était totalement un autre niveau du mal »

Expositions

En avril 2016, lors d’une exposition à Turin il est victime de polémistes qui remarquent des retouches sur ses photos. Il est question de la modification d’un poteau de signalisation dans un arrière plan. Puis on lui reproche d’autres petites retouches dans deux autres photos. Il est contraint de se justifier lors d’une interview au Time Magazine en redéfinissant son statut de photographe : « Je suis un conteur visuel, pas un photojournaliste ».

Si je relate ses évènements, ce n’est pas pour me faire l’écho de ces basses tracasseries. Je voudrais seulement soulever une question, ouvrir un débat : en photographie retouche ou pas retouche ? (Retouching, or not retouching, that is the question !)

Ces polémiques ne l’ont pas empêché de remporter de nombreux prix et distinctions. Ses œuvres font l’objet de multiples expositions, dans le monde entier.

Comme celle qui nous intéresse : « Le monde de Steve Mc Curry », au Musée Maillol.

Le musée Maillol 

Musée Maillol
Musée Maillol

Il est situé dans un ancien Hôtel particulier (Bouchardon) du 7éme arrondissement de Paris. Le poète Alfred de Musset y a vécu, puis le peintre Paul Baudry y a installé son atelier. À partir de 1951, les sous sols de l’hôtel étaient occupés par un cabaret « La fontaine des 4 saisons » (création des Frères Jacques et de Jacques Prévert).

En 1964, Dina Vierny fait don à l’état français des statues monumentales du sculpteur Aristide Maillol. Elle monte la même année la fondation Dina Vierny, destinée à faire connaître l’œuvre de Maillol, dont elle était le modèle.

En 1995, après 15 ans de travaux, la fondation s’installe dans l’Hôtel Bouchardon qui devient le Musée Maillol. Le sous sol est un restaurant. Le musée offre 4250 m² de surface d’exposition. La fondation et le musée sont reconnus d’utilité publique. Il est aujourd’hui géré par les héritiers de Dina Vierny avec le soutien de l’opérateur culturel belge : Tempora.

Le musée présente les œuvres d’Aristide Maillol (1861 – 1944) : sculptures, peintures, dessins, terres cuites et tapisseries. Il organise en outre deux grandes expositions chaque année accueillant des courants artistiques variés du XXème et du XXIème siècle.

L’exposition : le monde de Steve Mc Curry

L’exposition « Le monde de Steve Mc Curry » a été conçue par Biba Giacchetti, commissaire. Vous pouvez y voir plus de 150 photos imprimées en grand format. L’exposition est la rétrospective la plus complète dédiée au photographe américain. Ses photographies les plus célèbres, réalisées pendant ses 40 ans de carrière, côtoient des clichés récents et de nombreuses images inédites.

En visitant cette exposition, nous effectuons un long voyage avec Steve Mc Curry. Inde, Vietnam, Afghanistan, Jordanie, Yémen, Afrique, Brésil, Cuba, Etats Unis…  

  • Inde Uttar Pradesh
  • Le Monde de Steve Mc Curry , Jordanie Petra
  • Le Monde de Steve Mc Curry Yemen
  • Le Monde de Steve Mc Curry Koweit Champs de pétrole

Portraits de Steve Mc Curry

À la recherche d’un ailleurs de Steve Mc Curry. En français, Éditions de la Martinière. 208 pages. Format 28 x 39 cm

Mc Curry voyage à la rencontre des gens. L’humain est le principal protagoniste dans son œuvre. Il ne va pas sur les terres de conflit pour photographier la guerre. Il veut être le témoin des conséquences humaines des conflits.

« Je ne me suis jamais considéré comme un photographe de guerre. Ce qui m’intéresse est la vie des gens ordinaires, à la périphérie des conflits. Comment la guerre influe-t-elle sur leur vie ? »

À travers les portraits qu’il présente, Mc Curry veut raconter l’histoire des personnes photographiées. Ses images sont là pour faire prendre conscience de la réalité aux opinions publiques.

Dans l’exposition, il n’y a pas de légende sous les photographies. Steve Mc Curry et Biba Giacchetti ont fait le choix de laisser le spectateur développer son imaginaire pour se raconter sa propre histoire.

L’afghane aux yeux verts : Sharbat Gula

Portraits NED, de Steve Mc Curry. En français. Éditions Phaidon France. 480 pages. Format 13 x 19 cm.

La photographie la plus célèbre de Steve Mc Curry est celle d’une jeune afghane prise en 1984. C’était au Pakistan, dans un camp de réfugiés. Il avait eu l’autorisation de photographier les élèves d’une école de fille. Sharbat Gula était dans le coin d’une classe. 

Mc Curry nous dit : « J’ai vu ce visage extraordinaire, ce regard d’une puissance exceptionnelle. Il évoque le courage face à l’adversité, la dignité du peuple afghan sans cesse harcelé mais qui ne se laisse jamais abattre ». 

Le National Geographic magazine a fait de ce portrait la couverture de son numéro de juin 1985. Il est également la couverture du livre « National Geographic 100 best pictures », paru en 2002. On remarque qu’il illustre l’affiche de l’exposition au musée Maillol.  

 

Informations pratiques

Musée Maillol, 59-61 rue de Grenelle, Paris 75007

Métro : Rue du Bac, Saint-Sulpice, Sèvres-Babylone.

RER : Musée d’Orsay

Ouvert tous les jours de 10h30 à 18h30, nocturnes les mercredis jusqu’à 22 heures.
Réservation recommandée, passe sanitaire exigé à l’entrée.

  • Tarif : 15.00 €
  • Seniors (+65 ans) : 14.00 €
  • Famille (2 adultes + 2 enfants) : 44.00 €
  • Enfants moins de 6 ans : 0.00 €
  • Enfants 6 à 18 ans : 10.00 €
  • Étudiants ou 19 à 25 ans : 13.00 €

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Musée Nicéphore Niepce

Dans un premier article, Musée Nicéphore Niepce 2020, je vous ai brièvement présenté les expositions programmées entre 2 confinements. Je voudrais vous en dire plus sur ce musée, qui est une véritable institution de la photographie. Outre les collections et les expositions proposées au public, Brigitte Maurice-Chabard, la directrice et ses « médiateurs » entreprennent toute une démarche sociologique autour de la photographie. Ils organisent des formations et des ateliers pédagogiques, culturels et récréatifs pour tous les âges.

Musée Nicéphore Niepce
Musée Nicéphore Niepce

Le Musée Nicéphore Niepce, collections :

Le projet du Musée Nicéphore Niepce est de révéler, à travers un parcours initiatique, la progression de la photographie depuis son invention jusqu’à l’image numérique.

Les collections regroupent près de 3 millions de photographies, plus de 6 000 appareils, dont la Chambre de la Découverte, premier appareil photographique au monde utilisé par Niepce pour son invention.

L’ampleur de ces collections permet de renouveler régulièrement les présentations dans les onze salles d’expositions. Je vous propose une promenade dans le musée, et les liens utiles pour vous y rendre.

Une visite au musée

L’invention

Musée Nicéphore Niepce La chambre de la découverte
Chambre de la découverte

Le musée consacre sa première salle à l’invention de l’ héliographie par Nicéphore Niepce.

« La chambre de la découverte » premier appareil photographique au monde occupe le centre de la pièce. Une projection sur un écran géant place le visiteur dans l’ambiance de la réalisation de la première héliographie. Nicéphore Niepce l’a prise à partir de la fenêtre de sa maison, à quelques kilomètres de là. Une reproduction de cette première image est présentée (l’original se trouve au Texas, à l’université d’Austin). Par contre des originaux réalisés par Niepce sont disponibles. Des vidéos sur de petits écrans racontent la génèse de la première photographie.

Les procédés pionniers

Musée Nicéphore Niepce : The Pencil of the nature
The Pencil of the Nature

Une deuxième salle présente les autres pionniers de la photographie.

Louis Daguerre a finalisé l’invention de Niepce, son associé, après le décès de celui-ci. Il a  mis au point le daguerréotype présenté par François Arago en 1839 à la chambre des députés et à l’académie des sciences. Arago emploiera le terme « photographie » pour la première fois au cours de ces présentations. Le Daguerréotype a connu un grand succès commercial jusque dans les années 1860.

Henry Fox Talbot a inventé le Calotype, premier négatif sur papier qui permettait de reproduire une image positive à l’infini. Le Musée Nicéphore Niepce possède un des rares exemplaires de l’ouvrage de Talbot « The Pencil of Nature » édité en 1844. Les collections du musée comptent des centaines de calotypes, exposés par intermittence pour ne pas les altérer. Ce procédé négatif-positif sera le principe de la photographie jusqu’à l’apparition du numérique.

L’argentique

Kodak Pocket
Kodak Pocket

Les évolutions de la technique photographique permirent de passer du négatif sur papier à la pellicule souple. Le perfectionnement des émulsions diminuait considérablement les temps de pose, en particulier à l’apparition du gélatino-bromure d’argent dans les années 1880. On a pu alors obtenir des photographies en une fraction de seconde. Le musée présente de nombreuses images illustrant le procédé qui prit le nom d’argentique, beaucoup plus tard, quand on a voulu le différencier du numérique. Des appareils à main sont également exposés. Leur facilité d’utilisation a contribué à l’essor de la photographie amateur.

La photographie en relief

Stéréoscope
Stéréoscope

Le Musée Nicéphore Niepce présente la photographie en relief dans une salle dédiée.

Un espace permet de visionner des images en relief sur un grand écran. Le visiteur peut choisir ses thèmes. Un diaporama de plusieurs photos est présenté pour chaque thème. Des lunettes pour la vision relief sont mises à disposition. L’effet de relief combiné à la proximité de l’écran est saisissant.

Le principe est celui du stéréoscope qui existe depuis le second empire et qui restitue la profondeur et le relief de l’image. Des stéréoscopes sont présentés dans cette salle. Une vidéo, également en relief, explique le procédé.

L’illustration photographique

Illustration photographique
Illustration manuel scolaire

Le Musée consacre une place importante à l’illustration photographique qui a très vite remplacé le dessin dans l’édition. La photographie sera partout : les livres, les manuels scolaires, les dictionnaires, les encyclopédies, les magazines, la presse, les guides touristiques.

L’intérêt que l’illustration photographique suscitera permettra de développer le champ des connaissances.

Dans le domaine scientifique la photographie pourra saisir des images que l’œil ne peut pas voir (radiographie, chronophotographie, astronomie, photographie aérienne, photo cartographie, macrophotographie, anthropométrie, etc.)

Le Musée Nicéphore Niepce,  une institution

Les expositions temporaires

Outre l’histoire de la photographie, le musée Nicéphore Niepce soutient depuis des années la création contemporaine. Il dispose d’un laboratoire de photographie numérique qu’il met à la disposition des artistes en résidence ou soutenus par le musée.

Les expositions temporaires, au rythme de 6 par an, alternent entre la création actuelle (Azimut, Alexis Cordesse, Daido Moriyama…), et les grands « anciens » (Robert Doisneau, Izis, Edouard Boubat…)

Résidence

Chaque année le Musée Nicéphore Niepce accueille en « Résidence » un artiste pour une durée de six semaines. Pour 2021, le jury a sélectionné Sandrine Marc.

La lauréate disposera pendant cette période des outils de travail et de recherche du musée (laboratoire, archives…) et de l’accompagnement des professionnels. Elle pourra réaliser des prises de vue, des essais techniques et produire ses propres travaux.

Activités culturelles et éducatives

La pratique universelle de la photographie tend à dissimuler la complexité de ce médium. Tout le monde est producteur et consommateur de photographie mais cette activité doit s’aborder dans ses multiples ressources : sociologique, industrielle, anthropologique, historique, géographique, artistique.
Le Musée Nicéphore Niepce nous interroge sur notre rapport à la photographie, à son histoire et à l’actualité de l’image.

Les visites commentées permettent une découverte active des collections et des expositions temporaires. Cette découverte peut se faire sur l’ensemble du musée ou sur un thème particulier.

Des ateliers destinés aux jeunes favorisent leur compréhension par une approche mettant en œuvre l’observation et la pratique. Des cahiers pédagogiques relatifs aux expositions temporaires permettent de préparer les visites. De plus, le musée peut prêter du matériel pour des études en classe.

Open Musée Niepce

Musée Nicéphore Niepce, Niepce et Daguerre

Je voudrais terminer cet article par la présentation d’

C’est une œuvre généreuse du musée, alors, si vous le voulez bien, nous lui pardonnerons l’anglicisme du titre. Le Musée Nicéphore Niepce met à la disposition des amateurs plus de 20 000 photographies libres de droit et téléchargeables gratuitement. De nombreux thèmes sont disponibles : Chalon sur Saône, évidemment, l’invention de la photographie, bien sûr mais aussi l’architecture, la géographie, l’exotisme, la guerre, la mode et le costume, les paysages et les grands espaces, les personnalités, les sciences, les sports…

La photographie ci-dessus provient de la collection du musée. Je vous donne sa légende (difficilement lisible) :

« Niepce lisant à Daguerre, après leur association, la description de son procédé pour la fixation des images de la chambre obscure ».

Informations pour visiter le Musée Nicéphore Niepce

Ouverture du musée : tous les jours sauf le mardi et les jours fériés ainsi que les jours de vernissages

de septembre à juin : 9 h 30 – 11 h 45 / 14 h 00 – 17 h 45

en juillet – août : 10 h 00 – 13 h 00 / 14 h 00 – 18 h 00

L’entrée est gratuite, 28 quai des messageries à Chalon sur Saône.

Tel 03 85 48 41 98. Le musée chez vous : www.museeniepce.com

Liens Photo-passions

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Roger Jourdain Passionnément Nature

Roger Jourdain, Passionnément Nature

Roger Jourdain Passionnément Nature, est la nouvelle exposition que proposent « Les Rendez-vous du Parc » à Chalon-sur Saône du 7 octobre 2021 au 15 mars 2022.

Les Rendez-vous du Parc

C’est une initiative de la ville de Chalon sur Saône, berceau de la photographie qui a été inaugurée en 2015.

Dans le parc Georges Nouelle, 15 panneaux recto-verso sont disposés pour présenter 30 visuels des photographes sélectionnés. L’entrée est libre et l’espace est ouvert 24 h sur 24. Chaque année les organisateurs sélectionnent deux expositions. L’une est collective, fruit d’un concours sur un thème défini. L’autre est individuelle, un photographe est sélectionné sur présentation d’un portfolio.

Roger Jourdain

Roger Jourdain
Roger Jourdain

Roger est né en 1948 à Vigneux-sur-Seine, en région parisienne. Sa famille s’est installée en Auvergne, alors qu’il était adolescent. Très tôt, il est passionné par les images et il a réalisé ses premières photographies dès l’âge de 12 ans. Il a créé son premier laboratoire de développement (noir et blanc) alors qu’il avait 15 ans grâce à l’argent de poche accumulé en faisant des travaux chez les agriculteurs voisins.

Roger a fait des études de chimie à Montluçon et il a commencé sa carrière professionnelle chez SANOFI.

Roger Jourdain, photographe

Mais ce sont ses passions qui l’animent. Pour le cinéma d’abord puis pour la photographie. Il est membre de la Fédération Photographique de France, membre de la Fédération Internationale de l’Art Photographique (FIAP), membre de la Global Photographic Union.

Roger Jourdain collectionne les prix nationaux et internationaux. Il a, entre autres, obtenu deux fois le titre prestigieux de meilleur photographe du monde en 2016 et en 2017. Ce prix « Best of the best photographer »  est décerné par la Fédération internationale de l’Art Photographique, reconnue par l’ Unesco. Il est le premier français à l’avoir décroché, et le premier européen à l’avoir obtenu deux fois. C’est au total plus de 1900 récompenses qu’il a récoltées, à ce jour.

Roger Jourdain sillonne la planète pour réaliser des photos de nature ou des portraits. Il a une passion particulière pour les safaris photos africains. Il donne également des conférences dans le monde entier pour faire partager son expérience.

Quand il revient à Ambert, où il habite, (dans le parc du Livradois-Forez), il photographie encore : les paysages, les plantes, les oiseaux. Il a même été le photographe officiel des Hells Angels lors d’une concentration moto à Cunlhat dans le Puy de Dôme.

Vous pouvez découvrir de nombreuses photos de Roger jourdain sur son site : www.rojourdain-photographe.fr

L‘exposition : Roger Jourdain Passionnément Nature

Les rendez-vous du parc ont sélectionné pour cette exposition des photographies de la nature, et en particulier des photographies animalières. Roger les a prises dans divers endroits de la planète. L’Afrique occupe la plus grande place: zèbres, lions, éléphants, antilopes… De l’Amérique on s’attardera sur le bleu de cet iceberg argentin, sur le tatou ou sur le symbolique pygargue à tête blanche de Pennsylvanie. Ensuite, l’Europe, et la France sont également présentes, avec le cerf danois, les sternes roumaines, les flamants camarguais ou les mésanges que Roger a photographiées simplement, dans son jardin.

Je vous propose de découvrir certaines images dans ce diaporama. Pour les voir toutes, en grand format, c’est au Parc Georges Nouelle de Chalon-sur-Saône jusqu’au 15 mars 2022.

  • Eléphants Tanzanie
  • Roger Jourdain, Passionnément Nature Zèbres Kenya
  • Gnous Tanzanie
  • Roger Jourdain, Passionnément Nature Antilope Girafe
  • Lion et lionceaux Tanzanie
  • Lionne et lionceau - Tanzanie
  • Roger Jourdain, Passionnément Nature Léopard et dikdik
  • Chacals Namibie
  • Roger Jourdain, Passionnément Nature Tatou - Argentine
  • Roger Jourdain, Passionnément Nature Brame cerf
  • Roger Jourdain, Passionnément Nature Flamants roses Camargue
  • Roger Jourdain, Passionnément Nature Pygargue à tête blanche
  • Roussette - Mayotte
  • Sternes communes - Roumanie
  • Elanion blanc
  • Coucal à sourcils noirs - Tanzanie
  • Roger Jourdain, Passionnément Nature Mésange bleue en hiver
  • Mésange charbonnière - France
  • Colibri -Mayotte
  • Mante religieuse
  • Abeille butinant
  • Iceberg Argentine
  • Orchidée sauvage

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Vivian Maier, exposition

Le Musée du Luxembourg à Paris consacre une exposition à Vivian Maier jusqu’au 16 janvier 2022. Avant de vous donner des détails sur cet évènement, je voudrais vous dire quelques mots sur une photographe mystérieuse. Je détaille sa biographie dans un article dédié.

Vivian Maier décède à Chicago, le 20 avril 2009, à l’âge de 83 ans. C’est la fin d’une vie mais le début d’une légende. À part quelques voyages à l’étranger, en France en particulier, elle a vécu principalement entre New York et Chicago, une existence ordinaire : elle était nounou.

Vivian Maier Exposition
Affiche Exposition

Vivian Maier, photographe

Vivian Maier avait une passion : la photographie. Elle y consacrait tous ses loisirs. Au hasard de ses promenades dans les rues, elle capturait des images, des personnages, l’architecture. De nombreux autoportraits font également partie de son legs. Pourtant Vivian n’aura jamais connaissance des trésors qu’elle a laissés à la postérité.

En 2007, plus de 150 000 pièces ont été saisies dans le garde-meuble que Vivian ne pouvait plus payer. Les tirages, les négatifs et les pellicules pour la plupart non développés ont été vendus aux enchères en 3 lots. Un des acquéreurs, John Maloof, eut connaissance, en revendant des tirages sur eBay, de la valeur artistique des photographies. Il a pu racheter une partie des lots des deux autres collectionneurs et commencer un vaste travail de classification, d’investigation, puis de reconnaissance.

Vivian Maier Autoportrait
Vivian Maier Autoportrait

Vivian Maier, révélation

Les autoportraits avaient permis à  John Maloof de donner un visage à la photographe mystérieuse mais il ne connaissait pas son identité. Il avait entrepris le développement et la numérisation des photographies. C’est en 2009, qu’il trouva dans un carton une enveloppe avec un nom et un prénom écrits au crayon « Vivian Maier ». Des recherches sur internet lui apprirent, par une nécrologie dans le « Chicago Tribune », que Vivian était décédée, quelques jours plus tôt, dans la même ville.

Vivian Maier, reconnaissance

John Maloof se consacre dorénavant à la reconnaissance posthume de Vivian. Il a retrouvé des personnes qui l’avaient connue et reconstitué sa biographie. Il a publié un premier livre « Vivian Maier : street photographer », organisé une exposition au centre culturel de Chicago, produit un film documentaire, « Finding Vivian Maier », créé un blog et une page Facebook.

D’autres livres ont été publiés, présentant l’œuvre de Vivian, j’y reviendrai dans mon prochain article. Dès le début des années 2010, les galeries de photographies présentèrent les  travaux de la « Nanny reporter ». Chicago, New York, Houston, Los Angeles, Atlanta, Santa Fe, Toronto, Fribourg, Munich, Tours, Grenoble, Paris…

Vivian Maier au Musée du Luxembourg

Anne Morin, présente l’exposition dont elle est la commissaire, comme  la plus dense jamais consacrée à la « photographe mystérieuse»

Les photographies sont classées en plusieurs thèmes :

Les autoportraits et les autoreprésentations

Vivian Maier, Les autoportraits et autoreprésentations
Vivian Maier dans un miroir

Les autoportraits prouvent, par leur nombre, que Vivian était en quête d’identité. Elle utilise  différents procédés visuels pour signifier sa présence dans l’image : le dessin d’ombre, la silhouette projetée, le reflet et la réflexion, ou encore l’image dans l’image. On retrouve cette recherche identitaire en écho dans la société contemporaine avec la multiplication des selfies et des vidéos en ligne.

La rue, théâtre de l’ordinaire

La rue Théâtre de l'ordinaire
New York 1954

Pour ses photos de rue, Vivian privilégie les quartiers populaires dans les villes où elle réside, New York, puis Chicago. Dans ce théâtre de l’anonyme, chacun joue un rôle à son insu. Vivian observe la vie et l’immortalise dans ses clichés. Une scène ordinaire devient anecdote, coïncidence, lapsus, témoignage de la vie sociale auquel personne ne prête jamais attention.

Dans la photographie d’illustration, on note la qualité de la composition. La perspective est soulignée par les lignes, la position des personnages, l’importance des ombres en premier plan pour aller vers de plus en plus de lumière.

Portraits, les identités remarquables

Portrait les identités remarquables par Vivian Maier
Portrait de rue

Au cours de ses déambulations dans la ville, Vivian Maier s’arrête parfois sur un visage. Elle s’en approche et le photographie. La plupart de ces portraits, parlent de pauvreté, de travaux harassants, de misère et de sombres destins. Impassibles et austères, ils sont pris dans l’instant, avant que le paraître ne change le visage et que l’image ne devienne une mise en scène. Pourtant, Vivian déroge parfois à la règle en photographiant des dames de la « haute société », en  faisant irruption devant elles pour capturer leurs réactions indignées.

Les gestes interstitiels, un inventaire

Les gestes interstitiels, un inventaire
Photo de rue, les mains

Tel un traveling cinématographique, l’exposition continue avec des photos plus rapprochées. Vivian s’intéresse aux individus qui se placent entre parenthèses dans l’espace temps, soustraits à l’effervescence de la rue. Ces personnages attendent, observent, font les cent pas ou somnolent sur le pas d’une porte. Vivian dresse l’inventaire de ces postures, de ces gestes. Les mains sont souvent le sujet central car elles racontent la vie de ceux à qui elles appartiennent. Chaque geste ainsi répertorié est l’amorce d’une histoire en devenir.

Jeux cinétiques et faux semblants

Au début des années 1960, Vivian Maier, alors installée à Chicago, va essayer un nouveau langage photographique. Elle va simuler le mouvement en prenant des photos simultanées pour indiquer à la fois le déplacement et la durée. Elle crée de véritables séquences cinétiques en déclenchant coup sur coup les 12 vues de son appareil Rolleiflex. Cette période est fondamentale dans l’évolution de son travail car il marque une transition entre la pratique de la photographie et celle du cinéma.

Le cinéma

Après cette première expérience cinétique, Vivian, entrera dans la pratique cinématographique, au milieu des années 1960. Elle filme de manière directe, sans artifice ni montage, la réalité qui est devant elle. Elle utilise le cinéma comme un outil de vision qui précède la prise de vue photographique. Vivian déambule avec sa caméra super 8, filme comme on promène son regard puis, s’immobilise quand le sujet est trouvé et le capture avec son Rolleiflex. Plusieurs correspondances donnant à voir cette double finalité du cinéma dans l’œuvre photographique de Vivian Maier sont présentées dans l’exposition.

La photographie couleur

Photographie couleur
La photographie couleur

L’approche de la photographie couleur par Vivian Maier est très différente de celle de ses œuvres en noir et blanc, même si les thèmes ne varient pas. D’une part, elle fait vibrer les tons, et crée avec légèreté un rythme qui rejaillit dans l’image. Derrière ce riche jeu chromatique, la réalité semble s’effacer comme si le sujet de l’image était la couleur elle-même. D’autre part, pour la photographie couleur elle va utiliser un Leica 35 mm et produira des images rectangulaires qui transformeront sa composition, la rendant plus dynamique.

Enfance

Enfance
Enfance

La profession de Vivian (gouvernante) lui a sans doute permis de regarder le monde avec un regard d’enfant : le visible est toujours un étonnement sans cesse renouvelé. Ses photographies des petits en disent long sur l’attention qu’elle leur porte : visages emplis d’émotions, expressions, mimiques, regards … Elle capturera également leurs jeux, leurs mises en scène…

Indices

Vivian Maier Indices
Indices

Vivian Maier photographie des objets en gros plan, de si près, avec une telle intensité qu’ils en arrivent à perdre leur identité. C’est encore le mode d’observation de l’enfance qui développe son imagination dans l’observation de l’infiniment petit. Ces photographies, qui paraissent documentaires deviennent récit quand elles appartiennent à une séquence et qu’elles sont réunies.

C‘est sans doute ainsi qu’il faut envisager l’œuvre de Vivian Maier, comme des éléments à tisser ensemble, un récit qui peut s’entrevoir sous des angles multiples.

L’exposition du Musée du Luxembourg nous aide dans cette démarche. Elle nous permet de saisir l’ampleur de l’œuvre de cette artiste et de la placer au panthéon des grandes dames de la  photographie américaines du XXème siècle, au côté de Lisette Model, de Diane Arbus ou de Dorothea Lange.

Informations pratiques

L’exposition est visible au Musée du Luxembourg, 19 rue de Vaugirard 75006 Paris, du 15 septembre 2021 au 16 janvier 2022.

Ouverte tous les jours de 10 h 30 à 19 h, nocturnes les lundis jusqu’à 22 h.

Fermeture à 18 h. les 24 et 31 décembre.

Fermeture le 25 décembre, ouvert les autres jours fériés.

Le passe sanitaire sera demandé aux personnes de plus de 12 ans.

La réservation est vivement conseillée. Vous pouvez y accéder en cliquant sur le bouton.

Expositions 2022

Saint Julien en Champsaur (05)

En principe, il y a chaque année un évènement organisé par l’association « Vivian Maier et le Champsaur » (Hautes Alpes)  berceau de sa famille française. En principe, ça se passe en juillet mais je n’ai pas de précision à la date de l’écriture de cet article.

Quimper et Pont Aven (29)

Deux expositions conjointes sont prévues en Bretagne du 4 février au 29 mai 2022 :

« Vivian Maier, New York, Chicago » au Musée des Beaux-Arts de Quimper

« Vivian Maier et/est son double » au Musée de Pont Aven.

Je ne manquerai pas de vous donner plus d’informations juste avant ces évènements.

En attendant, je vous donne rendez-vous dans mon prochain article consacré à la biographie de Vivian Maier.

Robert Doisneau. Portraits d’artistes et vues de Lyon.

Robert Doisneau Portraits d'artistes et vues de Lyon
Robert Doisneau

Conçue par Clotilde Scordia, commissaire, en partenariat avec l’Atelier Robert Doisneau, l’ exposition Robert Doisneau, Portraits d’artistes et vues de Lyon est visible au musée Jean Couty de Lyon. Elle se divise en deux parties :

  • un premier volet qui propose une série de soixante-dix portraits d’artistes du XXème siècle,
  • un deuxième volet qui présente des photos inédites de Lyon après-guerre. Ces photos de Robert Doisneau sont montrées, en parallèle, avec des peintures et des dessins de Lyon réalisés par Jean Couty.
Robert Doisneau Portraits d'artistes et vues de Lyon. L'affiche.

Musée Jean Couty

Musée Jean Couty, Lyon

Cet espace a été inauguré en mars 2017, à  l’initiative du fils de Jean Couty, Charles.

Il est situé dans le 9ème arrondissement de Lyon, là où la ville n’est plus la ville, à quelques pas de l’Ile Barbe… C’était dans ce quartier que vivait et travaillait le peintre lyonnais…

Ce musée privé permet bien sûr, de découvrir l’œuvre de Jean Couty, peintre figuratif, mais il s’ouvre également à des expositions temporaires consacrées à d’autres grands artistes. Le musée Jean Couty souhaite participer à la réhabilitation de la peinture figurative de la deuxième moitié du XXème siècle.

Jean Couty

Peintre Lyonnais (1907 – 1991)

S’il a beaucoup peint Lyon, sa ville, il aura l’opportunité d’exposer à Paris pendant plus de 40 ans à la Galerie Granoff.

Son œuvre traite des thèmes inspirés par le travail des hommes, par la grandeur des paysages ou par la puissance du sentiment religieux. L’objectif de Jean Couty n’est pas de délivrer un message, mais simplement de témoigner du temps présent. Il peignait le réel avec une rare intensité, une émotion que l’on ressent en découvrant ses œuvres.

Il a obtenu le Grand Prix de la Critique de Paris en 1950 et le Grand Prix des peintres témoins de leur temps en 1975.

Jean-Couty
Jean-Couty

Robert Doisneau. Portraits d’artistes et vues de Lyon

Portaits d’artistes.

Dans la salle du rez-de-chaussée 70 portraits d’artiste, réalisés entre 1945 et 1990 attendent le visiteur. Il aura parfois le sentiment de pénétrer dans l’intimité des personnages, parfois d’être observé par un regard qui fixe l’objectif.

Robert Doisneau Portraits d'artistes et vues de Lyon-Tinguely 1959
Paris -Tinguely 1959
Giacometti dans son atelier 1957
Giacometti dans son atelier 1957

Robert Doisneau organise tantôt une mise en scène pour la réalisation d’un cliché et il préfère d’autres fois déclencher sur le vif.

On découvre au fil de la visite un Georges Braque réservé ; Tinguely, masqué par un écran de fumée ; Alberto Giacometti en plongée ; mais aussi Sempé et Wolinski.

L’exposition réserve une grande place aux portraits de Picasso que Doisneau qualifiait de « modèle-né ». On voit le peintre, à Vallauris, avec des petits pains disposés comme des doigts. Une photo en couleur de 1963, prise pour Paris Match à Mougins, montre Picasso, drapé dans un tissu chatoyant, au milieu de ses œuvres. Ou simplement dans son atelier (photo ci-contre)

Robert Doisneau portraits d'artistes et vues de Lyon
Picasso dans son atelier
Picasso dans son atelier

Les autres tirages en couleurs montrent Vazarely, Poliakoff pinceaux à la main ou Nikki de Saint Phalle entourée de ses nanas.

Robert Doisneau portraits d'artistes et vues de Lyon
Nikki de Saint Phalle - 1971
Nikki de Saint Phalle – 1971

Vues de Lyon

Le deuxième volet de l’exposition montre le Lyon d’après guerre, à travers des photos inédites de Robert Doisneau. Elles sont mises en regard avec 17 peintures et dessins de Jean Couty.

Ces deux artistes représentent le réel avec les mêmes visions humanistes. On ressent la volonté de vivre, de reconstruire dans l’euphorie de cet après guerre. Pourtant, les fonds sombres des images ne font pas oublier les années tragiques, passées dans la douleur.

Robert Doisneau, portraits d'artistes et vues de Lyon : Place Bellecour
Lyon – Place Bellecour 1950

Robert Doisneau a découvert Lyon en 1950 à l’occasion d’un reportage pour le magazine Vogue. Il accompagnait une jeune journaliste : Edmonde Charles-Roux. Il découvre une ville en pleine reconstruction, animée par une population qui a soif de vivre en liberté.

Doisneau est conquis par la géographie de Lyon, traversée par deux fleuves mythiques. Il chemine des places de la presqu’ile aux ruelles tortueuses qui grimpent sur les collines de Fourvière et de la Croix Rousse. Il photographiera à la fois l’architecture de la ville et les personnages qui l’animent.

Informations pratiques :

Exposition : Robert Doisneau, Portraits d’artistes et vues de Lyon.

Les horaires : du mercredi au dimanche, de 11 h à 18 h, jusqu’au 12 décembre 2021.

Des visites guidées sont proposées sur réservation  le premier vendredi de chaque mois.

Les groupes de plus de 10 personnes doivent s’inscrire au préalable.

Pour les visites individuelles, la réservation n’est pas nécessaire.

Le passe sanitaire est obligatoire pour les personnes de plus de 18 ans.

Tarifs :

Plein tarif : 6 €

Tarif réduit : 4 €

Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans,

Visite guidée : 10 € pour 1 h ou 15 € pour 1 h 30.

Musée Jean Couty, 1 place Henri Barbusse, 69009 Lyon.

Tel : +33 (0)4 72 42 20 00

E-mail : musee@museejeancouty.fr

Accès :

Bus 31 et 43 ; arrêt : Ile Barbe.

Voiture : parking gratuit sur place.

Bloc note :

Je profite de l’occasion de cette exposition à Lyon pour vous rappeler la Maison de la photographie à Saint Bonnet de Mure (dans la même région). Vous pouvez avoir un aperçu en consultant mon article la Maison de la photographie

Pour suivre nos publications :

Les rencontres d’Arles

La 52ème édition des Rencontres d’Arles, après l’absence de 2020, due à la crise sanitaire, est annoncée du 4 juillet au 28 septembre 2021.

« Au cœur de l’été arlésien, cette année sera comme une constellation de lucioles »

Nous vous proposons dans cet article, le programme des expositions et les liens utiles pour vous y rendre.

Les rencontres d'Arles

LES NUITS DES RENCONTRES D’ARLES

Les nuits des rencontres d’Arles se dérouleront la semaine de l’ouverture (du 4 au 11 juillet). Un programme varié vous attend, musique, remises de prix, hommages, le premier photo slam mondial, le live magazine…

Je vous invite à consulter mon article précédent « Les nuits des rencontres d’Arles » pour en connaître les détails.

LES EXPOSITIONS

Plus de 40 expositions vous attendent pendant les rencontres. Je vous propose d’en découvrir quelques unes en avant première.

Masculinités

La libération par la photographie

Mécanique générale du 4 juillet au 26 septembre 2021

Commissaire de l’exposition : Alona Pardo.

Cette exposition est une étude des « Masculinités » dans le cinéma et la photographie depuis les années 1960 jusqu’à nos jours. Elle examine les représentations des « Masculinités » à travers les œuvres de plus de 50 artistes (photographes et réalisateurs). « Masculinités » au pluriel puisque tous les aspects des  comportements masculins sont abordés avec leurs contradictions et leur complexité. L’étude examine le rôle de la photographie et du cinéma dans la manière dont les « Masculinités » sont imaginées dans la culture contemporaine.

Jusqu’à la fin des années 1960, l’homosexualité a été totalement absente de toute représentation et même de toute évocation à la télévision française. Il faudra attendre le début des années 1970 pour que soit proposée, pour la première fois, une émission traitant de l’homosexualité et que le mot soit enfin prononcé. Malgré la censure opérée par la télévision, l’homosexualité a réussi à s’y frayer un chemin. Elle pouvait s’incarner à travers le témoignage d’une personnalité illustre (un écrivain, un peintre, un acteur). Des chanteurs populaires ou des fantaisistes pouvaient interpréter des sketches ou des chansons burlesques, Certains sujets historiques pouvaient clairement proposer une représentation homoérotique. Garçons sensibles fait converser toutes ces archives pour nous raconter les résistances d’une époque pas si lointaine, où l’homosexualité n’avait pas droit de cité.

Sébastien Lifshitz

Garçons sensibles

Mécanique générale du 4 juillet au 26 septembre.

Les rencontres d'Arles Sébastien Lifshitz
Sébastien Lifshitz

PUISQU’IL FALLAIT TOUT REPENSER

Le pouvoir de l’art en période d’isolement.

Espace Van Gogh du 4 juillet au 26 septembre 2021

Commissaire d’exposition : Andréa Giunta

Nous traversons aujourd’hui une période de pandémie inédite. Une époque étrange qui interroge le concept même d’humanité. La théorie de l’affect et du corps, les affaires publiques, les relations sociales, tout peut être repensé. Nous voulons repenser, avec un regard attentif, les significations d’œuvres créées dans des contextes différents. Chaque objet, chaque photographie, chaque film présenté dans cette exposition crée un champ magnétique qui entre en contact avec tout ce qui s’approche de lui. Chaque œuvre apporte un matériau à partir duquel on peut repenser les formes possibles du monde.

The new black vanguard

« Photographie entre art et mode »

Eglise Sainte Anne du 4 juillet au 26 septembre.

The New Black Vanguard présente des artistes dont les portraits sont vifs et les photographies conceptuelles. Leur travail a été largement diffusé dans des magazines de mode et de société, des campagnes publicitaires et des musées. L’exposition célèbre en assemblant ces œuvres, la créativité noire et l’hybridation entre art, mode et culture dans la construction d’une image.

Nyadhour, Elevated, Vallée de la Mort, Californie Dana Scruggs
Les rencontres d'arles présentent Charlotte Perriand
Photomontage de Charlotte Perriand

Charlotte Perriand

Comment voulons-nous vivre ? Politique du photomontage.

Monoprix, du 4 juillet au 26 septembre 2021.

Charlotte Perriand a consacré son existence à améliorer les conditions de vie du plus grand nombre, créant un « art d’habiter » en lien avec la nature. Elle a utilisé la photographie comme outil d’observation du réel, mais aussi pour défendre sa conception d’un monde nouveau. En résonance avec nos préoccupations actuelles, elle utilise au cours des années 1930, le photomontage géant pour dénoncer l’urbanisme insalubre et donner sa vision de conditions de vie meilleures. 

Pieter Hugo

Être présent,

Palais de l’Archevêché, du 4 juillet au 26 septembre.

Être présent rassemble plus de 100 portraits en buste réalisés par Pieter Hugo depuis le début des années 2000, offrant un large aperçu de l’engagement de l’artiste dans cette tradition particulière du portrait. Les photographies sélectionnées abordent les lexiques de la criminologie, de la surveillance et des typologies tout en gardant au cœur un fort humanisme. 

Les rencontres d'Arles présentent Pieter Hugo

AUTRES EXPOSITIONS DES RENCONTRES D’ARLES

Toutes les dates des expositions sont du 4 juillet au 26 septembre 2021.

  • ETAT D’ESPRIT AFRICAIN, « Villes hybrides », Le jardin des voyageurs,
  • CHOW ET LIN, « Seuil de pauvreté », Le jardin des voyageurs.
  • LEBOGANG TLHACO, « Sibadala Sibancane », Le jardin des voyageurs,
  • DESIDERATION (ANAMANDA SIN), « Du désastre au désir : vers une autre mythologie du spatial ». Monoprix.
  • CLARISSE HAHN, « Princes de la rue » Mécanique générale.
  • SIM CHI YIN, « Un jour nous comprendrons », Abbaye de Montmajour.
  • ALMUNEDA ROMERO, « The pigment change », Cloître Saint Trophime.
  • ANTON KUSTERS, « Blue skies », Cloître Saint Trophime.
  • STEPHAN GLADIEU, « République populaire démocratique de Corée, portraits », Le jardin d’été.
  • THAWRA ! RÉVOLUTION ! « Soudan, histoire d’un soulèvement », Eglise des Trinitaines.
  • ENRIQUE RAMIREZ, « Jardins migratoires », Ecole Nationale Supérieure de la Photographie.
  • ANYSSIA BIDOUT, EMMA RIVIERA & CÉDRINE SCHEIDIG, « Une attention particulière », Ecole Nationale Supérieure de la Photographie.

Prix découverte Louis Roederer 2021

Sonia Voss, la commissaire du prix Louis Roederer, considère que les 11 projets retenus font partie d’une seule exposition. Vous découvrirez ces œuvres dans un lieu emblématique : l’Eglise des Frères Prêcheurs. Cette exposition est programmée du 4 juillet au 29 septembre 2021.

  • TARRAH KRAJNAK, « Rituels de maître II: les nus de Weston ».
  • ARAH AL QASIMI, « Mirage de la vie ».
  • KETUTA ALEXI-MESKHISHVILI, « Ornements géorgiens ».
  • MARIANA HAHN, « Eros et Thanatos eurent un enfant ».
  • ILANIT ILLOUZ, « Wadi Qelt, dans la clarté des pierres ».
  • JONAS KAMM, « Les habitants ».
  • MASSAO MASCARO, « Sub sole ».
  • ZORA J MURFF, « En aucun point intermédiaire ».
  • AYKAN SAFOĞLU, « Sirius se couche ».
  • ANDRZEJ STEINBACH, « L’appareil ».
  • MARIE TOMANOVA, « Ce fut jadis mon univers ».
LEs rencontres d'Arles décernent le Prix Louis Roederer
Les nus de Tarrah Krajnak

LIENS UTILES

RÉSERVATION EN LIGNE

En réservant en ligne, vous bénéficiez d’un tarif avantageux et vous évitez l’attente à la billetterie.
Pour profiter pleinement de l’ensemble de la programmation des Rencontres d’Arles, prévoyez au moins 2 jours.

L’APPLICATION « ARLES 2021 »

Tout le festival dans votre poche avec l’application « Arles 2021 »

Pour découvrir l’intégralité des expositions et des événements des Rencontres d’Arles, cliquez sur l’image.

Rencontres d'Arles application

les nuits des rencontres d’Arles

Pour la 52ème édition les nuits des Rencontres d’Arles se dérouleront la semaine de l’ouverture (du 4 au 11 juillet) nous vous proposons dans cet article, le programme et les liens utiles pour vous y rendre.

Je vous propose un autre article « Les rencontres d’Arles » pour découvrir le festival 2021.

Nuits des rencontres d'Arles

Le 5 Juillet, au théâtre antique, à partir de 22 heures,

BERTRAND BELIN TRIO AVEC BARBARA CARLOTTI

Lors de cette soirée le trio Bertrand Belin et Barbara Carlotti revisiteront en musique la programmation des Rencontres d’Arles.

Le programme de cette première soirée :

Prix du livre : photo-texte, historique, auteur.

Avec le partenariat de la fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature, et de la FNAC ce prix récompensera les meilleurs ouvrages photographiques publiés pendant cette année.

Présentation d’Almudena Romero

Almudena Romero est née à Madrid en 1986. Lauréate 2020 de la résidence BMW. Artiste plasticienne et professeure à l’université de Stanford, elle est également titulaire d’une maîtrise en photographie. À travers The Pigment Change, série présentée au jury de la Résidence, elle explore les limites du 8e art, et traite les variations de pigments dues aux altérations de la lumière comme des œuvres d’art photographiques.

Almuneda Romero
Almuneda Romero
Sabine Weiss
Sabine Weiss

Hommage à Sabine Weiss

Les nuits des rencontres d’Arles rendent hommage à Sabine Weiss, lauréate du prix « Women In Motion » 2020.

Sabine Weiss est née à Saint Gingolph, en Suisse, en 1924. Elle vit et travaille à Paris. C’est une photographe dite « humaniste ». Elle observe la vie et les émotions humaines. Elle photographie également les scènes de rue.

Ses œuvres ont fait l’objet de nombreuses expositions personnelles (Art Institute of Chicago, Fondation nationale de la photographie, Rencontres d’Arles, Maison européenne de la photographie, Centre Georges Pompidou), On les retrouve également dans des expositions collectives (MoMA de New York, Bibliothèque Nationale de France, Musée d’art moderne de la ville de Paris).

Sabine Weiss ne se considère pas comme une artiste mais comme une photographe – artisan.

Les nuits des Rencontres d’Arles remettent le prix « Women in Motion »

Les rencontres d’Arles décernent à Liz Johnson Artur, le troisième prix « Women in motion »

Liz Johnson Artur est née en 1964, en Bulgarie, d’une mère russe et d’un père ghanéen. depuis 1991, elle raconte en images la vie de la diaspora africaine à travers le monde. Un travail réuni sous le nom de « Black Balloon Archive »

Les nuits des rencontres d'arles décernent le prix Women in motion
Liz Johnson Artur

Le 7 Juillet à LA CROISIERE à partir de 22 heures

FILMS DOCUMENTAIRES AUTOUR DE LA PHOTOGRAPHIE

Les Rencontres d’Arles, ARTE et la plateforme Tënk, proposent cette soirée dédiée aux films documentaires autour de la photographie avec une programmation de moyens et courts métrages.

Hommage à Frank Horvat

Cette version courte (15 mn) et inédite du film Le Photosophe, des instants avec Frank Horvat, est proposée par la réalisatrice Sandra Wis pour les Rencontres d’Arles. Elle nous livre le cheminement intellectuel qui amène l’artiste à poser un regard sans concession sur ce qui l’entoure et sur ses prises de vues photographiques.

Carte blanche à Tënk

Tënk, plateforme du cinéma documentaire s’installe à Croisière pour une projection de courts métrages entre la photographie et le cinéma. En écho à cet événement, retrouvez une programmation sur tenk.fr jusqu’au 27 août, six films à la rencontre des photographes et de leurs œuvres.

Chet’s romance

Ce court métrage de 9 mn raconte l’histoire d’un faisceau de lumière qui tombe amoureux d’une note de musique. C’est un hommage à Chet’s Baker… légende du jazz.

Les nuits des rencontres d'Arles présentent Chet Baker
Chet Baker

Guillerma

Le fils d’une famille aisée de La Havane évoque le souvenir impérissable laissé par sa nourrice, une femme noire nommée Guillermina qui l’a élevé dans les années 1940.

par Aída Esther Bueno Sarduy, 17 mn, 2019.

6 farm, a film from My Parish

Le film se compose de six histoires, provenant de six fermes, dans le Comté de Tipperary en Irlande. Il a été réalisé au moyen d’un appareil photo numérique et d’un enregistreur minidisc.

par Tony Donoghue, 7 mn, 2008.

Carte blanche à Arte

Entre films documentaires sur son antenne et expositions virtuelles sur arte.tv. ARTE, fidèle partenaire des Rencontres d’Arles, célèbre la photographie sous tous les angles.
GISÈLE FREUND, PORTRAIT INTIME D’UNE PHOTOGRAPHE VISIONNAIRE

Ce documentaire dépeint la photographe, sociologue et écrivaine franco-allemande. Gisèle Freund fuit l’Allemagne nazie en 1933 et s’installe à Paris, où elle deviendra pionnière du portrait couleur des artistes et des écrivains. Rare femme reporter ayant intégré l’agence Magnum dès sa création, elle a été à la fois actrice et penseuse de la photographie. À la lueur des archives, la caméra de celle qui fut son amie explore ses photographies inédites, ses planches-contacts, ses reportages et ses écrits.
par Teri Wehn-Damisch, 52 mn, 2021.

Gisele Freund

Le 8 Juillet au théâtre antique à partir de 22 heures

PHOTO SLAM !

Les Rencontres d’Arles invitent Antwaun Sargent, auteur et commissaire de l’exposition THE NEW BLACK VANGUARD à orchestrer le premier Photo Slam mondial.
Suite à un appel à participation, le plus ouvert et inclusif possible, lancé auprès des photographes émergents, les sélectionnés ont l’occasion de montrer leur travail sur la scène du théâtre Antique avec la plus grande liberté.

Les autres programmations de cette soirée :

Prix Pictet

Présentation des artistes sélectionnés pour la neuvième édition du prix dont le thème est le feu.

Le prix de la photo « Madame Figaro » Arles 2021

Ce prix dédié aux femmes photographes vient récompenser le travail d’une artiste de la programmation des Rencontres d’Arles.

Collections photographiques de la Croix rouge

Prémices à l’exposition  » Un Monde à guérir  » qui sera présentée à Genève en 2021 puis à Arles 2022, une plongée inédite dans les archives photographiques du Mouvement international de la Croix-Rouge.

Avec le soutien de la Confédération suisse, du canton et de la ville de Genève.


Smith Desideration

Désidération ( Radio Levania )

La  Radio Levania propose une séance initiatique sonore et vidéo-subliminale. Les personnages fantômes de DÉSIDÉRATION racontent le manque et le désir d’étoiles.  Un chant d’amour et de désastre se déploie, polyphonique, dans l’obscurité du  théâtre Antique.

Le 10 Juillet au théâtre antique à partir de 22 heures

LE LIVE MAGAZINE DES RENCONTRES D’ARLES

Live Magazine est  un spectacle unique et éphémère.

En inventant un journal vivant, en faisant monter des photographes, des journalistes, des artistes sur scène, Live Magazine redonne toute leur puissance aux histoires vraies : leur capacité à captiver, à transmettre de l’émotion, à embarquer un public. Sur la scène du théâtre Antique, ils et elles racontent en images, en sons ou à voix nue, une rencontre inoubliable, une passion dévorante, une enquête menée pour la première fois. Des récits 100 % inédits, 99 % vrais.

Egalement au programme pour la nuit dernière nuit des rencontres d’Arles :

Photo folio review

Annonce du lauréat choisi par les experts des lectures de portfolio du festival.

Luma Rencontres Dumma Book Award

La fondation Luma et les rencontres récompensent la meilleure maquette de livre.

Prix découverte Louis Roederer

Les Rencontres d’Arles associent le PRIX DÉCOUVERTE LOUIS ROEDERER aux galeries, centres d’art, espaces associatifs, lieux indépendants et institutions.
Les onze projets retenus cette année interrogent et repensent les techniques et les genres, et témoignent d’une préoccupation pour le corps, son ancrage dans le monde, autant que pour la matérialité et l’histoire de la photographie.

LIENS UTILES

Réservation en ligne

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L’application « Arles 2021 »

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Eugène Atget, Voir Paris.

La Fondation Henri Cartier Bresson propose pour sa réouverture une exposition consacrée à Eugène Atget qui s’intitule « Voir Paris ». A découvrir du 3 juin au 19 septembre 2021.

La fondation Henri Cartier Bresson

C’est une fondation privée qui a été reconnue d’utilité publique en mars 2002, (avant même son ouverture au public), Elle est bien sûr dédiée à l’œuvre photographique d’Henri Cartier-Bresson et de son épouse Martine Franck.

Depuis 2003, la Fondation organise plusieurs expositions par an, consacrées à l’œuvre d’Henri Cartier-Bresson. Mais elle présente également des photographes, anciens ou contemporains ayant une sensibilité proche de celle des fondateurs.

Installée dans un premier temps dans le quartier Montparnasse, elle a « migré » en 2018 dans le Marais, rue des Archives.

Eugène Atget, la maison de Balzac
La maison de Balzac © Paris Musées / musée Carnavalet – histoire de Paris

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Un coin de l’entrepôt de Bercy rue Léopold XIIème – 1913
© Paris Musées / musée Carnavalet – histoire de Paris

Eugène Atget

Eugène Atget est né à Libourne le 12 février 1857.

Il s’est intéressé à la photographie à partir de 1888, après une carrière théâtrale sans succès. Il  commença d’abord par la  constitution d’un catalogue à l’intention des peintres (paysages, arbres, plantes).

Puis à partir de 1897, il se lança dans une entreprise de photographies de la ville de Paris. Outre les amateurs d’histoire de Paris, il répondra aux commandes des musées et des bibliothèques. Ces institutions, à cette époque constituaient des fonds photographiques documentaires. Elles lui achèteront des milliers de clichés.

Eugène Atget a organisé ses photographies en cinq séries.

  • « Paysages documents » série tirée de sa collection documentaire pour les peintres.
  • « Environs de Paris »
  • « Paris Pittoresque » avec comprend 900 photographies.
  • « Art dans le vieux Paris » : éléments d’architecture.
  • «Topographie du vieux Paris ». Cette série est réalisée entre 1906 et 1915. Elle répond à une commande la bibliothèque historique de la ville de Paris. Atget photographiera systématiquement chaque arrondissement pour répondre aux besoins des fichiers topographiques.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre article précédent  «  Eugène Atget », en cliquant simplement sur le nom.

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Eglise Saint Médard Vème 1900-1901
© Paris Musées / musée Carnavalet – histoire de Paris
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Fortifications, Porte de Sèvres XVème 1923
© Musées Paris / musée Carnavalet – histoire de Paris

L’exposition : Eugène Atget, Voir Paris.

L’exposition est le fruit d’un travail de recherche entrepris par le Musée Carnavalet (qui conserve plus de 9 000 clichés d’Eugène Atget) et la Fondation Henri Cartier-Bresson.

Le visiteur va découvrir une sélection de 150 tirages originaux. Atget est un photographe paradoxal : alors que des appareils légers et modernes sont disponibles, il préfère utiliser un appareil en bois doté d’une chambre à soufflet. Quand d’autre part, les photographes cherchent à imiter la peinture, Atget produit des clichés nets, bien cadrés, avec une lumière maîtrisée. Son souci  du détail, en contradiction avec le pictorialisme en vogue à  l’époque, est singulièrement moderne. Il laisse percevoir un sentiment de plaisir, rarement évoqué à propos d’Atget. L’exposition et l’ouvrage qui l’accompagne nous offrent ce plaisir.

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Coin de la Place Saint André des Arts et de la rue Hautefeuille VIème 1912.
© Paris musées / musée Carnavalet – histoire de Paris
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Cabaret de l’homme armé, 25 rue des Blancs Manteaux IVème – septembre 1900 © Paris musée / musée Carnavalet – histoire de Paris

Un livre intitulé Eugène Atget, Voir Paris a été publié à l’occasion de cette exposition. Il a été écrit par Anne de Mondenard et par Agnès Sire, , publié aux éditions Xavier Barral en 2020. Parmi les illustrations, 170 représentent des photos exposées à la Fondation H C-B.

Il est relié, au format 22 x 26 cm et comprend 223 pages.

Cliquez sur l’image ci-contre pour accéder au lien commercial

Détails pratiques

Fondation Henri Cartier-Bresson  – 79, rue des Archives – 75003 Paris.

Du 3 juin au 19 septembre 2021.

Ouverture du mardi au dimanche, de 11 h à 19 h. Dernière entrée à 18 h 20.

Lien vers page de contact

Paris expose Henri Cartier Bresson

Paris expose Henri cartier Bresson sur deux sites dès ce printemps. Quel clin d’œil, après ces longues périodes de confinement : rendre hommage à celui pour qui la photographie était une respiration !

La Bibliothèque Nationale de France sort « Le Grand Jeu ». Alors que le Musée Carnavalet ouvre un album de souvenirs : « Henri Cartier Bresson, revoir Paris ».

Pour en savoir plus sur Henri Cartier-Bresson, je vous propose la lecture de l’article que je lui ai consacré.

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Henri Cartier-Bresson

La Bibliothèque Nationale de France

En 1972 Henri Cartier Bresson va faire une sélection, parmi toutes ses œuvres pour honorer une commande de John et Dominique de Ménil, collectionneurs avisés. 385 tirages seront sélectionnés, parmi 20 000 épreuves. Au delà de la commande de la famille de Ménil, elles seront la base de la future fondation Cartier Bresson. Le photographe nommera cette master classe « le grand jeu « , en relation à ses attaches surréalistes. Ce sera là son testament visuel puisque 2 ans plus tard il abandonnera son « Leica » pour s’adonner au dessin d’observation.(voilà pourquoi je parlais plus haut de « collectionneurs avisés »).

C’est ce « Grand jeu » que La BnF dévoile au public. L’exposition est le fruit d’une collaboration exceptionnelle entre la Bibliothèque nationale de France et Pinault collection, avec le concours de la fondation Henri Cartier-Bresson.

Le livre « Le Grand Jeu » édité par la BNF en avril 2021, propose pour la première fois l’ensemble des photos retenues par Henri Cartier Bresson pour sa « Master Classe ». Relié, format 24 x 33 cm, 352 pages.

Cliquez sur l’image ci-contre pour accéder au lien commercial .

L’exposition en 5 actes.

Cinq commissaires ont dû sélectionner une cinquantaine d’images dans la master collection de l’artiste. Outre Matthieu Humery,  conseiller en photographie pour la « Pinault collection », on retrouve la photographe américaine Annie Leibovitz,  l’écrivain espagnol Javier Cercas, le réalisateur allemand Wim Wenders et la conservatrice française Sylvie Aubenas. Aucun commissaire ne connaissait le choix des autres. La scénographie, l’encadrement, la couleur des cimaises, tous ces éléments de l’exposition ont été laissés à la discrétion totale de chacun.

Dimanche sur les bords de Seine, 1938

Ainsi, chaque espace est une exposition en tant que telle et indépendante des autres. Les cinq commissaires livrent, en toute liberté, leur histoire, leur sentiment et la place que ces images ont pu prendre au sein de leur travail et de leur vie. Chacun de ces accrochages transporte dans un champ particulier de l’univers du photographe et de son commissaire le temps d’une exposition.

La bibliothèque nationale et la photographie

Dès les années 1950. Jean Adhémar, directeur du cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale, s’est attaché à développer les fonds photographiques de l’institution. Il avait ainsi acquis de belles épreuves de nombreux photographes, (entre autres Brassaï et Man Ray). En outre, une petite exposition avait été organisée en 1959 à la BN à partir d’un reportage d’Henri Cartier-Bresson sur les Américains. Mais l’acquisition la plus considérable a eu lieu en 1976 avec l’entrée dans les collections de l’un des rares exemplaires de la Master Collection. En 2003, cet ensemble déjà très important a été complété par la cession de tirages modernes présents dans l’exposition. La BnF conserve ainsi aujourd’hui l’une des plus importantes collections de photographies d’Henri Cartier-Bresson.

Colette, Henri Cartier-Bresson 1952
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Derrière la Gare Saint-Lazare 1932

Le musée Carnavalet

Le musée Carnavalet rouvre ses portes le 29 mai 2021 après 4 ans de travaux.

C’est le musée municipal parisien consacré à l’histoire de Paris des origines à nos jours .Il est situé 23 rue de Sévigné,  dans le Quartier du Marais.

Le musée regroupe deux bâtiments : l’hôtel de Carnavalet proprement dit, et l’Hôtel Le Pelletier de Saint Fargeau. Ils sont reliés par une galerie située au premier étage.

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Musée Carnavalet Paris

Carnavalet présente de riches collections sur des thématiques variées. On y découvre, par exemple des souvenirs de la Révolution française, des peintures historiques, des sculptures, du mobilier et décors des XVIIème et XVIIIème siècle…  En outre, des photographies, manuscrits et autographes, des affiches, estampes et dessins, monnaies et médailles, petits objets d’histoire et de mémoire…

Henri Cartier Bresson, « Revoir Paris »

L’œuvre d’Henri Cartier Bresson a souvent Paris en toile de fond. « Les images parisiennes représentent un sixième de sa production », évalue Anne de Mondemard, conservatrice du musée.

Ainsi l’exposition revisite les liens tissés par l’artiste avec une ville où il a toujours habité  et qui l’a nourri artistiquement. Cartier Bresson voyagera beaucoup, mais Paris restera son port d’attache. Dans cette ville, qu’il ne cesse de redécouvrir, c’est avant tout l’être humain qui l’intéresse. Il le saisit dans la rue ou lors de rencontres. Il est également témoin de grands évènements comme la Libération en 1944. En mai 1968, il rejoint, dès qu’il le peut, le lieu des manifestations.

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Etudiants en Mai 1968 Henri Cartier Bresson

Son appareil photo ne le quitte jamais. Il considère que : « Photographier est une respiration, une affirmation, une protestation parfois ». Ses clichés parisiens sont pris au gré de ses flâneries dans la ville. Mais il  photographiera aussi pour des reportages et des commandes pour la presse internationale.

L’exposition présente des tirages originaux, des publications ainsi que des enregistrements audiovisuels de Cartier Bresson. Les photographies sont issues pour majorité des collections du musée Carnavalet et de la Fondation Henri Cartier-Bresson. Conçu conjointement par les deux institutions, ce projet résonne avec l’exposition Eugène Atget – Voir Paris

Le livre « Henri Cartier-Bresson, Revoir Paris » a été édité en 2021, à l’occasion de cette exposition. Les textes sont écrits par Anne de Mondenard et par Agnès Sire.

L’ouvrage, relié d’un format 24,5 cm x 29,5 cm comprend 256 pages.

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Le musée fait sa foire (# 5)

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Les 19 et 20 juin 2021, le musée fait sa foire,(#5). 5ème édition.

dans la cour de la Maison de la Photographie à Saint-Bonnet-de-Mure.

Plus de 60 exposants internationaux seront présents.

Expositions :

  • La Maison de la Photo
  • Le Club Niépce Lumière
  • Les photographes animaliers murois.

Démonstrations de prises de vue :

  • Ambrotype,
  • Chambres de rue,
  • Camera obscura,
  • Camera lucida.

Informations pratiques :

37 Avenue de l’Hôtel de ville, 69720 Saint-Bonnet-de-Mure (25 km à l’est de Lyon).

Horaires d’ouverture : de 7 h 00 à 18 h 00.

Bar et restauration sur place, (à emporter).

Entrée gratuite pour les visiteurs.

Compte-tenu des incertitudes liées à la crise sanitaire, il est recommandé de demander aux organisateurs confirmation sur le maintien de cette manifestation avant de vous déplacer.

Informations exposants :

Réservation obligatoire, (10 € le mètre).

Pour les réservations, contactez les organisateurs par mail, téléphone ou courrier:

Maison de la photographie, 37 avenue de l’Hôtel de Ville. 69720 Saint Bonnet de Mure.

Les ventes débuteront le samedi 19 à 7 heures.

Un gardiennage est prévu pour la nuit du samedi au dimanche.

Informations covid : port du masque obligatoire et respect des gestes barrières. Gel hydroalcoolique sur chaque stand

Contact :

lamaisonphoto.fr

contact@lamaisonphoto.fr

François : 06 07 51 46 65

Thierry : 06 11 95 44 87

Musée ouvert le mercredi de 14 h à 18 h et le samedi de 10 h à 18 h.

Le musée fait sa foire,(#5) à partir du samedi 19 juin 2021 à 7 h.

Vous pouvez voir ou revoir notre article consacré à la Maison de la Photographie en cliquant sur son nom.